DE L'ANGLE SOUS-TENDU PAR LES OBJETS
réel, parce que, ne voyant plus les pointes du compas au delà tle 15 centimètres environ, ils rapprochent beaucoup plus le plan sur lequel ils reportent l'image que ne le font les presbytes. *-'-ÎQQ. Outre la raison capitale qui vient d'être développée, il y en a de plus particulières qui font que les grossissements obtenus par . les deux procédés indiqués ci-dessus, non-seulement ne sont pas exacts, mais encore ne sont pas comparables. En effet, lorsqu'un auteur ou un opticien donne le pouvoir amplifiant du microscope, il est rare de trouver indiquée la distance réelle à laquelle l'image a clé reportée, ce qui pourtant est indispensable pour donner des résultats susceptibles de comparaison.
Or les uns mesurent à 18 centimètres, d'autres à 20, d'autres enfin à 22 ou 25; toutes dislances qui d'un traité à l'autre sont indiquées comme étant celles de la vision distincte. Il en est encore qui prennent pour distance la longueur du corps de l'instrument, ou celle qui sépare l'objet du verre oculaire supérieur, ou même celle qui sépare ce verre de la table sur laquelle repose le microscope.
261. Valeur de l'angle sous-tendu par V image des objets. — Au lieu de chercher à obtenir le pouvoir amplifiant des combinaisons d'objectifs et d'oculaires, el le volume absolu des objets pris à l'aide de la chambre claire, comme il a été dit plus haut, on pourrait se contenter de comparer entre eux les nombres qui indiquent la valeur des angles optiques que sous-tendenl ces objets.
On obtient la valeur de l'angle optique sous-tendu par l'image d'un corpuscule grossi par le microscope, en divisant la distance qui sépare l'œil de l'image d'un objet par le diamètre de ce dernier.
Supposons, par conséquent, un intervalle entre deux lignes "large de un centième de millimètre placé au foyer de l'objectif et son image reportée au moyen de la chambre claire ou par la double vue. Examinant par le procédé dit de la double vue à une distance de l'œil quelconque, en divisant le chiffre de cette distance par celui du diamètre de l'image du centième grossi, on aura la valeur de l'angle optique sous- tendu dans l'œil par cette image. Si on recule le plan ou le pupitre sur lequel est reportée l'image, comme celle-ci grandit en même temps que la distance et d'une manière proporlionnelle, la division de l'une par l'autre donnera toujours le même quotient. Ce chiffre n'exprime ni les dimensions de l'objet, m le nombre des degrés compris par les côtés de l'angle; il n'a de valeur que d'une manière comparative.
Si maintenant à la combinaison employée on en substitue une