COMPARAISON DES TISSUS SOUS LE MICROSCOPE
Souvent, enfin dans les descriptions il faut mentionner la manière dont a lieu l'adhérence des éléments dans les tissus. On notera l'adhérence latérale par contiguïté immédiate et originelle qui est faible dans les tissus mous, à moins de continuité par anastomosedesfibres comme dans le lissu élastique ; adhérence quipeutêtre modifiée par la consistance et l'abondance des matières amorphes, en tant qu'accessoires. Dans le cas où les fibres sont simplement accolées latéralement ou les cellules seulement juxtaposées, si la consistance du tissu est grande, comme dans les disques intervertébraux et dans les capsules articulaires, les tumeurs lîbreuses, les ganglions nerveux périphériques, etc., ce fait est dû à l'interposition de substances amorphes denses. L'adhésion devient de plus en plus grande dans le cas des épithéliums, des cellules ligneuses à mesure qu'ils augmentent de consistance; car, par suite de leur mode d'individualisation, les cellules n'ont jamais cessé d'être contiguës les unes aux autres, n'ont jamais été séparées.
On remarquera surtout que l'adhérence bout à bout de tissus différents a lieu sans interposition de substance destinée aies unir, les inégalités de l'un se moulant molécule à molécule, à mesure qu'a lieu le développement, sur les dépressions correspondantes de l'autre, avec de légères modifications de structure pourlant aux points de contact.
655. La méthode adoptée dans l'observation et la description des objets microscopiques qui vient d'être rappelée est celle qu'il faut suivre pour arriver à déterminer la nature des éléments analomiques et des tissus normaux ou accidentels.
On détermine la nature d'un élément anatomique végétal ou animal, en tant qu'appartenant à telle ou telle espèce, par la détermination de son siège, de sa forme, de son volume, de sa consistance, puis surtout de ses réactions chimiques, de sa composition immédiate et de sa structure, comparés entre eux dans le plus grand nombre possible des phases de l'évolution de cet élément. Chacun de ceux-ci, en effet, doit être envisagé non-seulement sous le rapport de sa structure propre, mais encore au point de vue du lieu, du mode et de l'époque de son apparition dans l'organisme ; puis des modifications normales et accidentelles qu'il offre à partir de cette apparition. Car chaque espèce passe par des phases d'évolution différentes de l'une à l'autre. Chacun d'eux présenle mie e) toque, un lieu et un mode particuliers d'apparition. Chacun ensuite se développe à sa manière.