DUVETS ET ÉCAILLES DA^S LES POUSSIÈRES
ce sont de celles dont il vient d'être parlé (c, d) , d'autres fois ce sont
des barbules à crochets (fig. 140, l, f) ou simplement à bordure membraneuse (i).
672. Dans les poussières des laboratoires, il existe souvent des écailles et des poils d'insectes, qui se mêlent aux objets préparés.
Leurs variétés de forme et d'aspect sont trop nombreuses d'une espècè à l'autre ou même d'une partie du corps à l'autre pour qu'il soit possible d'en donner une idée exacte par les descriptions. Leur préparation étant des plus faciles, leur examen devra être fait en les recueillant successivement sur plusieurs parties du corps et des membres de quelques papillons, chenilles, coléoptères , Lépisma, Podures, etc., afin d'éviter de les prendre pour quelque partie appartenant aux préparations d'autres objets.
673. Les fibres libériennes qui forment les fils de chanvre (fig. 149 ahcd) et du lin (fig. 148 abcd) sont formées d'étroites cellules superposées bout à bout, contiguës et adhérentes par leurs extrémités, de manière à former de minces filaments prismatiques; sur ces filaments on retrouve souvent d'espace, en espace, des lignes transversales (fig. 148 c) marquant le point d'adhérence des cellules dont la cavité n'est souvent plus reconnaissable.
Quand les étoffes de lin et de
* Plumés du duvet, grossies 405 fois. a. Barbe d'une plume du duvet placé sous les tectrices alaires du corbeau./). Barbe du bout d'une plume molle, à barbules sans crochets, ni bordure membraneuse non adhérentes les unes aux autres.
FILAMENTS TEXTILES DAiNS LES l'OUSSlÉKES. 539
chanvre sont usées, les filaments s'isolent les uns des autres, deviennent plutôt cylindriques que poyédriques, plus ou moins striés en long et présentent d'espace en espace des espèces de renflements
plus ou moins fissurés eux-mêmes dans le même sens. Dujardin a fjiit remarquer avec raison que, dans ces conditions, sur tous les points où les fdamonts ont été pliés, au lieu de se rompre, ils se sont Assurés, et l'écartement des filaments secondaires dus à cette déchirure amène ces renflements pris autrefois pour des nodosités naturelles. Quand ces filaments sont rompus réellement ou dans les points où ils sont coupés, ils ont de la tendance à se subdiviser eu lihrilles épaisses, de 1 à quelques millièmes de millimètre (fig. 149 bc).
Les poils du coton se distinguent aisément par leur forme de
minces filaments, larges de 1 à 2 centièmes de millimètre, creux (fig. 150 e, f) rubannés, aplatis, se présentant de face, ou de côté {abc) ou contournés plusieurs fois sur eux-mêmes. Us peuvent être incolores ou colorés par la teinture des étoffes qu'ils formaient.
L'eau iodée ne teint pas sensiblement en jaune les poils ou tubes du coton; si on fait pénétrer entre les deux lames de verre d'une préparation de ces fdaments une goutte d'acide sulfurique, ils se gonflent.
Si, du côté, opposé, on ajoute, un peu après, une goutte d'eau iodée on voit se produire, au moins sur une zone plus ou moins large, la belle teinte bleue d'iodure de cellulose ou d'amidon. Ils ont une action chromatique énergique sur la lumière blanche Fis. 150'. polarisée.