CONDITIONS QU'EXIGENT LES APPLICATIONS DU MICROSCOPE
C'est ce qu'on peut appeler les conditions anatomiques, qu'il faut préalablement remplir avant d'arriver à pouvoir appliquer le microscope à des recherches scientifiques ou à la pratique.
Les insirunionts des anciens étant trés-imparfails, leurs descriptions sont plutôt incomplètes, qu'erronées, et demandent à être refaites. Quunt aux conditions anatomiques, ils les remplissaient presque toujours ; car l'imperfection même de leurs microscopes les obligeait à examiner d'abord les tissus végétaux, les champignons microscopiques, les animaux infusoires les plus gros, les articulés ou les vers de petit volume, etc., avant d'observer les tissus animaux proprement dits. Les erreurs commises par les modernes sont bien des erreurs, car elles tiennent généralement à ce que les instiuments actuellement employés permettent d'aborder direclement l'étude des tissus animaux les plus compliqués avant qu'on ail acquis les connaissances préalables nécessaires pour en déterminer exactement la nature et pour les bien décrire.
Nous savons déjà qu'il faut aussi observer en commençant, les grains de pollen, les poils du duvet de beaucoup de végétaux, les filaments et les spores des moisissures, des algues microscopiques, etc., se rencontrant dans les poussières, ou se développant dans les liquides qu'on veut étudier surtout lorsqu'ils sont albumineux. De plus, à chaque instant, dans la pratique, on est appelé à observer les mucus, les diverses déjections, etc. Or, dans un grand nombre de circonstances , ces liquides renferment des détritus des végétaux qui ont servi d'aliments dont il faut déterminer la nature ; car, dans quelques cas, ils ont été décrits comme produits caractéristiques de certaines affections. 11 faut, par conséquent, apprendre à reconnaître les trachées, les vaisseaux ponctués, les vaisseaux rayés, les clostres, et surtout les cellules du parenchyme des plantes et des fruits alimentaires, ainsi que leurs épidermes qui résistent le mieux à l'action de l'intestin , et sont rejetés en conservant presque tous leurs caractères dislinctifs.
G8G. Mais ce n'est pas seulement sous ces divers points de vue que 1 anatomie générale des animaux doit être précédée de l'étude de anatomie générale des plantes. On sait que les analogies réelles entre les végétaux et les animaux se trouvent dans les cléments anatomiques des uns et des autres, au moins dans une période de leur existence, sous le point de vuede leur génération et de leur nutrition, et qu'ils commencent A différer sous le point de vue de leur fin. Aussi n'est-il pas possible d'aborder les questions