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INJECTIONS A L'AZOTATE D'ARGENT

d'argent au 100^ Le mélange esl passé à travers une flanelle qui retient les impuretés; la matière à injection et l'organe dont on veut étudier les canaux sont maintenus à une température de 45".

Quand on pousse le liquide avec une seringue, il est bon d'en avoir une spéciale en verre ; car les instruments de cuivre décomposent la solution argentique; la seringue à crémaillère (fig. i) est excellente pour cet usage ; il est préférable du reste d'employer les appareils à pression continue. Dès que l'injection est terminée, ce que l'on reconnaît souvent à la teinte blanchâtre que prennent les tissus^, on place la pièce dans un endroit obscur ; évitez surtout de la plonger dans un liquide quelconque. Au bout de vingt-quatre heures, on l'exposera à la lumière et on commencera les préparations, ou bien on la placera dans l'alcool pour la durcir et pratiquer des coupes, qui ne prendront un bel aspect qu'après une exposition plus ou moins longue à la lumière.

Lorsque ces préparations doivent être conservées, elles seront plongées un instant dans une solution faible d'hyposulfite de soude dés qu'à l'air elles auront atteint la teinte voulue ; on les fixe ainsi comme une épreuve de photographie. On les conservera ensuite dans la glycérine, ou bien, après les avoir de nouveau privées d'eau par l'alcool, on les tcaitera par le baume de Canada.

Quand l'opération est bien exécutée, on obtient d'admirables préparations ; les contours des cellules épithéliales deviennent trèsapparents et, s'il s'agit du système circulatoirelymphatiqueou sanguin, les réseaux capillaires sont aussi nettement accusés qu'avec les matières colorantes transparentes,

C'est dans ces injections surtout qu'il est indispensable d'avoir des tissus très-frais ; pour les vaisseaux et pour les terminaisons bronchiques ou mieux canalicules respirateurs, l'épithélium est souvent altéré quelques heures après la mort.

Il arrive parfois que la solution de nitrate d'argent ne borne pas èon action à la surface et qu'elle agit plus profondément sur les éléments musculaires, sur ceux des vaisseaux, par exemple ; les fibres cellules deviennent alors apparentes et les éléments épitbéliaux sont plus ou moins masqués. C'est surtout quand l'épithélium esl déjà légèrement altéré que cet inconvénient se présente. On peut, dans certains cas, utiliser cet accident; ainsi, c'est le meilleur moyen de constater la présence de l'épithélium qui tapisse les glomèrules de Malpighi du rein ; une injection de nitrate d'argent poussée par - l'artère rénale ne tarde pas à imbiber ces glomèrules.

CONSERVATION J'ES MASSES A INJECTIONS. H Pour les condiiils glandulaires, les terminaisons bronchiques et surtout pour les lymphatiques et les vaisseaux sanguins, les injections au nitrate d'argent sont d'une grande utilité.

Injections conservatrices et durcissantes.

57. Ccrlaines injections n'ont point pour but de rendre les vaisseaux plus apparents et sont destinées à agir sur les tissus par im-

' bibition ; il n'est pas question ici de celles qui servent h la conservation par embaumement, mais d'un procédé utile à connaître pour les recherches d'analomie générale. On n'ignore pas les difficultés qu'on éprouve à durcir convenablement quelques organes, la moelle épinière et le cerveau, par exemple, surtout lorsqu'on fait usage de l'acide chromique ou de chromate dépotasse; le durcissement s'effectue à la surface pendant que le centre se ramollit et s'altère. On évite cet inconvénient en injectant pré alablement une solution d'acide chromique ou de chromate de potasse, soit par l'aorte, s'il s'agit d'un petit animal, soit par un vaisseau principal de l'organe que l'on désire employer ; le liquide s'infdtre peu à peu dans les tissus-, le vaisseau est lié, et après une demi-heure l'organe que l'on veut conserver est enlevé et placé dans une solution semblable à celle qui a servi pour l'injection.

Conservation des masses à injections.

58. En suivant la méthode générale que nous indiquons pour la préparation des matières à injection, c'est-à-dire en opérant le précipité dans la glycérine, les particules sont plus fines et mieux isolées; on a, en outre, l'avantage de conserver les substances colorantes préparées ; il ne reste plus qu'à les mélanger avec une quantité déterminée de véhicule au moment de s'en servir.

Ces matières colorantes s'associent également bien à la solution chaude de gélatine ou à la solulion froide de glycérine.

Si l'on désire conserver des mélanges prêts à être injectés, rien n'est plus facile avec le mélange de glycérine, eau et alcool; il suffit d'avoir la précaution de fermer hermétiquement le flacon afin d'empêcher l'évaporalion de l'alcool. Pour les masses à base de gélatuie, on joindra les substances colorantes en suspension dans la glycérine à la solution de gélatine arsenicale que nous avons indiquée plus haut (images 31-32).

On conserve ainsi une collection de teintes variées qui suffisent dans tous les cas. Qu'il s'agisse, par'exemple, d'injecter les pou-

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