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INJECTIONS D'ANIMAUX VIVANTS

mons, on poussera clans les artères bronchiques la masse rouge au carmin, dans l'artère pulmonaire la masse rouge brun au sulfocyamire de cuivre, dans les veines pulmonaire la masse bleue, dans les bronches' la masse jaune, et il restera pour les lymphatiques le choix entre l'injection au nitrate d'argent ou au vert de Scheele, ou bien encore aux mélanges opaques. Nous ne conseillons guère l'emploi des nuances qui résultent du mélange des couleurs, le violet, par exemple; on possède assez de teintes tranchées pour n'être pas obligé de recourir à ces moyens.

Ajoutons qu'il est prudent , avant de se servir d'une matière à injection transparente, de la passer à travers une flanelle grossière,

surtout pour les mélanges rouge-brun, jaune et vert.

La conservation facile des matières colorantes toutes préparées

et des véhicules permet de faire les injections transparentes avec

autant de promptitude et de'commodité que les injections opaques

aux vernis ou à l'essence de térébenthine.

Injections sur les animaux vivants.

59. Nous devons indiquer ici un procédé ingénieux, qui consiste à retirer par une veine d'un animal vivant une certaine quantité de sang, que l'on remplace par une solution étendue de carminate d'ammoniaque, ou une solution de sulfate de soude colorée par l'indigo ; la matière colorante se mêle au sang qui ne cesse pas de circuler, et il suffit de placer des ligatures sur les veines d'un organe, ou à la racine d'un membre, pour obtenir les réseaux vasculaires pleins de sang coloré. L'auteur de ce procédé, Chrzonczewsky, ajoute que certains tissus, certaines glandes s'imprègnent de la substance colorante, les tubes du rein s'eraparant du carmin, les conduits biliaires de l'indigo, etc., et c'est là précisément à notre avis le principal reproche que l'on doit lui faire. Cette imbibition facile des tissus est fâcheuse et l'injection manque de netteté; en outre, les capillaires, remplis de globules colorés, sont loin d'avoir la transparence et la beauté de ceux que l'on remplit avec des injections ordinaires. Nous pensons donc que ce moyen ne doit pas être employé pour l'étude des vaisseaux.

60. Nous avons tenté, non plus seulement de colorer le sang, mais de le remplacer sur le vivant par une matière à injection poussée dans les veines. A^oici comment nous procédions : une canule était placée dans une veine jugulaire du côté droit, par exemple, et dirigée du côté du cœui ; la veine jugulaire de l'autre

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