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PRÉPARATION DES TERMINAISONS NERVEUSES

cylindro-axe ; sur la plupart on peut en compter deux, souvent un plus grand nombre. Aucun réactif, aucune dilacùration ne donne des résultats aussi nets chez les animaux vertébrés où l'étude des éléments ganglionnaires est difficile.

A chaud, c'est-à-dire à la température du corps, l'action du suc o-astrique est beaucoup plus rapide : au bout d'une heure le tissu est déjà gonfié: au bout de deux ou trois heures il est désagrégé au pointVie je viens de décrire. Il faut toujours que la quanlitè de suc gastrique soit proportionnée à la masse du tissu : pour cinq ou six petits ganglions rachidiens ou sympathiques de rat, Polaillon employait deux gouttes de suc gastrique. 11 les renfermait dans un petit tube de verre bouché, et lorsqu'il voulait accélérer la réaction par la chaleur, il conservait le tube sous l'aisselle pendant le temps voulu, comme Spallanzani le faisait pour ses digestions artifi-

cicllcs •

Pour faire les dilacérations des ganglions, le seul précepte à observer, c'est de les dissocier lentement en parties aussi fines que possible sous le microscope simple (page 167).

780 Les terminaisons nerveuses dans les muscles striés exigent une dissection préalable des nerfs qui s'y rendent poussée aussi loin que possible, surtout chez les invertébrés.

Pour observer la terminaison en plaque motrice, il ne suffit pas de la chercher dans un muscle quelconque pris au hasard, car il y en a de plus ou moins favorables à cette recherche ; les muscles intercostaux et ceux du bulbe oculaire des vertébrés sont les plus convenables, et I on est sûr de l'y trouver dès la première ou la seconde préparation.

Il faut commencer par examiner des muscles macères dans une solution étendue d'acide chlorhydrique (une partie d'acide pour cent d'eau). On isole alors aisément les faisceaux musculaires; les filets nerveux qui étaient imperceptibles à l'œil nu deviennent bientôt visibles et facilitent le choix des morceaux plus convenables pour l'observation microscopique. Après avoir retire le muscle de la solution acide, on a soin de le laver dans leau distillée et l'on cherche sur sa surface un petit filet nerveux : dès qu'on en a trouvé un, on le place sur un verre ainsi que les faisceaux musculaires qui y adhèrent. Ensuite «a espace ces dei^ niers au moyen des aiguilles, et on observe la prepaiat on a un grossissement d'environ 100 diamètres. Pour trouver la plaque dite motrice, il faut regarder attentivement un tube nerveux a partir

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