‹ Traité du microscopeChapitre 412 sur 578 · PRÉPARATION DES CORPUSCULES DE PACINI · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES CORPUSCULES DE PACINI

Corpuscules de Pacini.

783. Les corpuscules de Pacini, de la main de l'homme, doivent être recherchés à la loupe au milieu de la graisse et dans le voisinage des filets nerveux sur les parties latérales des doigts ; dans cette recherche, qui est toujours minutieuse, on est fréquemment induit en erreur par de petits pelotons graisseux qui simulent des corpuscules. Les fœtus et les nouveau-nés se prêtent mieux à cette recherche préalable que les animaux adultes.

Il est beaucoup plus facile d'étudier ces organes sur le pigeon, dans l'espace situé entre le tibia et le péroné {fibula), et principalement sur le mésentère du chat ; il suffît de regarder, par transparence, le mésentère d'un chat maigre, pour reconnaître sur le trajet des vaisseaux et des nerfs mésentériques, des points d'aspect nacré et transparents qui sont les corpuscules de Pacini. Sur un mésentère chargé de graisse, la difficulté est à peu prés aussi grande que sur les doigts de l'homme. On les enlève avec des ciseaux et des pinces pour les étaler et les isoler sur le porte-objet.

Les réactifs employés pour colorer ou pour durcir les corpuscules de Pacini, agissent toujours très-lentement sur la partie centrale qui est la plus importante, ce qui tient aux couches épaisses de périnèvre qui protègent le bulbe ; en outre, la plupart des réactifs modifient la forme de l'organe et parfois le rendent méconnaissable. Il est donc important d'observer ces corpuscules à l'état frais dans un peu d'eau légèrement chargée d'acide acétique ; les solutions d'acide chroraique, d'acide osmique, de chlorure d'or pourront fournir quelques renseignements utiles sur le bulbe et la terminaison nerveuse. Pour cela, on laisse séjourner pendant vingtquatre heures le mésentère dans la solution d'acide osmique à une partie d'acide pour 400 parties d'eau; avant de faire la préparation, ou celle-ci faite, on ajoute celle de ces solutions que l'on veut voir

agir.

Les procédés ordinaires de conservation ne sont pas applicables aux corpuscules de Pacini ; le baume du Canada et la glycérine les pâlissent de telle sorte qu'on ne les retrouve plus sous le microscope ; les substances coagulantes lés déforment et lesra^tatinent; le mélange de gélatine, glycérine et acide arsénieux (p. 575) ne donne pas devons résultats. On parvient à conserver quelques préparations dans une solution faible d'acide chromique, mais il est encore préférable d'employer une solution d' acide arsénieux à laquelle on

Page 1