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PRÉPARATION DU FOIE BILIAIRE

par le fait de sa coagulation en présence du nitrate d'argent.

Après ces opérations préliminaires, on échauffe doucement le foie dans de l'eau tiède, et on fait pénétrer l'injection à l'aide d'une pression très-faible, mais soutenue pendant une ou deux heures. On obtient la pression au moyen de celle que donnent les conduites des concessions de l'eau de la ville que l'on fait arriver dans un grand récipient qui communique avec le vase contenant l'injection. Cet appareil, peut être avantageusement remplacé par la pompe à gaz des physiologistes légèrement modifiée. Cette pompe à gaz est le meilleur instrument que l'on puisse employer pour les injections fines; elle est bien préférable aux appareils plus ou moins compliqués fabriqués en Allemagne. On laisse ensuite la pièce se refroidir, et après quelques heures, on peut faire des préparations dans la glycérine, mais il vaut mieux la plonger dans l'alcool pour pratiquer plus lard de bonnes coupes, que l'on conservera dans le baume du Canada, et qui ne seront bonnes à être examinées qu'après une exposition assez prolongée à la lumière du jour. Malgré toutes les précautions, il faut s'attendre à des échecs et multiplier les préparations, dont quelques-unes seulement seront utiles. (Ch. Legros.)

Lorsque le résultat de l'injection est bon, l'on voit les gros conduits biliaires extra ou périlobulaires, tapissés d'un épithélium prismatique très-régulier et d'une admirable netteté ; de ces conduits partent des rameaux qui s'anastomosent entre eux et avec des rameaux issus des conduits voisins; il y a là un réseau interlobulaire à mailles très-larges, et c'est de ce réseau que naissent les canalicules sécréteurs intralobulaires ou terminaisons réticulées des voies biliaires sécrétantes. Déjà, dans les canaux inter]obulaires,répithélium n'est plus aussi nettement prismatique que dans les branches du canal hépatique proprement dit ; mais, dans les canalicules intralobulaires, il devient franchement pavimenteux à cellules minces, composant la paroi des canalicules sécréteurs par leur intime juxtaposition, dont elles forment ainsi un organe bien distinct de celui qui, beaucoup plus volumineux, est constitué par les cellules hépatiques proprement dites. L'examen de l'épithélium de ces canahcules, dont les plus fins mesurent 0°"n,003 de largeur en moyenne, lorsqu'ils sont remplis par l'injection et préparés dans la glycérine, exige l'emploi de forts grossissements.

Les épithéliums des capillaires sanguins et lymphatiques sont au moins du double plus larges et plus allongés. Les ondulations de leurs bords ou plans de juxtaposition et d'adhérence, rendus noirs

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