PRÉPARATION DES GLANDES THÏRÉOÏDE, PITUITAIRE, ETC
par le nitrate d'argent, sont bien plus prononcées que celles des canalicules biliaires. Il en est, à plus forte raison, de même pour les cellules plus grandes, mais aussi minces, des artères des veines et des séreuses. (Voy. p. 671 et p. 59, § 56.)
Outre la difficullé résultant de la ténuité de ces conduits, on rencontre d'autres obstacles : souvent le réseau terminal est coloré en brun, et pourtant la couche èpithéliale n'apparaît pas ; en regardant avec soin, on reconnaît qu'il s'est formé un magma, une coagulation résultant du mélange de la bile avec la matière à injection. Alors, dans quelques points seulement, la netteté de la préparation permet de voir ces fins ramuscules avec leurs cellules épithéliales limitantes, plus larges que les conduits qu'elles tapissent, forcées de se contourner et dont les lignes de segmentation, décelées par le nitrate d'argent, forment des raies noires diversement inclinées les unes par rapport aux autres. (Ch. Legros.)
Relativement aux culs-de-sac annexés aux conduits biliaires périlobulaires et parfois regardés par quelques anatomistes comme seuls organes sécréteurs de la bile ou comme des follicules muqueux, on ne les rencontre pas chez le lapin. Dans l'homme, le chien, le chat, le cochon, le cheval, etc., on trouve, au contraire, sur le trajet des gros et moyens canaux des appendices lagéniforraes, à culs-de-sac simples ou divisés en grappes de formes variables, à doigts de gant multiples, que tapisse un épithèlium différant peu de celui que montrent les gros canaux extralobulaires, c'est-à-dire prismatique, mais à petites cellules courtes. En outre, l'orifise de leur communication avec les canaux excréteurs biliaires est ordinairement très-large. (Ch. Legros.)
Glandes sans conduits excréteurs, ou glandes vasculaires.
804. Pour étudier les éléments anatomiques de ces glandes à l'état frais, leurs épithéliums surtout, on procédera, comme il a été dit pour les glandes en grappes, et l'examen sera fait à l'aide de grossissements de 500 à 600 diamètres. Cette étude doit, ici encore, indispensablement précéder l'observation des pièces durcies destinées à montrer les rapports de ces épithéliums entre eux et avec les autres éléments de ces glandes.
On cherchera aussi sur ces pièces fraîches, les concrétions particulières à certaines d'entre elles, comme celles des vésicules closes de la thyréoïde, du thymus, de la glande pituitaire, et celles de la glande pinéale.