PRÉPARATION DES RÉSEAUX PULMO.^AIRES
iVagniente et ne dessine que des tronçons de capillaires. La solution iodée employée seule produit aussi le môme effet, avec celte différence (|u'elle rend les vaisseaux colorés. L'eau alcaline a pour but de dilater le caillot et de permettre son extension dans lout le réseau vasculaire ; mais cette eau employée avec un seul des autres réactifs ne donne pas de bons résultats ; il faut se servir des trois liquides en les faisant se succéder comme nous l'avons dit plus haut. Si l'action de l'eau alcaline a été trop prononcée, soit que la solution soit trop forte, soit que le contact ait été trop prolongé, le coagulum devient probablement trop transparent, la coupe est comme détrempée et les capillaires ne sont plus indiqués que par les linéaments de leurs contours, ce qui donne lieu à un enchevêtrement confus de lignes. D'un autre côté, les noyaux capillaires rendus trop apparents jettent le trouble dans la détermination des éléments. Aussi la concentration de cette solution doit-elle varier selon les. poumons, leur ancienneté de dessiccation, le degré de la réplétiou sanguine, etc. C'est pourquoi on indique entre deux à cinq gouttes d'ammoniaque, mais quatre gouttes réalisent le plus ordinairement une liqueur appropriée. 11 ne faut pas oublier que l'ammoniaque est trés-volatile et que la solution s'affaiblit progressivement; on se trouve dès lors obligé d'ajouter une goutte d'alcali de temps en temps.
L'effet des coagulants , mais surtout de l'eau iodée qui est employée en dernier lieu, est jugé trop intense quand le réseau vasculaire est interrompu dans sa continuité et ne se révèle plus que par des fragments de capillaires fortement colorés. La réussite de la pi éparalion tient donc au juste équilibre entre l'action de l'eau alcaline et celle de la solution iodée.
D'une manière générale, on doit opérer avec rapidité, remplacer rapidement la liqueur mercurielle par l'eau ammoniacale, et plus rapidement encore celle-ci par la solution d'iode. II faut avoir soin pendant, l'opération de faire en sorte que la coupe reste toujours bien étalée sur le porte-objet, afin de ne pas altérer les rapports de ses parlieSi
Au moyen de ce procédé, on a sous les yeux le magnifique réseau capillaire respirateur; l'espace intercepté dans les mailles de ce réseau occupe une surface moins étendue que celle qui est recouverte par le sang. A l'intérieur des vaisseaux, se voient pressés les uns contré les autres, sur les batraciens , les globules rouges mu^ ins d'un gros noyau légèrement granulé.
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70(j l'KÈl'AHATlON DES BRA-NCIIIli^'.
Quand on examine une coupe de poumons eniphyséiualeux, à un degré encore peu avancé, ce qui frappe tout d'aboi d, c'est l'agrandissement des mailles du réseau vasculaire ; les espaces inlercapillaires ont augmentés de surface pour la plupart, et dans quelques ;as les vaisseaux paraissent plus grêles. (Villemin.)
819. Pour préparer les branchies des poissons à l'état frais, on enlèvera des portions minces du tissu de la superficie de ces organes , afin d'étudier leurs épitliéliums et le tissu propre sousjacent sous un grossissement de 300 à 500 diamètres.
Pour voir les aulres dispositions, il faudra faire des coupes minces des lames respiratoires durcies dans l'alcool ou dans le liquide de Millier, le bichromate de potasse, etc. En jetant dans ces liquides un poisson qu'on vient d'asphyxier, on peut trouver plus tard, sur les coupes, les réseaux capillaires naturellement injectés de sang coagulé. Les injections de ces organes ne sont, du reste, pas difliciles à faire, et peuvent être bien observées sur des coupes minces faites en diverses directions après un durcissement convenable.
820. Lésions des parenchymes. — C'est enlprocédant comme dans l'élude du tissu normal des glandes (voyez p. 679, g 802), qu'il faudra faire les préparations destinées à l'examen des altérations glandulaires consistant en une réplétion des tubes glandulaires par une substance amorphe soit tenace , soit molle plus ou moins grenue : tantôt parsèmée de gouttes huileuses , tantôt n'en présentant pas ; tantôt encore parsemée de noyaux analogues à ceux de l'épithélium normal, plus ou moins granuleux, et d'autres fois dépourvue de noyaux. Celte substance siège ainsi à une place ou normalement existait auparavant un épithèliura et forme un cylindre plein où auparavant l'épithélium formait une gaine avec un conduit central; le tout avec ou sans altération de la paroi propre et de la trame ambiante, qui peut être indurée, épaissie, etc.; d'où induration en général du tissu sans déformation ni changement d'aspect extérieur de l'organe; induration suivie ou non de ramollissement avec ou sans épanchemerils sanguins.
On adoptera la même manière de faire pour étudier Vhypertropliw des culs-de-sac glandulaires due aussi à X'hijper genèse des épithé' liums des couches épithéliales. On verra ainsi que, dans la mamelle et les glandes sébacées, il y a parfois épaississement de la paroi propre glandulaire en même temps que multiplication des épitheliums; ceux-ci remplissent les culs-de-sac, en changeant leur volume, loui' consistance et leur couleur. On constatera également alors
l'IlEl'AUATlUÎS DES LÉSION!} GI-ANDULAlHliS. 707
la cuoxistciice tic lésions alropliiques dans la trame, imina les libres élastiques et les contUiits excréteurs (jui rétractent le mamolou.
On fera, tant à l'état trais que sur des coupes du tissu durci, l'examen de la complication granuleuse jaunâtre ou phijnialoïde, soit de la trame, soit du tissu propre à la tumeur quand elle se uianifeste à l'œil nu.
Sur les préparations fraîches, on cherchera s'il y a ou non coexis- (ence d'ujie augmentation de volume de la (;ellule du noyau et du nucléole des épithéliums glandulaires , muqueux , séreux et cutanés formant ces tumeurs , différences qui , comparativement à l'état desépithéliums normaux, amènent l'aspect qui faisait dire «■es cellules cancéreuses ou hétéromorphes, alors qu'on n'avait pas encore suivi leurs phases d'évolution depuis l'état normal jusqu'au
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•1.3,5. Cellules vunniill!]^^^''l^ '^ '|»' les a.sa.Uhre eellules types du cancer, noyaux. Cellules e.cav p! jli^,/' -, '"S'Io'-mc-^ ou plusieurs
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7U8 l'HEPAlWTlON DES TUMEURS GLAINDULAUŒS.
degré extréoïc d'altération. Sur ces préparations Iraiciies surtout, on examinera les modifications delà structure, causant les changements de couleur et de consistance dits encépitaloïdes, quoique la texture fondamentale soit conservée ((ig. 182).
Les conséquences de cette hypertrophie et de celte hypergenèse sur place sont, non-seulement des changements de volume, etc., mais encore elles' causent des changements dans la disposition de la trame, qu'il faut chercher surtout sur les coupes minces du tissu durci. Sur les préparations de ce genre, on déterminera s'il y a atrophie de la paroi propre glandulaire, et si alors les épithéliums envahissent ou nonjlla trame en amenant une atrophie par cette génération hors place dite infiltration épithéliale, etc., génération épithéliale pouvant se constater^hors des culs-de sac, parfois avant la disparition de la paroi propre, entre les faisceaux défibres de la trame, sous forme de noyaux sphériques larges de 3 à 5 millièmes de millimètre, hyalins, à contours nets, mais devenant grenus cadavériquement ; ces noyaux sont écartés eux-mêmes les uns des autres par une substance homogène se segmentant en corps de cellules hors- des culs-de-sac, dans les intervalles des faisceaux de la trame repoussés et s'atrophiant devant les épithéliums qui prennent leur place rapidement.
Sur.ces coupes et sur les préparations fraîches, on cherchera s il y a développement et hypertrophie consécutifs des cellules et de leurs noyaux, dont les premières se segmentent elles-mêmes parfois, mais rarement, et, sur d'autres préparations, on constatera s'il y a génération de noyaux semblables ayant lieu en même temps dans tes ganglions lymphatiques voisins qui s'indurent par smte et augmentent de volume.
Sur des préparations fraîches, faites comme nous 1 avons dit (p 668-669), et sur des coupes des muqueuses durcies, on verra quelles sont les particularités que présentent ces altérations lorsqu'elles se montrent dans les follicules des muqueuses intestinale, utérine etc à quoi est dû l'état colloïde ou gélatiniforme dans les tumeurs portant sur les parenchymes glandulaires; quels sont alors l'état des culs-de-sac et de la trame ; les particularités offertes par cette altération lorsqu'elle se montre dans les follicules des mu^ queuses intestinale, etc. j„„..Ana,.0- 821 C'est aussi à l'aide des deux modes principaux de piepaïations indiqués plus haut (p. 678et 679). qu'on étudie : 1» ie'^t"/;*^ des tumeurs dues aux hypergenèses glandulaire, testiculane, elc.
PRÉPAIIATION DES TUMEURS IIÈTÉRADÉNIQUES, 709
locales ou sur place, dites soiwent hypertrophies ijlandukdres , 2" la multiplication des culs-de-sac communiquant ou ne communiquant pas avec les conduils excréteurs, les phases et les modes de celte génération, sa coexistence avec les phénomènes d'hypertrophie signalés plus haut; 5" la pénétration de la trame lamineuse dans les
Fig. 183 *.
conduits, et y formant un cylindre fibreux central avecépithélium interposé à la paroi propre. C'est encore en suivant ces mêmes procédés, qu'on étudiera les tumeurs hétéradéniques offrant ou non des corps volumineux à noyaux dits corps oviformes (fig. j83, 1, 2, f, g) inclus dans les tubes (Y. aussi p. 711); les tumeurs par génération heiérotopique secondaire ou consécutive à des lésions des parenchymes ou des
« Éléments d'une tumeur hétéradéniquc posl-oculaire. a. b, c, cl, c. Vn filament énithe ial; cylmdioïdc avec terminaison en cul-de-sac. a.b. Épitl.éliums vus à 500 dnimetres, f.g 1 et 2, corps ovdormes inclus dans les culs-de-sac, vus sons un grossissement de 200 diamètres. "