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PRÉPARATION DES TUMEURS HÈTÉROTOPIQUES

t'pitliùliums muqueuxcl cutanés (gén6ralisal.ion),pluRou moins prononcée d'un sujet à l'autre, ol aussi selon que la lésion des épilhéliumsostde telle ou telle nature. (Y. Ch. Robin, ComjÉes remlm des séances de V Académie des sciences. Paris, 4855, t. XL.)

Les épithèliums, les culs-de-sac, les papilles de ces productions liètérotopiques secondaires (naissant successivement dans les ganglions lymphatiques surtout, et ailleurs encore, loin de l'organe primitivement affecté) conservent le type qu'elles ont normalement dans le tissu devenu malade directement et le premier et prennent promplcnicnt les caractères que celui-ci a acquis graduellement. Dans les cas de génération hétérotopique de cet ordre amenant la formation de tissu du "foie dans la cavité de la veine cave inférieure, séparé de celui de l'organe même par toute l'épaisseur des parois de la veine, on fera les préparations comme s'il s'agissait du foie normal. (Voyez p. 685, § 805.)

Dans cette génération hétérotopique secondaire d'un parenchyme analogue à celui qui a été primitivement affecté, le tissu né ainsi loin du lieu où siège le type normal devenu malade, présente aussi une trame et d'autres dispositions anatomiques d'importance moindre qui ressemblent à celles du type auquel elles se rattachent anatomiquement et pathogéniquement. On remarquera que ces tissus ou organes nés pathologiquement passent par les phases embryonnaires ou normales ordinaires en empiétant sur les tissus voisins ; mais ils se développent, puis atteignent rapidement le degré d'altération, causant les états dits squirrheux, encèphaloïdes, etc., que présente le tissu primitivement lésé. Ce sont là autant de particularités dont il faut tenir compte en observant les préparations de ces tissus morbides, et cela soit que la génération secondaire ait lieu dans les ganglions correspondants ,. sous la plèvre, sous le péritoine, dans le foie, dans le canal médullaire des os, sur le trajet des nerfs, ou enfin dans les muscles, etc. On cherchera, sur les coupes de ces tumeurs, si elles renferment des globes épidermiques perlés ou non. Mais avant, sur des lambeaux d'épiderme, on étudiera leur structure à l'état normal dans le prépuce des enfants, les plis de l'anus. Dans les conditions morbides, on les cherchera dans les tumeurs épidermiques du gland, de la langue, de la peau, du testicule, des séreuses, etc. On observera sur ces corps leurs centres ou noyaux variés, graisseux, calcaires, etc.; l'imbrication de leurs cellules, les globes simples et les globes complexes, intra ou extra-papillaires, etc.

PRÉPARATION DES TUMEURS GANGLIONNAIRES. 7i1

Dans les tumeurs récidivôes dans les ganglions ou dans im autro organe voisin du lieu d'al)lation d'ime tumeur d'origine glandulaire ou épithéliale ou se généralisant dans ces organes voisins du premier (jui a été affecté ainsi, on cherchera s'il s'agit ou non des tumeurs dans lesquelles les épithéliums se multiplient rapidement, entraînent le développement et la propagation de ces tumeurs en pçu de temps, tout en restant très-petits, en conservant à peu près les caractères qu'ils ont dans la couche la plus profonde d'épiderme cutané. Parfois, le tissu est assez dur pour permettre de faire des coupes sur le tissu frais. D'autres fois , on est obligé préalablement de les durcir. Il faut toujours , du reste, faire des préparations par coupes et dilacérations successivement pour étudier, a l'état frais, les noyaux et cellules de l'épithélium de ces tumeurs, éléments qui ont un peu les caractères de l'épithélium des ganglions lympathiques, mais sont pourtant plus petits.

m. Dans la préparation des tumeurs hétéradéniques, comme dans celle des glandes, il est nécessaire d'associer la dilacération aux coupes du tissu durci. La dilacération doit naturellement être faite sur le tissu frais, et pratiquée souvent sous le microscope à dissection, afin de voir la longueur. des tubes, la forme et le nombre de leurs subdivisions, etc. ; plusieurs des particularités relatives à la présence ou à l'absence de paroi propre, et à la ressemblance des culsde-sac à ceux de telle ou telle glande normale, etc. (Yoy. p. 678.)

On observera souvent dans ces préparations microscopiques le passage des épithéliùms nucléaires à l'état d'épithélium pavimenteux que j'ai fait connaître depuis longtemps K Sur un même lambeau d'épithélium, sur un même cul-de-sac, on peut voir des épithéliums nucléaires contigus formant à eux seuls la gaîne épithéliales (fig. 184, e, f) ; peu à peu on arrive à des endroits où ces noyaux sont de plus en plus écartés par de la matière amorphe généralement pâle, transparente, mais uniformément et finement granuleuse (fig. 184, d); puis, plus loin, on rencontre bientôt des lignes indiquant l'existence de plans de segmentation minces, pâles, divisant cette substance en passant à des intervalles à peu près égaux entre chaque noyau, et se rencontrant sous des angles variables ; de telle sorte que chacun de ces derniers devient ainsi

' Charles Robin, Tableaux d'anatomie Paris, 1850, in-4°, dixièiiio tableau . premiéi-e colonne, ]i° 25. Noie sw- quelques /njpertrophies glandulaires {Gazelle des hôpitaux. Paris, novembi'c 1852) et. Sur le tism hétéradéniquc, Guzelte hebdomadaire, t. III, l'mis, 1856, (flg. 1 et 2.)

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