XI. — OSUFS DES WSIMAUX OVIPARES
8^27 Les procédés à suivre pour étudier à l'aide du microscope la constitution des diverses parties de l'œuf des ovipares se rappi-ochent davantage de ceux qu'exigent l'examen de la texture des tissus que de ceux que l'on emploie pour observer les liquid s
Pour étudier ces œufs dans l'ovaire des oiseaux, des reptiles, etc on préparera la membrane de la vésicule de de Graaf comme^^^^^ s'agisslit de celle de l'ovaire des mammif res (voy. P; ; ['^J voir la texture de la paroi propre et l'épitheluim qui tapisse la face interne de cette vésicule. .
On peut, du reste, enlever avec des ciseaux courbes et d pinces fines des vésicules entières très-pelites avec des œu s a d is d grés de développement (fig. 190). On cherchera a disli. g i alois U membrane vitelline, le vitellus et la vésicule S^rm^n^^^ U constitution du blanc d'œuf à l'état frais sera étudiée en pro.
- > coupe U.n„sve..sa,e .un pi^J-U d^c^-sj ^ SS;'^„:::;2:^nis;os.;:^::;-
l'UÉCA RATION DU JAUKE DE L'ŒUF. 72j
cédant comme s'il s'agissait d'un mucus (voy. p. bS'l), quollo que soit celle de ses parties, superficielle, profonde ou chalazique, qu'on observe. (Juftnt à ce qui regarde la composition du jaune à l'état fi'ais, on en délayera une petite portion dans l'eau pure ou albuminée pour observer ses cellules, ses goutics graisseuses ou autres, selon qu'il s'agit de celui des oiseaux, des poissons cartilagineux, des céphalopodes, des batraciens, des poissons osseux, des
ItlO. — Ovule dans rovaiiR *.
mollusques gastéropodes, etc. Parmi ces derniers, dans le vitellus des Purpura, des Turbo, etc., dans celui des glossiphonies parmi les Annélides, on étudiera les corps jaunâtres, ovoïdes, réfractant la lumière comme les corps gras, mais brunis par l'iode, qui composent essentiellement le vitellus. Ils augmentent de volume après la fécondation.
FiK. 191.
Coupe lie l'œuf pondu (d'après Gerbe).
Mais pour étudier les cellules du jaune et les rapports des parties
'A, capsule ovarienne renfermant un ovule et montrant In ligue exsangue a- i sifcp fe-erminativo; /,-, jaune; /, Inlchra du innne r ^'■'"•""^."'f o» S'-'-mc; i^ vésicule
f'oi'.iN. — Microscope.
72'2 l'RÉl'AHATlON DU lïl.ANC D'ŒUl'.
ciilre elles clans cos divers œufs, on les durcira par l'eau bouillante, l'alcool, Ifssolulions dccliroinalc de potasse, pour pratiquer ensuite des coupes, comme s'il s'agissait d'un tissu. (Yoy. aussi p. 352-353.)
Rappelons ici que dans l'œuf des oiseaux et de tous les animaux dans lesquels l'œuf contient une ci(;atricule et un jaune (oiseaux, reptiles, poissons sélaciens et mollusques céphalopodes), on trouvera avec des dispositions diverses d'un groupe à l'autre, les parties constituantes qui suivent: 1" la coquille (fig. -191, a), en grande partie formée de carbonate ca-lcairc et d'une matière animale ou de chitine chez les sélaciens et les céphalopodes ; 'i» la membrane de la coque (b), pellicule mince, blanche, qui revêt la surface interne de la coquille; 5° les chalazes {lih), sorte de ligaments formés par de la substance du blanc de l'œuf demi-concrèlc, étendus entre la membrane de la coque et le jaune, à la surface duquel s'étend leur substance; 4° le blanc ou albumen, masse visqueuse formée d albumine avec quelques sels de soude ; il est fluide en d, épais en e, fluide encore en f. Le blanc d'œ.uf est un mucus et peut en être considéré comme le type. U est le produit de la sécrétion des glandules mucipares en grappe simple de la muqueuse de 1 oviducte 5° Le jaune (/), masse globuleuse, jaune, opaque et molle, enveloppée d'une membrane propre et suspendue au milieu du blanc; il possède une cavité centrale pleine de matière claire [t), pourvue d'un canal à l'extrémité duquel est une masse de cellules appelée cumulus proligère (au-dessous dej) ; 6" la cicalncule {j) 80US forme de tache blanche, adhérente à la surface du jaune , et qui, pendant l'incubation, devient l'embryon de l'oiseau. Leblanc, ou albumen, se sépare, au gros bout de l'œuf, de \. membrane testacée ou coque, pour former la chambre à air [c), ainsi nommée des
gaz qu'elle contient.
Les coupes convenablement pratiquées dans tel ou tel sens, par rapport aux divers diamètres des parties contenues dans le jaune ou à sa surface permettront de Voir nettement les caractères des diverses variétés de cellules qui consliluent les parties sus-indiquees, elles que la cicatricule, etc. Ces coupes et les dilacéralions permetr'Si'isoler les grandes cellules pleines ^'1- e coi.st i^^^^ iaune- elles permettront surtout de suivre les dnei ses phases cie a WucUon de celui-ci et des modes de sa sur-addition au /^:tt:icatricule. Quand on prendra des œuf^^^r^c^de leur évolution ou dans l'ovaire, on aura soni de constatei icg ;Uff!::;Jes qui sépa..n. sous ce rapport Ics-cellules du jaune
TRliPARATION DES COQUILLES D'ŒUF. 723
celles de sa cavité centrale (/) , du canal (Ij) , du cumulus et de la cicatricule (j). (Voy. aussi p. 555.)
En ce qui louche le blanc d'œuf, les chalazes et la membrane de [a coque, il ne faut pas oublier dans cette série d'observations que les stries des mucus, tant proprement dits que demi-concrets ou concrets, sont, soit parallèles, soit onduleuses et entre-croisées ou non, même lorsqu'il y a des couches différentes de cette substance. Voy. aussi p. 382, pour le caractère de ce mucus et des autres.
C'est l'exagération de cet état que l'on observe dans la membrane de la coque des œufs d'oiseaux et dans la membrane molle semblable des œufs de reptiles. Elle n'est pas du tout un tissu proprement dit, malgré son remarquable aspect fibrillaire et réticulé, et malgré la disposition filamenteuse de ses bords déchirés et dilacérés; aspect qui la rapproche de celui que présentent certaines membranes élastiques. Cette substance, se concrélant de la même manière que le fait la substance de la coque protectrice des œufs d'hirudinées, est fournie par des glandes un peu différentes de celles qui donnent V albumine d'œuf. Les stries de l'albumine des chalazes, etc., n'ont pas la même disposition que celles de la membrane de la coque, et, de plus, la composition chimique de cette dernière se rapprocheplus de celle de la soie et de celle de l'épiderme que de celle de l'albumine qu'elle touche et entoure.
Ajoutons enfin que la coque d'œw/" elle-même, qui chez les oiseaux entoure la membrane précédente, est encore un produit de sécrétion de glandes propres à une portion de l'oviducte placée plus bas. Elles fournissent un liquide déjà rendu blanchâtre dans les glandes et à leur sortie, par des granules microscopiques de carbonate et de phosphate de chaux, se formant par concrétion du produit, dès son issue molécule à molécule hors de la cou( he épithéliale d'e ces giandules. Pendant ce passage à l'état concret, les sels de chaux s'unissent à 2 ou 4 p. 100 seulement d'une substance albuminoide différente des précédentes et forment avec elle une laque minérale. Ces grains calcaires, à surface mamelonnée, avant pour centre un autre globule plus clair, ressemblent à ceux qu'on voit a la face profonde du test des crustacés décapodes ot à ceux que donne le carbonate de chaux déposé dans les solutions albumineuses, etc. Ils se soudent ensemble d'autant plus intimement qu'ils sont plus extérieurs, mais en laissant toutefois entre eux des canancules plus ou moins réguliers, anastomosés, s'étendant des interstices des grains qui intéressent la face profonde de la coquille
m I>RÈI'AU\T10N UU TISSU CÉIVÈBI\0-S1>1NAL Lli l,TMIiHYON. jusqu'i\ la superficie de collc-ci. Ainsi l'origine el la composilioii immédiale du blanc d'œuf, de la membrane de la coque el de la coquille dœuf contredisent formellement les interprétations données à certaines dispositions purement morphologiques de ces parties, d'après lesquelles elles auraient été des tissus dérivant de la muqueuse de l'oviducte des oiseaux et des reptiles, comme la membrane caduque de l'œuf humain dérive de la muqueuse utérine.
(Vov Ch Robin., des Tissus et des sécrétions, 1809, in-8", p. 85). Il n'y a pas lieu de revenir sur ce qui a été dit de la manière de
faire les coupes des parties dures de l'œuf (voy. p. 545-546) et de
les conserver.