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PRÉPARATION DES RACINES ADVENTIVES

séquent de ceux que l'on a considérés comme radiculaires, ne forment primitivement qu'un seul faisceau. Ce faisceau s'évase ensuite par en haut pour constituer un étui médullaire et se prolonger dans les feuilles qui n'existent pas encore, mais qui vont naître sous la forme de petits mamelons cellulaires autour de cette partie tigellaire. Alors seulement on voit paraître les vraies trachées ; elles continuent les vaisseaux réticulés qui surmontent eux-mêmes les vaisseaux ponctués ; et, par- l'addition successive des cellules trachéennes, les vaisseaux se prolongent dans l'intérieur des jeunes feuilles. Ainsi, c'est ce qui était considéré par Gaudichaud comme la partie radiculaire du bourgeon qui naît d'abord, la partie tigillaire ne vient qu'ensuite ; par conséquent, les vaisseaux réticulés, rayés et ponctués, ne descendent pas des feuilles, puisqu'ils sont nés avant elles. (Trécul.)

Enfin, des coupes faites de la même manière (p. 830) font voir que chaque racine adventive commence par une petite masse de cellules à la partie la plus interne de l'écorce, au contact du système fibrovasculaire. Pendant que les premiers vaisseaux dè la jeune racine se développent à la surface de ce système fibro-vasculaire, le côté externe de la petite masse utriculaire s'élargit pour produire l'écorce de la racine, et plus à l'extérieur encore une sorte de petite calotte, qui enveloppant l'extrémité de la racine durant son élongation, protège son jeune lissu contre les agents destructeurs. C'est cette calotte que Trécul a nommée piléorhize. Adhérente à l'extrémité de la racine, elle végète à la manière de l'écorce des arbres dycotylèdonés, c'est-à-dire qu'à sa face interne de nouveaux tissus sont sans cesse produits, rejetant à l'extérieur les premiers formés qui se désagrègent, s'exfolient et meurent. Ce sont ces tissus désagrégés qui ont fait croire à l'existence d'une sorte de petite éponge (la spongiole) à l'extrémité des racines. La spongiole est donc un organe imaginaire. (Trécul.)

Nous verrons ci-après, au chapitre III comment naissent et se reproduisent les cellules que les préparations dont il vient d'être question mettent en évidence.

Étude la structure des feuilles et de leur développement.

904. Pour étudier une feuille, il faut y faire des coupes longitu dinales et des coupes transversales, entre deux morceaux de moelle de sureau (p. 850) et choisir pour cela des feuilles quine soient pas rop charnues. Ce procédé peut aussi servir pour étudier l'épiderm

810 l'RÉl'AllATlUN DUS KEUlLLliS.

des rouilles juteuses el épaisses; il suffit de l'arracher et de le placer dans l'étau, au milieu de la moelle de sureau. Quant aux feuilles épaisses et coriaces, on peut y faire de bonnes coupes à main levée. (Voy. p. 354.)

11 faut d'abord observer l'épidermc, savoir s'il a la même structure sur les deux faces de la feuille, rechercher les stomates. On reconnaît la structure de ces derniers, lorsqu'ils sont placés régulièrement, en faisant une coupe transversale, ou en observant l'épiderme arraché. Dans le cas où l'épiderme n'est pas lié avec les nervures, comme sur la face inférieure des feuilles de fougères, el les plantes grasses, il se laisse facilement arracher au moyen de petites pinces ; mais, dans le cas contraire, il faut employer le scalpel. Pour les stomates, il y a, en outre, à observer leur position et leur arrangement, et chercher s'ils existent sur toute la surface, ou seulement sur certaines pai ties de l'épiderme, s'ils ont tous la même direction ou s'ils se présentent sans régularité, s'ils sont au niveau de l'épiderme ou beaucoup au-dessous. (Schacht.)

Cette étude faite, on observera sur des coupes pratiquées comme il vient d'être indiqué: 1° l'épidei^e pourvu de stomates plus nombreux à la face inférieure qu'à la supérieure; il manque dans les feuilles des plantes qui vivent submergées ; 2" le squelette ou trame formée de nervures se continuant avec le pétiole dont elles sont des subdivisions ; elles sont parallèles, non ramifiées dans la plupart des raonocotylédones, ramifiées et anastomosées dans les dicotylédones, ramifiées avec des formes spéciales dans les crytogames vas. culaires : dans les plantes cotylédonées, on voit des trachées du côté de la face supérieure de la feuille, des clostres au-dessous, puis des laticifères et des clostres vers la face inférieure ; les trachées manquent dans quelques orchidées parasites et sont remplacées par des vaisseaux scalariformes dans les fougères; o" le parenchyme formé de tissu utriculaire à méats ou lacunes (fig. 271 , /), aboutissant aux stomates, et qui remplit les intervalles des nervures; il existe seul dans les plantes cellulaires. Les grains de la chlorophylle qui i^emplit ces cellules dans les feuilles vertes sont remplacés par des liquides homogènes dans les feuilles diversement colorées.

Pour étudier l'organogénie des feuilles, il faut, avant tout, faire une coupe longitudinale par le milieu d'un bourgeon terminal ; toutes les plantes qui ne sont pas pourvues de poils peuvent servir à montrer les petites éminenoes que forme la première ébauche des feuilles au-dessous du cône de végétation. (Schacht, p. 159-162.)

PIIÉPAHATION OKGANOfiÉNlQUE DES FEUILLES.' 87i

Ces coupes montrent une petite tige centrale formée d'un tissu cellulaire délicat sur les côtés duquel naissent les feuilles; celles-ci se présentent d'abord sous la forme de mamelons plus petits, alternes, opposés ou vorlicillés. Quand les feuilles opposées ou verticillées doivent être unies par la base, un bourrelet circulaire les précède sur l'axe; quand elles ne doivent pas être confluentes, les mamelons sont isolés; enfin, quand les feuilles alternes sont engainan-

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Fift. 271*.

tes, ou bien la gaînecommence par un bourrelet autour de la tige, ou bien le mamelon qui se montre d'abord s'élargit, et finit par embrasser cette tige. (Trécul.) On peut les observer aussi à l'aide de la lumière réfléchie concentrée sur ces mamelons placés sous le doublet ou le microscope à dissection.

Les feuilles développent d'après quatre types principaux : la formation basifuge, la formation basipète, la formation mixte et la formation parallèle.

Dans la formation basifuge, toutes les parties naissent de bas en haut ; et les stipules se montrent avant les folioles si la feuilles est composée, ou avant les nervures secondaires si la feuille est simple.

Dans la formation basipète, lerachis paraît d'abord, et sur ses côtés les lobes ou les folioles naissent de haut en bas. Quand la feuille est munie de stipules, elles sont toujours nées avant les folioles inférieures ; dans quelques cas, elles sont même apparentes avant les folioles supérieures. Dans cette formation, non-seulement les folioles naissent de haut en bas, mais leurs nervures secondaires, leurs dents apparaissent dans le même sens.

Toutes les feuilles digitées et digitinerviées appartiennent à la formation basipète pour ces nervures digitées. (Trécul.)

" Portion de la coupe transversale d'une feuille de ZoUcra manna. 1,1,1 Lacunes cl Cloisons cellulaires entre les lacunes.^/. Faisceau de fibres ligneuses. „. Nervure ev ' Epiderme sans stomates. "u.c. c^.

l'HÈPARATION DES ROUTONS.

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