‹ Traité du microscopeChapitre 503 sur 578 · EXAMEN DU DÉPLACEMENT DE LA CHLOROPHYLLE · texte numérisé non relu

EXAMEN DU DÉPLACEMENT DE LA CHLOROPHYLLE

couvert d'eau. En examinant alors avec un grossissement de 50 à 100 diamètres, on verra un courant ascendant sur l'une des parois de la cellule et descendant de l'autre {cyclose).

915. La lame plane, formée d'une seule couche de cellules, dépourvue d'épiderrae, qui constitue les feuilles des mousses, permet de constater, sur les mêmes cellules (Famitzin) que, pendant le jour, les grains de chlorophylle sont disséminés sur les faces correspondant à la superficie de la feuille qu'on peut appeler les faces superficielles; que la nuit, au contraire, ces grains sont réunis sur les parois latérales, les faces superficielles en étant dépourvues. Ce changement de position s'opèpe assez rapidement, soit à la lumière solaire, soit à la lumière d'une lampe. Les rayons bleus ont la même action que la lumière blanche, et, au contraire, sous l'influence des rayons jaunes, ainsi que Bœhra l'a observé pour les rayons rouges les grains de chlorophylle occupent leur position nocturne.

Les observations publiées en 1869 par Borodiiie étendraient l'existence de ces phénomènes à diverses plantes phanérogames sur lesquelles les observations ont pu être faites avec la même précision que sur la Mousse étudiée pai^ Famitzin. Les résultats sont les mêmes quant à l'influence de l'obscurité ou de la lumière sur la position des grains de chlorophylle. Ce n'est que dans les cellules où les grains de chlorophylle sont écartés les uns des autres qu'on peut espérer observer ces phénomènes, toutes les plantes à coloration verte intense et à grains de chlorophylle contigus ne paraissant pas pouvoir y donner lieu. Famitzin, comme Bœhm (1857), pense, sans l'établir d'une manière positive, que les grains de chlorophylle se meuvent par eux-mêmes, rampent sur la paroi de la cellule et se répandent sur la partie la plus éclairée, comme certains animaux infusoires et les Zoospores se dirigent vers la lumière. Les observations de MM. Roze et Prilleux, en montrant que, dans ces Mousses, les grains de chlorophylle sont unis entre eux par des filets très-ténus de protoplasma, peuvent faire penser que ces filets sont la cause des changements de position des grains de chlorophylle; mais il ne faudrait pas confondre ces changements de position de certains éléments constitutifs de la cellule, sous l'influence du passage de l'obscurité à la lumière ou de la lumière à l'obscurité, suivis de l'immobilité de ses parties, tant que les conditions physiques extérieures ne changent pas, avec les mouvements de circulation intra-cellulaires continus, ayant lieu la nuit et le jour, sans que la lumière paraisse avoir d'iniluence marquée sur eux. Dans

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ces moLivemeiils comme ceux qui se présentent dans les tubes des Cliara, dans les cellules du Vallisneria et du Nayas, dans les cellules des poils corollins, etc., des grains de chlorophylle peuvent être entraînés par le courant général du suc cellulaire, ou dans les trajets particuliers du protoplasma, mais ils n'occupent pas de position fixe diurne et nocturne.

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