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PRÉPARATION DES MOISISSURES EN GÉÎSÉRAL

putréfactions, comme la pourriture de la pomme de terre h l'humidité, ou la décomposition semblable de la betlerave (Schacht, p. l'eC). Nous reviendrons du reste sur ce fait dans la section suivante.

923. On prépare les Mucédinées ou Moisissures en prenant, à l'aide de pinces fines ou de la pointe d'un scalpel, des parcelles, des touffes ou des taches que forment leurs filaments; on les étale dans l'eau pure ou légèrement glyccrince pour les observer d'abord à un grossissement de 50 diamètres environ, puis de 400 à 500 diamètres. On cherchera à voir si, contre les spores, etc., des moisissures odorantes, il y a ou non des gouttelettes huileuses qui leur adhèrent.

On trouve ces cryptogames sur les matières organiques animales ou végétales où elles croissent sous l'influence de l'humidité et d'un commencement d'altération de ces matières ; elles y forment de légères efflorescences ou une sorte de duvet diversement coloré par les spores qui se produisent à leur surface.

Plusieurs des formes qu'on avait rapportées à cette famille ne sont que l'état conidifère précédant le développement parfait (voy. p. 858) d'autres Champignons, et particuhèrement de certaines Hypoxylées. Ainsi VÉrysiphe delà vigne, dans son mode de reproduction par conidie, avait été rapporté au genre Oïdium dont le type est une vraie Mucédinée. Les Peronospora, lorsqu'on ne connaissait que leur fructification conidienne, avaient également été confondus avec les Botnjtis, véritables Mucédinées. Dans d'autres cas, les divers degrés de développement d une même moisissure ont donné lieu à autant de genres différents.

Dans les deux grandes divisions des Mucédinées : les unes produisent sur les filaments, nés du mycélium, des spores nues comme celles des Champignons basidiosporés : ce sont les iliMceVimees exosporées ou les Botrytidées ; les autres donnent naissance à des sporanges remplies de spores, comme chez les grands Champignons thécasporés, ce sont les Mucédinées endosporées ou Mucorées.

On peut citer comme exemples des premières les Pénicillium et les Aspergïllus qui présentent deux des formes les plus communes des Moisissures. Les Pénicillium offrent un mycélium rampant peu apparent d'où naissent des filaments dressés, cloisonnés, se terminant en un pinceau de rameaux dressés qui produisent à leur extrémité un chapelet de spores simples.

Les Aspergillus ressemblent beaucoup au genre précédent, .mais

908 PRÉPAIIATTON DES MUCÉDINIÎES.

leurs filamcnls dressés se renlleiil à leur extrémité en une sorte de tôte globuleuse dont toute la surface est couverte de petites cellules qui produisent chacune un chapelet de spores dont l'ensemble l'onne un capitule d'un vert hleuûli'C.

Dans ces productions de spores on chapelet, c'est toujours à la base du chapelet, au contact de la cellule productrice, sorte de baslde, que se forment les nouvelles spores qui arrivent à leur maturité vers l'extrémité libre du chapelet et se détachent alors.

Dans beaucoup d'autres genres, les spores se développent solitaires à l'extrémité des rameaux, ou sur leur côté comme de petits rameaux épars ou verlicillés. Ces spores sont globuleuses, elliptiques, fusiformes, quelquefois arquées, simples ou cloisonnées et ne semblent dans la plupart des cas que des articles des filaments nés du mycélium, comme les conidies (voy. page 858) de beaucoup de Champignons supérieurs.

Dans les Mucédinées endosporées ou Mucorées, les Mucor proprement dits constituent une des formes les plus communes des Moisissures. Ici l'extrémité des filaments dressés se renfle en une vésicule sphérique séparée du filament lui-même par une cloison. Chacun de ces filaments ressemble à une fine épingle surmontée de sa tête. Ce renflement forme un conceptacle rempli de spores trèsnombreuses qui s'échappent par la rupture de la membrane trèsfine qui le constitue.

Les Ascophora, qui sont très-voisins des Mucor, en diffèrent en ce que l'extrémité du filament se prolonge en une sorte de colonne ou de tête sphérique dans l'intérieur du conceptacle dont la membrane ouverte régulièrement se rabat autour du pédicelle et forme ainsi comme une petite cloche très-régulière. Ces Moisissures, dont les longs filaments dressés sont fins et flexibles et forment des gerbes élégantes, se développent avec rapidité sur le pain humide, la colle de farine et beaucoup d'autres corps, quand on y a répandu les spores recueillies précédemment.

D'après de Bary, V Aspergillus glaucus et ÏEurotium herbarum, si différents par leurs organes reproducteurs, ne seraient que deux états différents de la môme plante : ï Aspergillus avec la fructification exosporée que nous avons indiquée, YEurotium développé dans d'autres conditions et présentant des peridium avec spores nombreuses, comme certaines formes à'Érysiplie. D'après M. Tulasne, V Aspergillus maximus n'est qu'une des formes du Syzygites megalocarpm, opinion confirmée par les recherches deSchachtet de Bary.

FÉCONDATION DES MUCÉDINÉES. ttO

Les ferments (p. 913) paraissent dus au développement de cellules spéciales de certaines Mucédinées dont ils constituent l'état imparfait ou conidifère{\:>. 858). La teigne du cuir chevelu, le muguet qui se montre sur la membrane muqueuse de la bouclie (fig. 280), sont déterminés par le développement de petits Champignons appartenant également au groupe des Moisissures, etc.

92-4. On a observé des phénomènes de fécondation par copulation, sur plusieurs Mucor. Chez le Rhizopiis nigricans, des tubes rampants, ramifiés sans ordre se conjuguent; là où deux de ces tubes se rencontrent , chacun d'eux pousse vers l'autre .un appendice d'abord cylindrique et du même diamètre que les filaments eux-mêmes. Les deux processus s'apphquent fortement lun à l'autre par leurs extrémités : ils grandissent, deviennent claviformes et constituent ensemble un corps fusiforme posé en travers des deux filaments conjugués. Dans chacune des deux moitiés de ce corps s'amasse un protoplasma abondant, et l'extrémité la plus large de chacune d'elle est bientôt isolée par la formation d'une cloison. La cloison solide résultant des deux lamelles que la membrane primitive des clavules forme entre les cellules ainsi conjuguées disparaît promptement tout entière, de façon que les deux cellules géminées se confondent en un organe de multiplication que de Bary désigne sous le nom de Zygospore. Celte Zygospore grandit beaucoup ; elle est généralement sphérique et un peu aplatie à ses deux extrémités; son tégument fortement épaissi est formé de' deux membranes ; son contenu est un plasma granu leux et huileux.

Tous ces phénomènes rappellent ceux qui se montrent chez les Algues de la famille des Conjuguées ; un sembable phénomène de copulation s'observe dans le Syzygites megalocarpus et la structure des Zygospores y est la môme.

■ SijiijrjUes inetjalocarpus (mucoriiiùes) en vuie de conjugaison à divers degrés (a, a) pour donner lieu ù la formation de spores (s.). (D'après de Bary.)

'JIO PRÉPARATION DES SAPROLEGNIÉES.

C'est seuleiucnt dans cette dernière plante qu'on a observé la germination de ces zygospores ; si, après un certain temps de repos, on les dépose sur un subslratum humide, ils émettent un tube-germe à la manière des spores à parois dures et résistantes, et ce germe, sans donner naissance à un mycélium proprement dit, se développe en un arbuscule branchu chargé de sporanges terminaux, caractéristiques de l'espèce.

925. A la suite des Mucédinées se place la famille des Saprolegniées qui s'en approche par son aspect extérieur, mais qui en diffère beaucoup par son mode de reproduction. On réunit comme deux tribus d'une même famille les Saprolegniées proprement dites et les Péronosporées.

Les Saprolegniées, proprement dites, sont des plantes filamenteuses incolores, souvent parasites, d'une structure très-simple ; elles forment dans la plupart des cafe une sorte de moisissure épaisse rayonnant dans tous les sens et recouvrant les organismes animaux et végétaux qui séjournent dans l'eau. Les individus isolés qui composent ces moisissures sont formés de cellules simples, allongées et ramifiées, qui s'implantent profondément au moyen d'appendices radiculaires dans les tissus aux dépens desquels ils vivent; ils ne contiennent ni chlorophylle ni amidon.

Ces plantes ont un double mode de reproduction : l'un, sans le concours des sexes, s'opère au moyen de Zoospores : l'autre se fait à l'aide de spores nées d'une véritable fécondation. Le Saprolegnia ferax se trouve communément sur le corps des animaux nnyés, et particulièrement des mouches mortes flottant sur l'eau qu'il recouvre d'un duvet blanchâtre ; il attaque même quelquefois les poissons vivants. Si l'on jette quelques mouches dans un verre d'eau, on verra généralement la plante se développer au bout de peu de jours. Le corps de la mouche se recouvre de filaments hyalins qui rayonnent autour d'elle. Sous le microscope, ces filaments sont continus, simples ou à peine rameux, et renferment de trèspetits granules. Les granules s'accumulent vers l'extrémité supérieure du tube à laquelle ils donnent une teinte grise un peu roussàtre. Bientôt cette portion s'isole du reste du filament par segmentation et formation d'un diaphragme; puis la matière granuleuse qu'elle contient se segmente en petites masses qui deviennent de plus en plus nettes et finissent par former autant de zoospores ; la condensation delà matière granuleuse, la formation de la cloison, le développement des zoospores, tout se passe souvent en moins

PRÉPARATION LES SAPROLEGNIÉES. 911

d'une heure. Ces zoosporcs pressés à l'intérieur du tube, commencent bientôt à s'agiter; le tube qui présente à cette époque une petite protubérance à son extrémité se crève à cet endroit, et les zoospores s'échappent ; ils sont de forme turbinée et munis de deux cils; leurs mouvements durent peu. La germination s'annonce par un mamelon qui s'allonge peu à peu en un tahe semblable à ceux de la plante mére. (Pringsheim.) Les organes sexuels femelles désignés sous le nom d'Oogones sont les extrémités débranches courtes qui se renflent, de manière à devenir sphéroïdales et qui se remplissent de contenu plastique. Ce contenu, d'abord uniformément granuleux, ne larde pas à se diviser en plusieurs masses granuleuses qui deviendront autant de spores que l'on a nommées Oospores. La membrane du sporange ou de l'oogone est d'ailleurs munie d'un certain nombre de perforations ou plutôt de points amincis. Autour de cet organe, des ramifications latérales faiblement renflées à leur extrémité en une ampoule ovoïde se sont développées. A l'époque où l'on commence à apercevoir les perforations de la membrane de l'oogone, ces ampoules, abondamment remplies de matière plastique, s'isolent du reste du tube par un diaphragme. Ce sont dès lors des Anthéridies; elles s'appliquent sur le sporange et par les perforations de ses parois, envoient des appendices déliés qui pénètrent dans son intérieur, s'avancent dans la masse des jeunes spores, s'ouvrent et déversent leur contenu. Ce contenu consiste en corpuscules séminaux mâles extrêmement petits, car ils n'atteignent pas 4 millièmes de millimètre, et qui, d'après Pringsheim, sont mobiles. Après la fécondation, les jeunes spores s'entourent d'une membrane solide et après certaines phases d'évolution deviennent des oospores ou organes reproducteurs la perpétuant en effet après un certain temps de repos.

La production des zoospores dans les Saprolegma et leur végétation dans l'eau les avait fait placer dans les Algues, mais l'absence de chlorophylle etleur analogie avec [es Peronospora qui sont nettement des champignons, doit les faire ranger aussi parmi les champignons. (Ad.Brongniart, Revue des cours scientifiques, octobre 1869, p. 743-745.)

Nous reviendrons, dans la section suivante, sur iQsPéronospores, les Ure'dinées, les Pucciniées, les Ustilagine'es et autres qui vivent sur les plantes cultivées et sauvages.

926. Notons seulement ici qu'on prépare, comme les autres champignons microscopiques, ceux qui vivent en parasites sur les ani-

912 PIlÈl'ARATION DES CHAMPIGNONS PARASITES.

maux. Chez l'hoinme el les mammifères ce sont les Tricfiophjlon

PRÉPARATION DES LliVUUES OU FERMENTS. «15 Cilles pileux); M. mentcujrophjtes Gli. R. (racines des poils); M. furfur Ch. R. (peau); Mucor mucedo Ihmé (dans une caverne de gangrène pulmonaire) ; Achorion Schœnleinii Remak (cuir chevelu et follicules pileux) ; AspenjUli species ? Pacini et Mayer, Asperçjillus nujricms Wreden (conduit audilif); Puccinia favi Ardstcn (sur les favus); Oidium albicans Ch. R. (muguet); champignon du poumon, Bennett; champignon dans l'écoulement nasal de la morve, etc. *.

Sur les insectes, tant morts que vivants, on trouve des Isaria, des Sphœria, des Stilbum et surtout des Lahoulbenia (fig. 285), tant sur les élytres des coléoptères qu'au niveau des articulations.

927. Les levûres ou ferments proprement dits du vin, de la bière, du cidre, du levain, etc., sont les conidies de champignons dontletude exige l'emploi de grossissements de 500 à 600 diamètres.

Celle qu'on rencontre le plus souventest appelée iZj/we rie /a /ewwre {Crijptococcxis cerevisiœ, K.) et aussi Hormiscium cerevisiœ, Champignon du ferment, Torula cerevisiœ Turpin : Cryptococcus fermentum Kûizing. Beaucoup d'auteurs considèrent le Mycoderma cere. visiœ Desmazières , comme la même plante que le Cryptococcus cerevisiœ, mais c'est une espèce d'un autre genre : elle croît sous forme de pellicule formée de tubes ramifiés, à la surface exposée à l'air des masses du Cryptococcus décrit ici : c'est une plante du genre Leptomitus (Leptomitus cerevisiœ Duby). Ainsi le mot mycoderma cerevisiœ Desmazières est synonyme de Leptomitus cerevtsîœ Duby, et non Cryptococcus cerevisiœ K. On voit ce végétal composé de cellules rondes ou ovales, ayant 0""",007 à 0">"',G04, et renfermant ou non un ou deux (fig. 162, p. 611) corpuscules plus petits [vesicula interna cava de Kûizing), ressemble plutôt à une goutte graisseuse qu'à un noyau de cellule proprement dit ou qu'à une vésicule. Ces cellules (ou conidies) se multiplient par des bourgeons qui poussent sur un ou plusieurs côtés de chaque cellule ; ils atteignent bientôt le volume du corpuscule primitif. Ceux-ci donnent d'autres bourgeons, d'où résulte un chapelet de cellules ordinairement un peu allongées, mais ne formant jamais des tiges cyHnduiques. Ce végétal se trouve dans bien des liquides animaux en voie d'altération, que nous avons cités. Les cellules flottant, ou formant des couches ou dépôts dans les liquides en fermenlation dans les fleurs du vin au contact de l'air présentent le

* Voy. Ch. Robin, llist. mit. des végét. parasites. Paris. 1855, in-S», p. 26'^. C. RoDiN. — Microscope. 58

914 PRÉPARATION DES MYXOMYCÈTES.

môme aspect général, mais avoo quelques différences de l'orme, de volume, de pâleur qui leur font donner des noms spécifiques difféi^ents qui ne sont pas tous justifiés.

D'après M. Pouchet (1859-1864) et 11. Hoffmann, les levures longtemps regardées comme des Algues sont des conidies des mucorinées (v. p. 908, 909), et particulièrement des Mycéliums du Pénicillium glaucum, du Mucor raeemosus et de plusieurs autres Champignons analogues, qui se reproduisent à l'état mono cellulaire, soit par gemmation, soit par segmentation endo^iiorée (de Seynes), jusqu'à ce que se rencontrent les conditions nécessaires à leur évolution complète.

Dans le vin tourné, le dépôt ou la matière qui le trouble, quand elle n'est pas encore déposée, se compose de particules amorphes diverses et de beaucoup de filaments flexueux, large de 0'""',005 environ, de longueur très-variable, incolores^ ressemblant à ceux de quelques Hygrocrocis. On n'y trouve pas les cellules des levùres précédentes.

Des Trichiacés otc Myxomycètes.

928. Les Trichiacés, désignés par beaucoup de naturalistes sous le nom de Myxomycètes de Myxogaslres et de Mijcétozoaire , sont classés parmi les Champignons, Lycoperdacées. Leur mode de développement et de production des spores les éloigne pourtant de cette famille, et à bien des égards de tous les Champignons. 11 a fait penser qu'ils se rattachaient au règne animal , et ils ont , par celte raison, été désignés par de Bary sous le nom de MijcétozoairesAhis les Trichiacés sont néanmoins plus analogues aux Champignons qu'à aucun autre groupe d'êtres.

Les Trichiacés sont le plus souvent de petits Champignons gros comme une tète d'épingle dont les genres TInchia, Stemonites, Plujsamm , etc. , peuvent donner un exemple ; quelques-uns ont un plus grand volume, tels sont les Spumaria, Lycogala, JEthalium qui acquièrent une longueur de 1 à 30 centimètres. Us se montrent d'abord sous la forme d'une masse muqueuse comme une

gelée, molle et laiteuse.

A l'état de fructification, les Myxomycètes ne sont plus qne des conceptacles, des masses de sporanges. Us consistent en vésicules arrondies ou elliptiques, pédiculées ou non, qui atteignent de un à plusieurs mUlimètres de longueur; parfois et plus rarement, ils consistent en tubes cylindriques ou aplatis, couchés.

PRÉPAUATION DES MYXOMYCÈTES. 915

La cloison du réceptacle a quelque ressemblance avec une formalion cellulaire; elle montre, selon l'individu examiné, des couleurs rouge, brune, violette, ou est complètement incolore. Parfois la cavité centrale est remplie exclusivement de spores {Licea, Criharia); plus souvent elle contient, avec des spores, des tubes à parois délicates, appelés capillilium, anastomosés en forme de filet qui s'attachent aux parois de l'enveloppe.

Ces capillilium ont pour but de faciliter la dissémination des spores ; sous l'influencedu dessèchement.ils se redressent, sortent du conceptacleet viennent souvent former à la surface un riche réseau.

Les conceptacles aV/Ethaiium (fleurs detan) acquièrent de grandes dimensions, ils atteignent une longueur de plus de 30 centimètres, ont la forme d'une petite galette.

L'évolution des spores des Myxomycètes ne ressemble pas à celle des spores des Champignons; il en sort directement un petit corps muqueux de forme très-variable, auquel poussent des cils, comme aux zoospores, se coniractant et offrant alors un mouvement de reptation analogue à celui des Amibes ; les cils disparaissent bientôt, le corps s'accroît en une masse muqueuse de plus en plus étendue, irréguliére, que de Bary désigne sous le nom de Plasmodium.

Ainsi, la galette à' JEthalium, dit de Bary, n'est aulre chose, qu'un tissu formé par les conceptacles de Physarum, mais entouré d'écorce calcaire. Enfin, les réceptacles de Lycogala ont au dehors la plys grande ressemblance avec certains Gastéromycètes.

Les spores des Myxomycètes sont tantôt réticulées, tantôt parsemées de verrues comme celles des Truffes, parfois aussi elles sont lisses. Elles sont capables de germer dès leur émission, mais elles peuvent aussi être gardées pendant plusieurs années dans un endroit sec sans rien perdre de leurs propriétés.

Lorsqu'on place une de ces spores dans une goutte d'ea , ses enveloppes éclatent et livrent passage à une masse protoplasmalique arrondie, sans enveloppe, qui s'allonge, se munit à sa pointe d'un cil long et entre en mouvement ; c'est une zoospore libre. Aune époque plus ou moins reculée, les petites masses de proloplasma ou zoospores se rencontrent, perdent leurs cils se fondent l'une dans l'autre; il en résulte un corps doué de mouvements sarcodiques, qui se fond avec un autre et reconstitue l'état primitif en évoluant.

l'HÉPARATIOIS DU TISSU DES LICHENS.

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