‹ Traité du microscopeChapitre 519 sur 578 · Eguisetaria Infida · texte numérisé non relu

Eguisetaria Infida

Fig. 10. — Fragment du même

(id.)

Fig. 11. — Trachearia anmdata.

Fig. 12. — Fragment du même (grossissement

plus considérable). Fig. 13. — Scalaria rapida.

Fig. 14. — Fragment du même.

Fig. 15. — Biserialia impatiens.

Fig. 1 6. — B . Serpens.

Fig. 17. — Fragment du même.

Fig. 18. — Precatoria luciia.

Fig. 19. — Fragment du même.

bulatoriées seules paraissaient n'avoir aucunement souffert, et continuaient à circuler dans les gouttes d'eau placées sous l'objectif du microscope.

945. Les Diatomées {Gomphonema, Coceonema, Eunotria, Fraqilaria) se multiplient par conjugaison'. Le phénomène, pour être observé, exige l'emploi d'objectifs grossissants de 400 à 600 diamètres. Dans les premiers, les surfaces concaves des frustules conjuguées sont presque immédiatement appliquées l'une contre l'autre. De chacune de ces surfaces s'élèvent peu à peu deux petits mamelons qui se rencontrent avec deux mamelons semblables émanant du

« Thwaities, Sur la conjugaison des Diatomées {Annales des sciences nalu-

044 PHÉI'ARATIOÎS DES DIATOMEES.

Iruslulc opposé. Ces mamelons sont l'origine de deux tubes de communications qui se forment par abouchement des extrémités qui s(! rencontrent. Une fois cet abouchement opéré, le conleim (endochrome) des deux fruslules se mélange et produit deux masses d'abord irrégulières placées entre les frustules. Bientôt ces masses se recouvrent chacune d'une membrane lisse et cylindrique. Ce sont alors de jeunes sporanges qui s'allongent peu à peu eu conservant une- forme à peu près cylindrique, jusqu'à ce que leur dimension excède de beaucoup celle des frustules qui leur ont donné naissance. Lorsque enfin ces organes sont arrivés à maturité, leui' surface devient striée transversalement comme celle des frustules. Vers l'époque où a lieu le mélange du contenu des deux frustules conjugués, ceux-ci se divisent longitudinalement en deux moitiés, au niveau de deux mamelons qui sont l'origine des tubes de communication des endochromes. Us restent d'abord réunis par une membrane très-délicate, qui ne tarde pas à disparaître.

UQ. Préparation. — L'alcool crèosoté (voyez p. 374-375) sera choisi pour préparer les Diatomées filamenteuses {Fragilaria, Himaniidium, Diatoma), les stipitées {Go7nphonema, Licmophora, Achnanthes) , ou celles qui sont renfermées dans un tube, comme les Schizonémées dont on désire voir la disposition naturelle. Mais il est indispensable pour les détails des fruslules qui donnent les caractères distinctifs des espèces d'en avoir des préparations à sec et au baume, faites après avoir soumis à l'ébullition les frustules dans 1 acide qui enlève la matière interne qui nuisait à leur transparence.

Les Diatomées fossiles sont ordinairement assez pures pour qu il suffise souvent de les soumettre simplement à un lavage preli-

mniaire.

Après avoir déposé au fond d'un tube un petit amas de Diatomées, aros comme une lentille, on verse dessus environ un centimètre cube d'acide azotique, ou, mieux encore, d'un mélange, a volume éc^al, de cet acide avec de l'acide hydrochlorique. On porte a l ebull tion pendant une minute environ. On rempLt le tube d eau distillée, et on laisse reposer. Quand l'eau est deveiuie hmpid t qu'un dépôt blanchâtre s'est formé au fond, on décante, sans lai ser sortir les carapaces des Diatomées qui sont au-dessous; on lenouvelle l'eau et les repos, lavages et décantations jusqu a ce que eau n'ait plus de traces d'acide. Le dépôt est alors versé dans une pe Ue apLle. On le répartit ensuite sur des lamelles mmce - On laisse sécher nalurellemenl ces lamelles chargées de valves

PRÉPARATION DES PSOROSPERJIIES. 945

de Diatomées, ou l'on hàle leur dessiccation avec la lampe.

Si l'on veut une préparation à sec, il suffit de placer les Diatomées sur un porte-objet de superposer le couvre-objet et de l'y luter. Ces procédés ne donnent jamais des Diatomées aussi transparentes que celles qui ont bouilli dans l'acide, et, dans le baume, elles conservent souvent des bulles d'air.

Plusieurs Diatomées fournissent des iest-objets (voy. p. 543). Ces préparations doivent être faites à sec avec des carapaces bouillies dans l'acide, lavées avec soin et bien desséchées. Le baume, comme on le sait, donne trop de transparence aux valves, et, en détruisant quelques ombres, rend difficile à reconnaître la présence des slries même lorsqu'on emploie l'éclairage oblique. (De Brébisson.)

Pour la préparation au baume du Canada, on humecte la lamelle chargée de Diatomées d'une ou deux gouttes de benzine, et, plaçant un petit morceau de térébenthine sur le milieu du porte-objet, on chauffe en dessous doucement avec la lampe. Quand le baume est fondu, on pose dessus la lamelle mince humectée de benzine, de manière à ce que les Diatomées se trouvent en contact avec le baume. On continue à chauffer, puis on laisse un peu refroidir, et alors on appuie sur la lamelle, de manière à faire sortir les bulles. Il ne reste plus qu'à enlever l'excédant de térébenthine et à netloyer la préparation avec de l'alcool. (De Brébisson.)

Si l'on a recueilli une trop petite quantité de Diatomées pour les soumettre à ces manipulations, on peut les calciner sur une lame de platine et ensuite les placer sur le porte-objet.

Quand elles sont sur la lamelle de verre, il est possible encore d'opérer immédiatement la calcination en portant cette lamelle sur la plaque de platine qu'on fait rougir à plusieurs reprises dans la fiamme de la lampe à alcool.

ABT. V. — DE l'emploi DU MICROSCOPE DAiNS l'ÉTUDE DES PSOROSPERJIIES.

947. Les psorospermies sont des organismes parasites que J. Millier a découverts sur divers poissons d'eau douce.

Presque tous les observateurs, les placent dans le régne animal et Leydig et Lieberkûhn ont cherché à les faire entrer dans le groupe des Grégarines. Mûller, Betzius (1 840) et moi (1853) les avons rangée parmi les algues parasites près des Diatomées et des Melosirées d'où le nom de pseudo-navicelles qui leur a été parfois

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