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EXAMEN DE LA POURRITURE DES PLANTES

Certains fruits, tels que le concombre, et certnines plantes grasses, le Stapelia entre autres, opposent à l'inoculation un suc gommeux très-abondant, qui sort par la petite plaie de l'inoculation et entraîne les spores au dehors; en chauffant fortement le point à inoculer, les spores y restent alors,] germent, et le mycélium se propage de là dans toutes les parties saines. L'envahissement de la pourriture causée par les mucédinées est subordonné à l'introduction dans les tissus des spores ou des filaments qui en proviennent , au sein desquels le microscope les montre aisément, en les préparant comme on le fait pour les tissus sains. Un Helmintliosporium, qui se développe sur la carotte, la réduit à un putrilage noirâtre; un Selenosporium ? (Corda), observé sur le concombre et qui peut être propagé sur ce fruit et sur d'autres, donne une belle couleur rouge à la chair du concombre, tandis que la pourriture déterminée sur celui-là par un Pénicillium ou par un Mucor n'a point de coloration particulière ^

977. Les préparations destinées à l'étude de ces lésions se font comme celles qui concernent l'examen de la structure normale des parties affectées. (Voy. p. 830.) L'observation des mycéliums exige souvent l'emploi de grossissements de 400 à 600 diamètres; il faut par conséquent avoir soin de couvrir l'objet avec une lamelle trèsmince. Il est souvent utile de faire deux préparations que l'on compare, l'une de l'organe- malade et l'aulre du même organe pris sur une plante saine. (Y. aussi p. 906.)

978. MM. les professeurs H. Lebertet Cohn, deBreslau, onteu occasion d'observer un nouveau cas de putréfaction du tissu cellulaire causée par une PeronospoTO, pendant l'hiver de 1867 à 1868. sur des Cereus cjiganteus et des Melocaclus qui commençaient à se putréfier sans cause apparente. Tandis que l'épiderme épais du Cactus ne subissait aucun changement notable, le tissu cellulaire sous-jacent montrait une décomposition complète avec ramollissement de la substance intercellulaire, de façon qu'il était facile d'isoler les cellules du parenchyme. Le contenu de ces cellules, larges d'envn-on O-""' 15 était mortifié, brun, la membrane était ramollie, en partie même dissoute, de façon que le tissu cellulaire paraissait tout à fait diffiuent dans les préparations microscopiques, et que les beaux amas de cristaux d'oxalate de chaux et les grains composés d ami-

i Voy. Davaine, Sur la pourrUurc des fruits [Journal d analomie et de physiologie. Pai-is, 18G7, in-8°, p. 101 et Académie des sciences, août 1800).

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