EXAMEN DE LA POUIUUTURK DES PLANTES
don sortis des cellules se trouvaient libres sur le porte-objet. En général, la plante est mortifiée jusqu'à la racine.
l orsqu'on garde ces Cactus dans l'air humide, sous une cloche en verre, on voit bientôt de la moisissure apparaître au dehors, d'abord par taches isolées, puis sur toute la surface de l'épiderme.
Sous le microscope, des fragments de parenchyme du Cactus malade, montrent la présence d'un mycélium développé à travers tout le tissu cellulaire, mycélium composé de fils unicellulaires très-longs et minces, ondulés, de calibre égal ou inégal, remplis de vésicules ou de gouttelettes incolores, se divisant presque à angle droit, sans distance régulière, sur le trajet du fil principal; ces rameaux ont presque le même calibre que les fils principaux; les rameaux envoient à leur tour aussi et presque à angle droit, des ramuscules. En général, les fils du mycélium n'offrent point de cloisons ; leur largeur est en moyenne de 0'"",004' à O-^-^jOOe.
Au premier abord, il semble que les rameaux du mycélium pénétrent dans l'intérieur du parenchyme du Cactus, mais, en examinant de plus près, et par diverses méthodes, on voit qu'ils se trouvent seulement entre les cellules, dans les espaces intercellulaires qui forment un système continu de canaux dans le tissu du Cactus. Nulle part ces observateurs n'ont vu pénétrer le mycélium dans l'intérieur d'une cellule. (Voy. p. 695.) Déjà, à l'œil nu, on voit dans le tissu brun et putréfié du Cactus des taches plus foncées, que l'on reconnaît sous le microscope comme des amas à'Oospores.
11 se forme sur les fils du mycélium des ramuscules courts et étroits qui offrent un renflement à leur sommet formé des vésicules à tige courte, et qui se remplissent si complètement d'un plasma granuleux qu'elles en deviennent opaques. A côté et audessus de ces organes globuleux, qui sont des Oogones, naissent des ramuscules fins du mycélium, qui serpentent et qui, avant de se diviser en ramuscules courts, entourent étroitement l'oogone. Ces organes sont les Anthéridies, et l'on trouve autour de tous les oogones de ces anthéridies qui leur sont étroitement accolés pour opérer la fécondation. On voit partir du renflement terminal de l'anthèridie des tubes fécondateurs en forme d'entonnoir, qui approchent directement l'oogone. L'oogone non fécondée est remplie d'un protoplasma jaune, paraissant grisâtre par son opacité, tandis que celle qui est fécondée est brune, le protoplasraa de son intérieur se transformant en une oospore parfaitement sphérique, en-
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lourée d'une meinbcaiu' épaisse, lisse, brune, à double contour, cl qui esl une spore durable. Son diamètre varie de 0""",02 à Û""",027; on moyenne il est de 0""",024.
Le duvet blanc des Cactus malades se compose de filaments du mycôHum de l'intérieur, qui est soi ti à travers les ouvertures en fente de la surface ; ces fils se répandent sur la cuticule et s'y fixent au moyen de petits ramuscules qui partent à angle droit. De ces rameaux se lèvent des sporophores {Fruchttrœger} sous forme de hypiies unicellulaires, qui souvent s'accolent à la cuticule et offrent au sommet un petit rendement pyriforme, qui grandit peu à peu et se remplit d'un plasma jaunâtre, et finit par se séparer, par une cloison," du fil qui lui a donné naissance. Ce sont là les corpuscules qui opèrent la propagation non sexuelle de cette Peronospora, corpuscules que de Bary désigne, pour la Peronospora devastatrix, comme des Sporanges, que l'on désignerait peut-être mieux comme Conidies. Au-dessous de la conidie, le fil continue à croître latéralement, pour offrir à son sommet de nouveau un renflement qui forme une seconde conidie, et ce genre de développement peut se répéter plusieurs fois.
La maladie provoquée par la Peronospora cactorum, Lebert et Cobii, ne paraît pas fréquente. Les Cactus malades ou. putréfiés par d'autres causes offrent surtout des Mucorinées, des Pénicillium, des Fusispories, des Cladospories, et les commencements de diverses Sphœriacées qui se montrent plus lard avec leurs fruits à la surface des Cactus morts ; leur mycélium se compose ordinairement de fils bruns, multicellulaires, qui pénétrent dans les cellules, du Cactus mort et contribuent à sa destruction ultérieure. Mais ces champignons ne sauraient être envisagés comme cause de la maladie de ces Cactus; ils constituent bien plutôt des champignons épigénétiques qui accompagnent ordinairement la putréfaction. (Lebert etCohn, Journal d'anat. et dej^hysioL, 1870,)