‹ Traité du microscopeChapitre 534 sur 578 · EXAMEN DES CORPUSCULES DE LA PÉBRINE · texte numérisé non relu

EXAMEN DES CORPUSCULES DE LA PÉBRINE

existence chez d'assez nombreuses espèces appartenant aux diverses h eS des Articulés. Balbiani les a observés dans des Araclnndes et'quelques petit. Entomoslracés des eaux douces, où ils oflrent un onne entièrement analogue à celle des Psorospermies des Bombyx, malgré la différence des milieux où v.venl^ces animaux. Les Psorospermies abondent aussi dans beaucoup c e Myriopodes.

985 Ces Psorospermies se développent dans 1 intérieur d une masse" de sarcode, véritable spore mobile qui s échappe à certains moment de 1 intérieur du corpuscule pour aller P-Pager - o^^^ d nouvelles générations de Psorospermies. Quelquefois, au lieu de former un amas plus ou moins délimité, cette masse sarcodique Génératrice s'insinue sous forme de végétations ramifiées entre les Iléments des tissus qui paraissent ainsi comme plongés dans une sorte de gangue amorphe et homogène, dont il est alors souvent difficile de reconnaître la véritable nature, lorsque les Psorospermies ne sont pas encore arrivées à leur entier développement. On le comprendra facilement, si l'on considère qu'un seul corpuscule lono- de 0°"»,004, peut se transformer en un globule plusieurs centaines de fois plus volumineux, développant dans son sein des milliers de nouveaux corpuscules, c'est-à-dire de nouveaux individus Psorospermies. C'est ainsi que, chez la Pyrale citée plus haut, 0 ces globules atteignent jusqu'à 0-",40 et deviennent par conséquent visibles à l'œil nu. Chez les Bombyx, ils offrent des dimensions beaucoup moindres, mais toujours relativement considérables, eu égard à la petitesse des corpusules qui leur donnent naissance.

Les œufs sains des Bombyx offrent toujours une réaction légèrement alcaline. En examinant à contre-jour les bandes de papier bleu de tournesol sur lesquelles on a écrasé des œiifs malades, on peut y reconnaître parfaitement les taches rouges qu'ils y ont produites. Ce moyen est même préférable à l'examen microscopique des Papillons souvent appliqué par M. Pasteur pour distinguer la graine saine de la graine malade.

Les corpuscules que l'on observe daus la maladie décrite sous le nom de pébrine chez les vers à soie ne sont pas des éléments anatomiques provenant de l'altération des parties fluides ou solides de leur économie, mais bien des Psorospermies, c'est-à-dire des espèces végétales parasiliques que l'on rencontre, en outre, chez un grand nombre d'autres Insctes et Articulés.

A la manière de la plupart des autres parasites animaux et végé-

Page 1