PRÉPARATION DES CORPUSCULES DE LA PÉIÎRINE
taux, CCS corpuscules ne consliluent une cause de danger pour la santé ou même pour la vie des individus chez lesquels ils se développent qu'à la condition de leur multiplication excessive, qui alors entraîne des désordres fonctionnels graves dans les organes qu'ils ont envahis.
Les œufs provenant de Papillons psorospcrmiques ont une réaction acide, qu'ils renferment ou non eux-mêmes des Psorospermies entièrement développées. Le degré de cette acidité a paru être en raison directe de l'abondance de ces parasites chez les femelles dont les œufs élaient issus. M. Balbiani a examiné comparativement les mêmes éléments provenant de Papillons parfaitement sains, dans lesquels le microscope ne pouvait découvrir aucun parasite, et ces derniers, loin de manifester de l'acidité, ont constamment offert, au contraire, une légère réaction alcaline. Si d'autres faits ne viennent pas infirmer la généralité de celte observation, elle paraît destinée à acquérir une grande importance pratique, en fournissant un moyen aussi simple que sûr de distinguer la graine saine de la graine malade. (Balbiani, Journal de l'analomie et de la physiologie. Paris, 1866, p. 599.)
984. On sait, depuis les travaux deCornalia, Osimo, Pasteur, etc., # que les corpuscules ou psorospermies de la pébrine (fig. 296) peuvent se présenter dès le moment de la ponte dans les œufs qui proviennent de papillons malades, et qu'ils transmettent le germe de la maladie aux vers qui éclosent de ces œufs.
Ils sont d'abord libres comme les granules vitellins eux-mêmes auxquels ils sont mêlés, et qui composent, avec la petite quantité de liquide albumineux dans lequel ils sont suspendus, tout le contenu de l'œuf à cette époque. Mais, plus tard, vers le cinquième ou le sixième jour après la ponte, ces granules s'agglomèrent en masses plus volumineuses, dans lesquelles apparaissent bientôt un ou plu- 'sieurs noyaux transparents et qui se caractérisent, par conséquent, • comme de véritables cellules dans lesquelles sont aussi renfermés les corpuscules psorospcrmiques (lîg. '294, p. 9-47). La connaissance de ce siège domine toute l'histoire de la propagation de la maladie dans l'intérieur du ver, dont la vie est ainsi frappée à sa source.
A mesure que les substances albuminoïdes et graisseuses du vitellus sont absorbées par les parois de l'estomac, pour les besoins de l'accroissement de l'embryon, les psorospermies devenues libres se trouvent en contact immédiat avec la membrane épithéliale qui