‹ Traité du microscopeChapitre 536 sur 578 · PRÉPARATION DES CORPUSCULES 'DE LA PÉBRFNE. 'J · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DES CORPUSCULES 'DE LA PÉBRFNE. 'J

tapisse la face interne de cet organe. Elle est bientôt franchie, et

CflTTLCY se

Pig. S9G. —a.b.c. Psorospermies tlii ver à soie, dites coi'puscules vibianls, superposées grossies 1,700 fois. a. Leurs formes les plus liabituelles. b. Formes que l'on trouve souvent mêlées aux précédentes. Avec de très-forts grossissements et les meilleures lentdies, on parvient à apercevoir une ligne longitudinale saillante sur un grand nombre d'entre elles, (flompai'ez ABC qui représentent des psorospermies vues chez une Pyrale.) Longueur des corpuscules —:o,00-!S à 0,0055 de millimétré ; largeur -- 0,0014. c. Formes anormales résultant de la soudure fortuite, plus ou moins intime de deux ou de plusieurs corpuscules pendant leur développement. Ce sont ces formes qui ont fait admettre par M. Lebert et d'autres observateurs à la reproduction des corpuscules par scission. Elles sont très-rares relativement aux formes a et b. — n, p. Psorospermies dans l'intérieur des cellules vitellines où elles sont tantôt éiiarses et mêlées aux globules huileux vilellins, comme en et tantôt disposées par groupes lormés d'un plus ou moins grand nombre de corpuscules réunis par une substance homogène ou légèrement granuleuse qui n'est autre chose que la gangue, ou le plasma au sein de laquelle se dévelopjient les psorospermies. n. Noyau de la cellule vitelline (grossissement de ôaO). — x. y. Psorospermies aux différentes phases de leur évolution telles qu'on les rencontre fréquemment mêlées aux formes parfaites de la li"ure abc lorsque leur multiplication est très activc, par exemple chez les jeunes vers qui 'naissent a l'état corpuscnleux et chez ceux auquels on a inoculé la maladie en leur donnant à manger des feuilles corpusculeuses. x. Taches claires, arrondies, qui sont probablement des vacuoles intérieures. - M P S. Partie moyenne do l'intestin d'une petite chenille An Gastropacha nenslria rendue arlillciellenient corpusculousn. (In voit sous la séreuses, et dan., l'intervalle des fibres musculaires longitudinales de nombreux amas lormes par des psorospermies à dilïérenis degrés de développement. P, P. Masses de matières psornspenniques homogènes dans quelques-unes desquelles des p'^orosuermies conimencent à se former. P', P". ..\mas psorospermiqucs arrivés à maturité et contenant des parasites à l'état parfait. S. Enveloppe séreuse de l'intestin. M. Couche des nbres musculaires transversales. M'. Couche des fibres musculaires longitudinales

08G PRÉPAIIATION DES CORPUSCULES DE U PÉBRINE.

on les trouve par milliers dans l'intôrieur do ces cellules où ils se inulliplicnl d'une manière prodigieuse. Les autres portions du tube digestif et ses principales annexes glandulaires, les vaisseaux malpighiens, sont envaliics de proche en proclio et remplies de corpuscules. Les muscles, le système nerveux, la tunique pèrilonèale des trachées, les organes sécréteurs de la soie^ ne tardent pas a l'être consécutivement suivant leur plus ou moins grande proximité du centré qui a servi de point de départ à l'invasion.

L'embryon introduit sans cesse dans son intérieur de nouvelles quantités de parasites en absorbant le vitellus placé en dehors de lui. L'intestin s'en trouve bientôt littéralement rempli ; aussi en rencontre-t-on toujours des masses considérables mêlées au méconium noirâtre qui compose les premiers excréments que le ver rejette après avoir quitté l'œuf. Ces excréments, répandus dans la litière et sur la feuille qui sert de nourriture aux vers, sont mangés avec celle-ci et constituent la principale voie d'infection pour les individus demeurés jusqu'alors ti l'état sain.

985. Lorsqu'on soumet les matières formant le contenu intestinal à l'inspection microscopique, on les trouve composées : 1° d'une substance formée de petites granulations moléculaires qui n'est autre chose qu'un produit de sécrétion des glandes gastriques, et qui, colorée en rouge plus ou moins intense au moment où elle est versée dans la cavité stomacale, prend promptement une teinte foncée violacée ou brunâtre : cette matière peut être physiologiquement comparée au méconium que les jeunes d'un grand nombre d'autres animaux rejettent après la naissance ; 2° de fragments irré-

(Grossiss.. 230 diamètres). - ABC. Psorospermies prises dans des sphères au nombre de quinze à vingt dans un papillon du Pyrahs vindana, d ou elles se som échappées lors de l'ouverture de la cavité abdominale. Ces sphères, ont un àm^^^^ àe 0-.25 àO--,40. Ellesontune grande analogie avec les psorosperm.es que 1°" t;»"!^* sur les branchies el dans différents organes des poissons d'eau douce. Elles Piesentenl une forme elliptique légèrement aplatie el leur bord est parcouru P^»; ""^^ lante qui semble produite par la juxtaposition de deux ^'^l^es comme cl ez les psoro spermi^es des poissons. De plus, elles offrent, comme ces dermeres. la.Uo de^^ grains -éminés brillants placés à une de leurs eNlrémitcs. tantôt quatre giains sembla bles disposés par paires au. deux bouts du corpuscule. Ni 1-

solutions acides fiibles ne les modilient d'une manière sensible; ^f^^f, ^'I"^;^;^ . minutes de séjour dans Veau salée, ils prennent un aspect br.Hanl e omogene tout a fait semblable à celui que présentent normalement les ««^^"^'l"'?^^^^'' '^^^'J (Balbiani). - A. Psorospermies de la Pyrale vues de face. - B, B; Les >™^^^^ par leur bord. - C,C,C. Changements d'aspect prodmls par Veau salée. (Giossissement •1,500 fois. D'après Balbiani.)

1 En examinant les corpuscules dans l'intérieur des cellules des organes sécréteurs de la soie, grâce à la transparence et à la grandeur de ces éléments, on peut aisément les y observer à (ontés les phases de leur développement.

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giiliers de la coque de l'œuf rongés et avalés par le ver au moment de l'éclosion et bien reconnaissables leur aspect réticulé ; 3» enfin les corpuscules caractéristiques do la maladie ou psorospcrmies, sont mêlés en plus ou moins grand nombre aux parties précédentes chez les vers malades.

Ces mêmes parties se retrouvent aussi dans les premiers excréments rendus par le ver après son éclosion. Elles forment alors de petites masses solides et noirâtres, qui se délayent facilement dans l'eau en se résolvant en fines granulations d'une couleur foncée. Quand le ver a commencé à manger, elles sont plus ou moins mêlées de détritus végétaux qui leur communiquent une teinte verdâtre ; mais même après que les fèces ont pris leur caractère ordinaire, celles-ci peuvent pendant longtemps encore renfermer des corpuscules plus ou moins nombreux. II en résulte que l'examen microscopique des fèces et surtout du méconium fournit un moyen de reconnaître pendant la vie et aussitôt après l'éclosion si le ver est corpusculeux ou non.

La maladie, peu accusée encore et partant difficile à reconnaître dans l'œuf, s'est, au contraire, singulièrement développée au moment de l'éclosion ; il en résulte que les corpuscules, dont le nombre s'est accru dans la même proportion, peuvent être alors facilement constatés, même par l'observateur le moins habitué à ce genre de recherches.

Pour employer le moyen d'appréciation de l'envahissement parasitaire, reposant sur l'examen des petites chenilles, il suffit de mettre en incubation, plus ou moins longtemps avant l'époque où les éclosions se font en grand pour les éducations, une petite quantité de la graine dont on se propose de reconnaître la qualité et d'examiner les vers qui en proviennent. Voici un procédé aussi sûr que rapide pour constater la présence ou l'absence des corpuscules chez ces derniers. Avant d'être portée sous le microscope, la petite chenille est placée dans une goutte d'eau, sur une lame de verre, et recouverte d'une lamelle mince de la même substance. Puis, à l'aide d'une aiguille ou de tout autr.' pointe rigicle, on exerce une pression sur la lamelle précédente, à l'endroit correspondant à la partie postérieure de la tête de l'animal. Cette pression a pour effet de rompre le tube digestif à sa partie antérieure et de chasser brusquement à travers l'ouverture anale la portion postérieure de l'intestin rompu. En sortant, celle-ci se retourne comme un doigt de gant, en entraînant au dehors les tubes qui prennent leur insertion

988 tXAMEN DES AUTICULÉS PARASITES DES PLANTES.

sur elle, et souvent aussi une portion [)lus ou moins longue des vaisseaux sécréteurs de la soie. A l'aide de cette petite manœuvre, les organes les plus chargés des corpuscules viennent, pour ainsi dire, s'offrir d'eux-mômos aux regards de l'ohsorvaleur. De plus, l'estomac s'est en même temps vidé d'une plus ou moins grande partie de son contenu dans l'eau environnante, où l'on voit aussitôt ilotter, mêlés aux granulations du méconium, de nombreux corpuscules, si l'on a affaire à un ver malade. (Voy. Balbiani, Journal de l'anatomie et de la physioloçjie. Paris, 1807, p. 265 à 275.)

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