CHAPITRE VI
Recherche des articulés parasites des plantes.
986. Le nombre des articulés microscopiques dont la présence sur les plantes ne peut être déterminée qu'à l'aide du microscope est considérable. Ce ne sont naturellement pas toujours dés animaux parfaits, mais des œufs ou leurs coques, des larves, des enveloppes provenant des mues, des soies filées comme cocons ou toiles de protection, qui forment des amas ou productions de configurations les plus diverses d'une espèce à l'autre, dont la nature ne peut être fixée qu'en tes examinant sous des pouvoirs amplifiants plus ou moins considérables.
Si ces productions, quelles qu'elles soient, sont pulvérulentes, il faut les préparer comme toutes les matières qui doivent être soumises à l'examen sous de forts grossissements, sauf à commencer par l'emploi de la loupe ou des faibles objectifs, pour arriver graduellement à d'autres plus puissants.
On procédera encore ainsi, même quand il s'agit des œufs d'insectes, d'araignées, etc., déjà apercevables à l'œil nu, parce que souvent il est nécessaire de les soumettre peu à peu à de forts objectifs.
Quant aux nombreux acariens, à divers états d'évolution, aux très-petits insecteê aptères ou autres, aux larves diverses qui vivent à la surface ou dans l'épaisseur des plantes, de leurs fleurs, des fruits des galles, on procédera à leur examen comme il a été dit plus haut (p. 750 et suiv.), en se guidant naturellemmt, pour l'étude de leur caractères spécifiques, sur les traités spéciaux d'entomologie.
987. Pour les coques de soies, les toiles d'araignées, etc., il faut les préparer, comme des parties filamenteuses quelconques, dans la
EXAMEN DES FILAMENTS DES ÉTOFFES. 08'J vcérine, et les observer avec un grossissement de 500 diamètres viron. La finesse de leurs fils, qui, dans certaines toiles d'araiées, descend h un millième de millimètre, leurs réactions en tant e substances azotées les feront aisément distinguer.