‹ Traité du palper adbominalChapitre 20 sur 43 · Traduction de M. Cliantreuil. Paris 1875, p · texte numérisé non relu

Traduction de M. Cliantreuil. Paris 1875, p

2. Eacgclog. des sciences méd. (Juill., p. 107, et août, p. 71.)

« Depaul écrit (1): « Il est bien entendu que pour poser un diagnostic précis.,, il faut que la malade présente les conditions les plus favorables, c’est-à-dire que la paroi abdominale soit mince, dépressible, etc. Quant à savoir si la tête est fléchie ou défléchie, le palper est muet... Pour la détermination des positions, le palper peut être mis à contribution ; c’est un moyen qui ne conduit qu’à des probabilités , le toucher seul permet d’affirmer le diagnostic. » Et plus loin, parlant de la version par manœuvres extérieures, le professeur de l’hôpital des cliniques ajoute : « Cette opération réussit rarement, car il est difficile de trouver réunies chez une même femme, les conditions favorables du côté de la mère et de l’enfant » (p. 25). En vérité, ces lignes semblent dater de l’autre siècle !

« Le palper nous sert à constater avec précision : le degré de développement delà matrice, sa situation ,sa forme; la nature de son contenu , la présence , la vie , le mode de présentation et même la position du fœtus.

« Pour le pratiquer nous faisons coucher la femme sur le dos et, pour que les parois abdominales soient bien relâchées, nous faisons relever un peu le thorax et fléchir les cuisses sur le bassin.

« Supposons d’abord qu’il faille reconnaître une grossesse douteuse, de 2, 3 ou 4 mois. On fera l’exploration le matin et la femme étant à jeun parce qu’elle a alors le ventre plus plat et plus souple. Après l’avoir fait uriner, on applique les doigts des deux mains immédiatement au-dessus du pubis et on les enfonce graduellement et doucement, pour ne pas provoquer de douleur ou la contraction des muscles abdominaux, aussi profondément qu’on le peut, L’utérus atteint, on le suit de

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