‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 125 sur 251 · Rogée, Congrès de Garthage, avril · texte numérisé non relu

Rogée, Congrès de Garthage, avril

Dans le premier cas, il s'agit d'un zouave atteint de cachexie palustre chez lequel on vit se développer d'abord une plaque gangreneuse au-dessous de l'ombilic, puis d'autres plaques g-angréneuses dans Faîne et dans l'aisselle du côté gauche. Le malade n'était pas diabétique, et l'autopsie ne révéla aucune altération du cœur capable d'avoir donné naissance à des embolies.

Le deuxième malade, cachectique palustre, âgé de 60 ans, présentait sur différents points du corps, au moment de son entrée à l'hôpital, des ecchymoses cutanées à peu près circulaires, de 3 à 5 cm. de diamètre, de couleur vineuse et sans empâtement sousjacent.

Un mois après l'entrée à l'hôpital, le malade fut pris subitement d'attaques épileptiformes , suivies de stupeur, de parésie du membre supérieur droit et de paralysie des lèvres.

c( Les ecchymoses cutanées se prononcent en certains points et les accès de fièvre reparaissent. Le 22 mars, à la suite d'un traitement approprié, l'état général s'est relevé, les phénomènes paralytiques ont disparu et l'aspect des ecchymoses cutanées s'est notablement modifié ; les unes ont été résorbées, d'autres se sont, pour ainsi dire, parcheminées; on trouve à leur niveau la peau épaissie €t bleuâtre, sans traces d'inflammation; une de ces plaques parcheminées occupe le relief de la lèvre inférieure ; enfin au bras :gauche, deux d'entre elles se sont transformées en eschares gangreneuses sèches situées l'une au-dessus de l'autre, au-dessous de la rég'ion olécrànienne; la plus grande a 3 cm. de diamètre; elles sont sur le point de se détacher. » (Moty, Gaz. des hop., 1879.) Le malade guérit.

Le D"" Avila Echeverria a observé aussi un cas de plaques gangreneuses cutanées dans le cours d'une continue palustre '.

M. le D"" Moty attribue ces gangrènes à l'accumulation des leucocytes mélanifères dans les petits vaisseaux, nous savons aujourd'hui que les hématozoaires du paludisme peuvent jouer aussi un rôle important dans la formation de ces thromboses.

IL Mala^dies intercurrentes. — Nous avons à étudier maintenant les relations qui existent entre le paludisme et quelques maladies : dysenterie, fièvre typhoïde, tuberculose, scorbut, etc. Les états morbides complexes qui résultent de la complication du paludisme

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