Maureau, Th., Paris, 1891, p
Le (loclcur Pommay ^ a signalé ririnocuité des marais des hauts plateaux du Sud Oranais.
E. Action des vents. Variations brusques de température. — Pauly fait remarquer que les localités bien ventilées sont en général salubres, tandis que les lieux bas, encaissés, dans lesquels l'air circule mal, sont souvent insalubres ^ C'est à Faction purifiante des alizés et des moussons que cet observateur attribue Tinnocuité des marais de Taïti, de la Nouvelle-Calédonie et des pampas de la Plata.
La théorie de Pauly est empreinte d'une évidente exagération ; à côté de localités insalubres dans lesquelles la configuration du sol et la richesse de la végétation mettent obstacle à la ventilation (jungles des Indes, savanes tremblantes de la Guyane, etc.), on en peut citer d'autres qui, dénudées et avoisinant le littoral de la mer, comme la campagne romaine, ne laissent rien à désirer à ce point de vue.
Nous avons vu d'ailleurs que le paludisme peut envahir des contrées autrefois épargnées (îles Maurice et de La Réunion) sans que ce changement dans l'état sanitaire s'explique par des modifications climatériques.
Lorsque nous nous occuperons des modes d'infection du paludisme nous aurons à rechercher quel est le rôle des vents dans la dissémination de la maladie au voisinage des foyers palustres.
Les variations brusques de température sont souvent la cause occasionnelle des accès de fièvre ; dans les pays palustres il importe donc de se mettre en garde contre ces variations.
F. Altitude. — « Le moyen de se soustraire aux maladies dans les pays chauds est, dit Lind, de se retirer sur les coteaux un peu élevés oh l'air soit tempéré ; cet asile propre à la conservation de la santé peut se trouver dans presque toutes les parties du monde. » {Op. cit., t. I, p. 278.)
Sur les collines ou les montagnes, sur les hauts plateaux, la température est plus basse que dans les plaines, les eaux ont un écoulement facile et rapide et forment rarement des marécages ; on s'explique donc que le paludisme n'aime pas les lieux élevés.
L'expérience a appris depuis longtemps aux populations des pays palustres cette influence heureuse de l'altitude.