Griesinger, op. cil., p
4. KoEBERLÉ, Soc. de méd. de Strasbourg, T" mai 1884. — Hartmann, Soc. de chir., 18 mai 1893. — G. Gangitano, Riforma 7ned., 3 août 1893. — Darfeuille, Th., Paris, 1894. — LiEFFRiiNG, Th., Paris, 1894. — Terrier, Soc. de chir., 11 avril 1894, et Gaz. des hop., 1894, n» 44. — 0. Vulpius, Dellrag z. klin. Chir., 1894. — Vignard, Gaz. méd. de Nantes, 1896. — A.-G. Olgiati, Th., Paris, 1896. — G. Nixni, Riforma med., o sept. 1896. — Catellani, Gaz. degli Ospitali, 1" janv. 1897. — Th. Jonnesco, Progrès médical, 20 mars 1897.
Jonnesco, de Bucharest, a cité 5 cas remarquables de splénectomies faites par lui, dans ces conditions, et suivies de succès ^ ; dans un de ces cas la rate pesait 5750 gr., dans un autre 4620 gr.
On n'a noté aucun efîet fâcheux consécutif chez les malades qui avaient subi avec succès la splénectomie.
D'après MM. Hartmann et Vaquez les modifications du sang chez ces malades peuvent se résumer ainsi qu'il suit : abaissement du chiffre de l'hémoglobine et lenteur de son relèvement, leucocytose lymphocytique tardive, leucocytose éosinophile modérée et très tardive ^
Jonnesco a constaté une augmentation passagère des globules blancs dans les premiers jours qui suivent l'intervention. Le nombre des hématies, qui était chez un des opérés de 2100 000 par millimètre cube avant la splénectomie, s'était relevé à 4 100 000 deux mois après, ce qui prouve que l'hématopoièse se faisait bien, malgré l'ablation de la rate ^
D'après Jonnesco l'urine deviendrait hypotoxique chez les malades qui ont subi la splénectomie. Avant de chercher l'explication de ce fait, il y aura lieu de le vérifier, et de s'assurer qu'il est constant.
On a vu (p. 296) que, au point de vue de l'infection palustre, l'ablation de la rate, loin d'être nuisible, semblait au contraire avoir des résultats favorables.
Chez quelques malades atteints d'accidents consécutifs à la torsion du pédicule de la rate, on s'est contenté de faire la laparotomie et de détordre le pédicule, mais la torsion se reproduit souvent, ce qui nécessite de nouvelles interventions.
Rydygier *, Zikow ^ et Bardenheuer "^ ont pratiqué la splénopexie, c'est-à-dire qu'à l'aide de différents procédés ils ont cherché à fixer la rate mobile, comme on fixe le rein mobile. La splénopexie est une opération trop nouvelle pour qu'il soit possible de la juger; elle paraît présenter plus de difficultés et de dangers que la splénectomie, dans le cas de rate mobile.
La laparotomie avec ou sans splénectomie a été pratiquée plusieurs fois avec succès j)Our des ruptures de la rate.
■1. Progrès viéd., 20 mars 1897.