‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 22 sur 251 · MiiHRY, I)ie geographisch. Verhaltnisse, ch. vi · texte numérisé non relu

MiiHRY, I)ie geographisch. Verhaltnisse, ch. vi

4. "W.-A. Hammond, A Trealise on hygiène. Philadelphia, 1863. — Bachon a cité également un fait qui semble démontrer que le germe du paludisme peut être transporté avec les fourrages provenant de localités insalubres. Rec. mém. de méd. milit., 1873, t. XXIX, p. 239.

J. Lemaire a étudié les org-anismes microscopiques qui se développent dans la vapeur d'eau recueillie au-dessus des marais; ses recherches ont été faites dans une des localités les plus malsaines de la Sologne connue sous le nom expressif de Tremble-Vif \

Lemaire constate que Fair de la Sologne contient des microphytes et des microzoaires en quantité plus grande que l'air de Romainville, localité salubre, et il admet que les microbes si nombreux dans l'air des contrées marécageuses sont la cause du paludisme, mais il n'incrimine aucune espèce en particulier.

En 1862 Salisbury examine dans les vallées de l'Ohio et du Mississipi de nombreux malades atteints de fièvre intermittente et il trouve dans les crachats, dans les urines et dans la sueur de ces malades de petites cellules végétales se rapportant au genre algues et à l'espèce palmelles ; ces cellules ne se rencontrent que dans la zone où régnent les fièvres, et leur présence est constante dans l'urine et dans la sueur des fébricitants -.

Salisbury décrit ainsi qu'il suit ces algues fébrigènes, qu'il désigne sous le nom de Gemiasma : « Plantes ayant l'apparence de cellules, consistant chacune en une paroi extérieure mince contenant un noyau rempli de petites spores soit simples, soit agrégées, se multipliant par dédoublement ou segmentation de la face externe d'une membrane mère et provenant de spores. Couleurs variées : rouges, vertes, jaunes blanches, plombées, etc.. Il y a plusieurs espèces qui semblent agir comme un poison malarial. Les plantes rouge-brique et plombées se trouvent principalement dans les sols riches en calcaire, pendant que les variétés jaune-verdâtre et blanches se rencontrent plus souvent dans les terrains dépourvus de calcaire. »

Salisbury retrouve les spores des palmelles sur le sol et dans les couches inférieures de l'atmosphère des localités palustres, et pour bien établir la relation qui existe entre les palmelles et le paludisme, il institue l'expérience suivante : il fait remplir six caisses en bois d'une couche mince de terre riche en palmelles, ces caisses sont transportées dans un lieu élevé, d'une salubrité parfaite et placées sur la fenêtre d'une chambre habitée par deux jeunes gens sains et bien portants. Au bout de quinze jours environ les deux jeunes gens ont des accès de fièvre tierce bien

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