‹ Traité du paludisme (volume 2)Chapitre 231 sur 251 · H. Henrot, Acad. de médecine, Ib oct · texte numérisé non relu

H. Henrot, Acad. de médecine, Ib oct

5. H. Henrot, De la prophylaxie des accidents paludiques dans les colonies, Acad. de méd., 24 sept. 1895 et 15 oct. 1895.

tiques jouaient peut-être un rôle important dans la propagation du paludisme, comme dans celle de la Olariose (p. 123).

On ne peut donc pas affirmer que l'emploi du respirateur serait efficace.

D'autre part les respirateurs présentent de graves inconvénients, surtout pour les soldats en campagne.

J'ai résumé ainsi qu'il suit ces inconvénients lors de la communication faite à l'Académie de médecine par M. Henrot.

« On comprend qu'on puisse tolérer, pendant la durée d'une autopsie, l'appareil qui est préconisé par M. Henrot; mais de là à imposer jour et nuit cet appareil à des soldats en campagne, dans les pays tropicaux, il y a loin.

« Je n'insisterai pas sur l'aspect singulier que cet appareil donnerait à nos soldats, ce qui le ferait difficilement accepter; ce n'est pas là l'objection principale.

« Il paraît évident que la respiration du soldat, qui a besoin de se faire largement, librement, pendant de longues marches et pendant les divers travaux qu'il faut exécuter en campagne, serait fortement gênée par le masque en question qui deviendrait bien vite intolérable et qui serait supprimé.

« Peut-être M. Henrot admet-il que son appareil sera porté seulement dans certains cas; mais il sera bien difficile de déterminer exactement ces cas, et il est à craindre que si la filtration de l'air ne se fait que d'une manière intermittente, elle soit inefficace.

« De plus, avec cet appareil, il faut inspirer par la bouche et expirer par les fosses nasales. Or, il serait bien difficile d'obtenir du soldat qu'il se conformât à cette règle, d'autant plus que, dans les pays chauds, quand on inspire par la bouche, la muqueuse buccale se dessèche, ce qui produit une sensation de soif extrêmement pénible. Il est recommandé, et avec raison, d'inspirer par le nez; l'air peut ainsi, en traversant les fosses nasales, se charger de vapeur d'eau et il ne dessèche pas la bouche, alors même que l'expiration se fait par cette voie.

« L'appareil imaginé par M. Henrot ne me paraît donc pas pouvoir être utilisé pour la prophylaxie du paludisme dans les armées en campagne. ' »

MM. Le Roy de Méricourt et Yallin se sont prononcés comme

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