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Fiff. 6.
Fausse nonane. Quelques doses de quinine ont été administrées les 26 et 27 juillet, 4, 5, 13 et 14 août.
s'accuse d'autant plus qu'on se rapproche davantage de l'équateur.
L'ancienneté de l'infection a aussi une grande importance; les fièvres de première invasion sont le plus souvent continues ou quotidiennes, surtout dans les pays chauds, tandis que lors des rechutes la fièvre prend le type tierce ou le type quarte; j'aurai l'occasion de revenir sur ce point quand j'étudierai la pathogénie des accidents du paludisme.
Tantôt les accès reviennent à la même heure, tous les jours (quotidienne), tous les deux jours (tierce) ou tous les trois jours (quarte), tantôt chaque accès avance ou retarde sur l'accès précédent; on dit alors que la fièvre est anticipante ou retardante.
Les différents types se transforment souvent l'un dans l'autre ; tel malade qui a eu d'abord des accès quotidiens, présente au bout de quelques jours ou de quelques semaines, lors d'une rechute de fièvre, des accès du type tierce.
Cette transformation se produit en général brusquement, comme cela se voit dans le tracé n° 7.
Il s'agit d'une fièvre intermittente contractée à Madagascar; les accès d'abord quotidiens prirent le type tierce, puis le type quarte * ; à la vérité on observe rarement ces trois types chez un même malade, surtout à des intervalles aussi rapprochés. Le malade n'était pas traité par la quinine, ce qui ne permet pas d'expliquer le changement de type par la suppression de quelques accès.
Il arrive quelquefois que, chaque accès revenant une ou plusieurs heures avant l'heure de l'accès précédent, une tierce se transforme progressivement en quotidienne. J'ai observé plusieurs exemples de cette transformation lente.
Dans la fièvre intermittente irrégulière les accès se produisent à
Fig. 7. — Fièvre quotidienne, puis tierce et quarte.
intervalles variables ; avant de déclarer que le type est irrégulier, il faut avoir soin d'examiner les malades pendant cjueiques jours en supprimant toute préparation quinique; il arrive en efTet que des malades se disent atteints d'accès de fièvre revenant d'une manière irrégulière parce qu'ils prennent de temps à autre des doses de quinine qui, insuffisantes pour couper la fièvre, suppriment quelques accès.
Un grand nombre de circonstances peuvent provoquer les accès; l'exposition au froid ou une station en plein soleil, la fatigue, les excès de toute sorte ont souvent ce résultat; le repos a un effet inverse ; il n'est pas rare de voir la fièvre intermittente disparaître chez les malades qui entrent à l'hôpital, sans qu'il soit nécessaire de leur prescrire de la quinine.
1. Je dois ce tracé à l'obligeance de M. le D'' Catrin. Voyez à ce sujet la communication de M. le D' Catrin à la Soc. méd. des hôp., 17 janvier 1896.
B. Heure des accès. — Il résulte des recherches de Maillot que dans les deux tiers des cas, les fièvres intermittentes, quel que soit leur type, ont leurs accès de minuit à midi, et que le maximum de fréquence des accès pour les quotidiennes et pour les tierces est à 10 h. du matin, le minimum de 9 h. du soir à minuit '.
Ces faits intéressants ont été confirmés par tous les auteurs qui ont entrepris de les vérifier, notamment par Finot, L. Laveran et Durand de Lunel.
« 226 fois pour les fièvres quotidiennes, 168 pour les fièvres tierces, les accès eurent lieu de 6 h. du matin à 40 h. ; 14 fois pour 'les quotidiennes, 50 fois pour les fièvres tierces, les accès survinrent après 10 h. du matin. » (L. Laveran, Docum. pour servir à rhistoire des maladies du nord de l'Afrique.)
A Tenès, sur 1545 malades atteints de fièvre intermittente régulière, 1195 eurent leurs accès pendant le jour, 119 le soir et 231 pendant la nuit ^
G. De r accès de fièvre intermittente. — Les accès ont les mêmes caractères, quel que soit le type de la fièvre.
L'accès régulier comprend trois périodes, connues sous les noms de stades de frisson, de chaleur et de sueurs.
L'accès est souvent annoncé par du malaise, de la céphalalgie, de la courbature, de l'anorexie; les anciens fébricitants ne s'y trompent pas, ils sentent venir la fièvre.
Le frisson qui marque d'ordinaire le début de l'accès est tantôt léger et court, tantôt violent et prolongé; il constitue alors la période la plus pénible de l'accès.
Le malade éprouve une sensation intense de froid; pour se réchauffer il se ramasse sur lui-même, il s'enfonce sous ses draps et surcharge son lit de couvertures et de vêtements; les dents claquent, le corps tout entier est secoué par le frisson; les secousses communiquées au lit sont parfois si fortes, que le bruit qui en résulte s'entend d'un bout à l'autre d'une grande salle d'hôpital.
La face et les extrémités sont pâles ou cyanosées, la peau présente à un degré plus ou moins prononcé le phénomène connu sous le nom de chair de poule.
La température des extrémités est souvent au-dessous de la normale au début du frisson ; quant à la température des parties centrales, elle est toujours fébrile; en plein frisson, alors que le