Martin Solon, Gaz. méd., 1848, p
4. Ascoli, 5" Congrès de la Soc. ital. de méd. int., Rome, 1892. — Dubujadoux, Arch. de méd. milit., 1892, t. XX, p. 447. Il est facile de constater la peptonurie dela manière suivante : On mélange 10 cm^^ d'urine (dépouillée d'albumine s'il y a lieu) à 20 cm3 d'alcool à 95°; le mélange louchit; lorsqu'il se forme un précipité grumeleu.x abondant on peut conclure à l'existence de la peptone.
o. Burdel, Union méd., 1859 et 1872.
fièvre intermittente, mais qu'elle constitue un accident rare et qui se rattache à des conditions spéciales de l'organisme.
Pour ma part j'ai recherché en Algérie, dans plus de 400 cas, la présence du sucre dans l'urine des malades atteints de fièvre intermittente et je n'ai jamais réussi à la constater.
A propos des complications je reviendrai sur les rapports du paludisme et du diahète (V. Ch. vn).
Les recherches de Brousse et celles de Roque et Lemoine tendent à démontrer que la toxicité urinaire est augmentée à la suite des accès de fièvre.
Brousse est arrivé aux conclusions suivantes \
1° Le coefficient urotoxique ^ calculé à l'aide de la formule de Bouchard, le coefficient moyen étant 0,464, s'élève pendant l'accès, et les efTets physiologiques observés sont ceux que l'on note habituellement après l'injection des urines : dyspnée, myosis, chute de la température, exophtalmie et de plus convulsions.
2° Cette toxicité est diminuée pendant la période de convalescence des fièvres intermittentes, très inférieure à celle des urines pendant l'accès, et en outre plus faible que celle des urines normales.
D'après Roque et G. Lemoine la toxicité urinaire s'élève dans une très forte proportion après les accès de fièvre palustre, et l'altération des reins et du foie augmente la gravité des accès en gênant l'élimination des produits toxiques ^
Baccelli et Pensuti ont constaté qu'il y avait en général augmentation de la toxicité des urines des malades atteints de fièvre palustre, mais que cette augmentation était très variable ^
Dans les urines de tous les fébricitants, on trouve une augmentation de la toxicité normale et des propriétés toxiques nouvelles, notamment la propriété convulsivante ^
N. Rechutes. Récidives. — Une première atteinte de fièvre inter-
1. Brousse, Soc. de méd. eL de chir. pratiques de Montpellier, 14 mai 1890.
"2. La quantité d'urine normale nécessaire pour tuer 1 kgr. d'animal est de 30 à 60 cm^. M. le professeur Bouchard a désigné sous le nom cVurotoxie la quantité d'urine nécessaire pour tuer 1 kgr. d'être vivant et sous le nom de coefficient urotoxique la quantité d'urotoxies que 1 kgr. d'homme peut fabriquer en 24 heures.
Soit un homme du poids de 60 kgr. qui rend en 24 h. 1200 cm-' d'urine dont oO cm3 tuent 1 kgr. d'animal, le coefficient urotoxique est de 1200 : 50 X 60 ^ 0,4.
L'urine doit être injectée dans les veines du lapin (veine marginale du pavillon de l'oreille).