nousskata medic.y 1894, n*" i2, 13 et
rate, placée sur sa face convexe, sur la table de ramphithéâtre, ne s'affaisse pas.
La capsule est le plus souvent enflammée ; il existe des plaques blanches, fibreuses, de périsplénite, qui ont quelquefois 2 ou 3 mm., voire même 1 cm. d'épaisseur; la capsule a, sur d'autres points, son épaisseur normale, ce qui permet de comprendre que la périsplénite ne soit pas un obstacle aux ruptures de la rate.
Le parenchyme splénique est dur, résistant; sur les surfaces de section on distingue des tractus blanchâtres formés par Tépaississement du tissu conjonctif .
Sur les coupes histologiques, faites au niveau des plaques de périsplénite, on constate que ces plaques se composent de deux parties distinctes : !• une partie superficielle, qui répond à l'enveloppe péritonéale et qui est formée par un tissu fibreux dense, à faisceaux parallèles, avec des cellules plates en petit nombre; 2® une partie profonde qui répond à la capsule proprement dite et qui se distingue de la partie superficielle, par la présence de fibres élastiques et par ce fait que les faisceaux fibreux s'entrecroisent dans tous les sens, au lieu de présenter une stratification régulière comme à la superficie. Au milieu des faisceaux fibreux on trouve des éléments embryonnaires en grand nombre.
De la face profonde de la capsule se détachent des tractus fibreux qui s'enfoncent dans l'épaisseur du parenchyme splénique; d'autres tractus fibreux suivent les vaisseaux. Il y a, en un mot, un épaississement considérable de tout le squelette fibreux de la rate, dont la structure devient par suite plus apparente qu'àl'état normal.
Les veines spléniques sont dilatées, gorgées de sang ; au milieu des hématies on distingue des éléments pigmentés en plus ou moins grand nombre. On trouve aussi du pigment en dehors des vaisseaux et quelquefois jusque dans les cellules plates du tissu conjonctif.
La paroi des veinules est épaissie ; les cellules épithéliales fusiformes qui constituent Tépithélium des veines spléniques s'hypertrophient et se multiplient.
La pulpe splénique proprement dite, comprimée entre les tractus fibreux et les vaisseaux dilatés, n'occupe en réalité, sur ces rates énormes, qu'une petite place ; les éléments lymphoïdes normaux sont peu nombreux ; le tissu adénoïde qui forme des gaines aux artérioles spléniques dans une partie de leur parcours, et les corpuscules de Malpighi, sont en général peu altérés.