‹ Traité du paludismeChapitre 18 sur 291 · Graves, Clinique, Irad. franc., t. 1, p · texte numérisé non relu

Graves, Clinique, Irad. franc., t. 1, p

lie de

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OU à peine iDclioée vers la mer, toute parsemée d'excavatit^ô'eT de foss4^8 que séparent îles élévations irrégulières, restes dégradés des/iosses' des anciens marais; l'eau stagnant partout, no pouvant s'écouler nulle part et se corrom[)ant, toutes sortes de déhrîs végétaux y pourrissant dans les chaleurs et répandant les miasmes les plus délétères. » (Rapport sur les marais salants. Académie de médecine, iSM).

Les environs de Bocliefort, naguère très insalubres, et les ré( (te Marennes et de Brouage ont été notablement assainis,

Les fièvres palustres sont encore communes en Vendée et la Loire-Inférieure, bien qu'en décroissance presque partout*.

Sur les bords du lac de Grand-Lieu, à Saint-Pbilberl de Graad^ Lieu notamment, le paludisme est moins fréquent qu'autrefois; le type prédominant est li? type tierce, mais on oiiserve aussi les autres types*.

A Macliecoul, l'endénio-épidémie palustre est très marquée de juillet â novembre, une moitié du canton est constituée eu effet par des marécages; la lisière du marais, la rive, comme on dit dans le pays, est la zone la plus dangereuse. Les accès ont souvent au début le ty]ie tierce, ils prennent ensuite le type quarte. Les accès pernicieux ne sont pas très rares et la cachexie palustre est frétiuente. Les enfants â grosse rate abondent dans la région '.

A Nantes et plus haut sur les bords de la Loire, les fièvres sont devenues beaucoup pins rares qu'autrefois.

A propos de Tours et de Saumur, je dois m'arrOter un peu à une assertion de Trousseau qui a été donnée comme un argument en faveur de In pluralité des parasites du paludisme.

a Tours et Saumur, situés l'un el l'autre sur la rive gauche de ia Loire, me paraissent présenter, dit Trousseau, les mêmes conditions climatolugiques et telluriques. Cependant, à Tours, on n'observe guèreque des fièvres tierces et les quelques cas de fièvre quarte que j'y ai rencontrés étaient chez des individus venus soit de Saumur, soit de Kocheforf, soit d'autres endroits où ils l'avaient contractée.

I . UniiA le» iiinrais saloiil» lic I'OiickI ou ilcmnc le nom île boisvs nu bouU lua tl en tflliis i|iii M'iHirciil les dilT^n-nb rnmptirlimi'nt! oei-uiio» pur l'ci

3. OausulUft iKitatnnioilt ; tlcuiifR, ïtv rimpaliidÎHmi^ dniis le* iiinrniti du la 1 VmiJm, Th, Paris, 1887-180».

:i. He[i3('ifriu'iiien[s fournisiiur le» D" CAii.i.tTKAU otP. Votir, dv Sniiil-Pliilbert du (irarirl-Lk'u.

4. Rrii^>>ij(ti>>iiii>n(ii roiirnis |iir le U' Voviii. tUt Machocmil: lurs il'uiii.- pxcufston

Il »ne

RÉPARTITION DE L'ENDÉMIë 39

tt Un des faits qui m ont le plus frappé est le suivant : 14 soldats casernes à Sauraur viennent à Tours déposer devant un conseil de guerre. Ils étaient depuis dix jours à peine dans cette dernière ville que 9 d'entre eux sont forcés d'entrer à Thôpital pris de fièvre quarte dont ils avaient évidemment contracté le germe à Saumur, puisque alors toutes les fièvres que nous observions chez les habitants de Tours et des environs revêtaient le type tierce. • (Trousseau, Clinique médicale, 3' édition, 1868, t. III, p. 427.)

Le D' Duclos, qui a occupé pendant de longues années la chaire de clinique médicale à TEcole de médecine de Tours, m'écrivait en 1897 : < La fièvre intermittente sévissait autrefois très fortement à Tours et dans les campagnes environnantes ; le type le plus généralement observé était le type tierce; le type quarte était beaucoup plus rare. » Il s'agit donc d'une prédominance du type tierce, notée dans beaucoup d'endroits, et non de l'existence d'un type de fièvre à l'exclusion des autres types. Aujourd'hui, la fièvre intermittente est devenue si rare à Tours qu'il n'est plus possible de faire des observations sur le type dominant; elle est inconnue dans la garnison ^

En ce qui concerne Saumur, Yvert constate que le paludisme se présente souvent sous la forme de fièvre rémittente ou sous la forme larvée à détermination névralgique ou autre '. Si le paludisme se montrait seulement à Saumur avec le type quarte, cette particularité n'aurait pas échappé à notre confrère.

En 18 années, on a observé à l'Ecole de cavalerie de Saumur 118 cas de paludisme, en excluant les cas contractés en dehors de la garnison. Simon classe ces cas de la manière suivante

Quotidiennes 55

Tierces 5

Double-tierces 1

Rémittentes, subcontinues 55

Pernicieuse 1

Fièvre larvée 1

On voit de quelle valeur est l'argument tiré de la prédominance des tierces à Tours et des quartes à Saumur.

1. Renseignements fournis par le D' Darricarèrb, médecin principal de Tarmée.

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