OO
nt ^
FifiT. XLV. — a-l. Ahëratiuns vamolairos (Ion hômuticN. mi-//. Altérations «les hrinatifN
proiliiitcs par la chaleur. Gro>s. UoO I) mvirun.
tenir surtout à ce que, dans ces pays, la peau est presque toujours couverte de sueur.
L'action de Teau est moins rapide ot moins profonde sur les hématies desséchées, lorsque la dessiccation date de plusieurs jours; néanmoins, quand on veut faire agir des solutions aqueuses sur du sang desséché, il faut toujours fixer au préalable les préparations.
La vulnérabilité des hématies augmente sensiblement chez les anémiques.
Dans certains cas d'anémie tjrave, les hématies s'agglomèrent dans les préparations; au lieu de globules empilés, on trouve (l(»s ilôts lobules jaunâtres.
Les hématies altérées des anémi(|ues montrent pres(|ue toujours, lorsqu'on dessèche le sang, des vacuoles ou mieux des taches claires qui sont dues, soit à une rétraction <le l'hémoglobine, soit
1. T. CoRONADO, Cronicn mtul'u'it-iiuinwijlrtt tir hi llahnwi, 18îW>. — Le Moine, Arch. de inM. nao.^ mars 1890, p. 217.
à une déchirure de rbématie; dans le premier cas, Féosine donne encore une coloration, très pâle il est vrai, au niveau de la tache claire ; dans le deuxième cas, après coloration par Téosine, la tache reste incolore.
Lorsqu'on dessèche ou lorsqu'on comprime ce sang malade, on produit les altérations décrites ci-dessus, mais avec une facilité d'autant plus grande que les hématies s'éloignent davantage du type normal.
C'est très probablement à des altérations des hématies des anémiques, produites mécaniquement, au moment de l'étalement du sang, qu'il faut attribuer la formation des corps particuliers sur lesquels MM. Sergent ont appelé l'attention*.
Chez les anémiques, et surtout chez les leucémiques, on rencontre souvent dans le sang des hématies nvcléées; le noyau de ces hématies qui ressemblent tout à fait à des hématies embryonnaires, est en général unique, mais quelquefois on trouve 2 ou 3 petits noyaux qui se colorent par le bleu de méthylène, comme les corps amiboïdes du sang palustre, et qui pourraient être confondus avec ces derniers ^
Les hématies nucléées, très rares en général dans le sang palustre, s'y montrent parfois en grand nombre. Dans le sang d'un malade qui avait été atteint, à Mayotte, de bilieuse héniofrlobinuri(|ue grave et ensuite d'une continue avec état typhoïde, j'ai trouvé de nombreuses hématies nucléées; les globules mononucléés dominaient, comme toujours, mais bon nombre montraient 2 ou 3 noyaux distincts ou des noyaux en voie de segmentation'. On reconnaîtra facilement aux caractères suivants les hématies nucléées des hématies envahies par les corps amiboïdes \
l°Les noyaux des hématies sont plus réguliers que les corps
1. Kl), et Kt. Sergent, Soc. dr Biologie, 14 janvior 1905. — C. Nicolle el C. Comte, Sdc, (le liiohijie, 0 mai 100.*). — A. Lavekan, OI»s(tv. au î*iijct des notes précédente*, Sor. (le liiiUiHjie, 13 mai 11)0.5.
2. IIaykm, op. cit., p. .*)4î), 820, 80."). — Eiiklicii, Sur les anémies graves, //" Congrh (le mM. interne, Leipzi^r, 1802. D'après Elirlicli, la prést^nee de globules rouges nucléés «le dimensions normales (normoblasies) indi(|nc un processus de réparation, (le reconstitution du sang. Lorscpron saigne coup sur coup des animaux, on voit apparaître un grand nombre de globules nucléés dans le sang. On comprend c|ue riiém«»globinurie cjui s'accompagne d'une destruction rapide et lrt*s considérable des globules roug(>s ail oussi pour efTel de faire a|)|)araltrc des globules nurlé('*s dans le sang.
3. Ces préparations m'avaient été envoyées par le D' Neiret qui a décrit ces bémalies nucléées comme des bématies envabies par des bématozoairt^s différents de ceux du paludisme. Arch. de inéd. nav., 1807, p. 4.53.)