LewKOWicz, Wiener kliii. \Vochen!*clir
4. LoNGUbT, I/élat sanitaire de l'armée russe, Àrch. de inéd. milit.y 189(5, t. XXVll, p. 410. — E, Gautier, Malariastudien in Kaukasus, ZeiUchr. f. Hyg. u. Infrktionskr,, I89S. l. XXVIll, 3. — Strjelbitzky, De la lièvre intcrniilleulc dans le gouvernement de Toula, H'ratch, 1897.
5. G. Gabritschbwsky, Die Versucbe einer rationcllcn Malariabekâmpfung in Russland, Zeitschr. /. Hyg,, 1906, t. 54, p. 227.
En Grèce, les fièvres palustres figurent pour le tiers au moins des maladies.
Sur 40 000 malades entrés à Thôpital militaire d*Athcnes en cinq ans, Pamj)Oukis relève ii 396 cas de paludisme, qui se décomposent ainsi qu'il suit* :
Fièvres intcrmitlentes 14 027
— continues 110
— pernicieuses 12
Ilémoglobinuric 14
Cachexie palustre 233
D'après J. Theophanidès, 2 474 cas de fièvres palustres observés à Agrinion (Grèce), pendant une période de six ans, se répartissent ainsi :
Fièvres quotidiennes 1 453 cas, 58,8 p. 100.
— tierces 542 — 19,9 —
— quartes 73 — 2,9 —
— continues 235 — 9,5 —
D'après Karamitsas, les quotidiennes sont en général quatre fois plus fréquentes en Grèce que les tierces.
De 1893 à 1898, il y a eu 60123 entrées pour paludisme aux hôpitaux ou infirmeries dans l'armée frrecque; ces 60123 malades se répartissent comme il suit
Fièvres intermittentes 50 127
— rémittentes 2 613
(^ichexie palustre 0^0
Fièvres continues 154
— prrnirieuses 127
— palustres chronitiucs 58
— bilieuses hèmoulohinuriques 55
Hémnglohinurie quinitjue 1
2 610 cas de fièvre intermittente dont le type a été déterminé se décomposent comme il suit :
1. I'ampoikis, Kludc sur les llrvri's pnluslres do Ta (Irùcc, Paris, 1888, et Journal des f 0/1/1(1/ V. mni. inatitjtu's, 1887.
2. J.-I*. Caiidamatis, De la llcvro Mlicuso lirinn^'-JoMnuricpn' ohsorvco en Grèce, Paris, IDUJ. Voyrz aussi : N. Pezopoulos et J. C.arua.matis, Le paludisme ù Athènes, CvninUbi.f. Hn'kl.'r., 11)06.
RÉPARTITION DE L'ENDÉMIE 45
Quotidiennes 2 020
Tierces 518
Quartes 72
En Crète, les fièvres palustres sont communes et graves.
L'endémie palustre sévit avec intensité dans beaucoup de régions de Tltalie.
En <894, une belle carte de la malaria en Italie a été dressée par la Direction générale de la statistique du Royaume; cette carte indique avec dix teintes différentes les degrés de mortalité par le paludisme, d'après les statistiques des années 1890, 1891 et 1892*.
Le nombre total des décès dus au paludisme a été pour ces trois années de 49 407, ce qui correspond à une moyenne de 54 par an pour 100 000 habitants.' Dans les communes les plus atteintes, la mortalité due au paludisme s'élève à 8 pour 1000; ces communes sont situées principalement dans la partie sud-ouest de la Sardaigne, sud-est de la Sicile, dans la Basilicate et autour des marais Pontins.
De 1887 à 1897, la mortalité palustre a été en moyenne de 15 000 par an, ce qui représente 2 000 000 de malades au moins.
Dans la Haute Italie, les rizières sont une cause d'insalubrité.
Dans la Toscane, le principal foyer palustre est formé par les Maremmes ; ces plaines incultes sont séparées de la mer par des dunes qui empêchent l'écoulement des eaux, d'où formation de nombreux étangs ou marais.
Les marais Pontins, qui font suite aux Maremmes, occupent sur le littoral méditerranéen 42 kilomètres de long. Le sol est si bas que la partie la plus éloignée de la mer, à 18 kilomètres du littoral, n'est que de 1 m. 30 au-dessus du niveau de la Méditerranée. Le sol tourbeux et imprégné d*eau est couvert d'une riche végétation parasite ou développée par la culture.
La campagne romaine a un aspect bien différent : le sol est dénudé, il se recouvre seulement au printemps d'un tapis de verdure bientôt desséchée par le soleil; pendant l'été, la terre est nue, aride, fendillée; les marais proprement dits sont très rares. \Sagro rommio représente plus de 200 000 hectares.
1. Caria dolln mnlnrin in Itniia puhhlieata dalln dirozionc giMicrnle dolln SlatiT^tioa iW\ Hf'^no, Romn, 1894. V. aussi Cl. Sforza ot Ramero Giguarelli, La malnria in llalia, Rouia, 1885. — S. Santori, La malaria nclla proviniîia di Ronia nel docennio 1888-1897, Annali d*Igiene sperim.^ 1899. — A. Celli, La malaria sjnrondo le nuovo ricerche, Roma, 1899, ot Aiti délia Soc, per gli studi délia malariay t. 1 à Vil, passim.
La ville île Home, bieu t|uc située au milieu de ces zodeoRingfr reuses, est salubre; môme pendant la période endémo-épiiléniii]ue, les Homains sont à l'abri des fièvres palustres, à condition de ne pas franchir le mur d'enceinte de la ville.
A Borne, le nombre des décès dus au paludisme a diminué rapidement depuis 188); il était à cette époque de 6S0 pour toute la population de celte ville, il est tombé â SOii en 1882, à 139 en 1 et à 189 en 1893. Presque toujours il s'agit de lièvres contraL'l en debors de la ville.
Les marais qui bordent les côtes de l'Adriatique, la Fouille, la Basitiratc, les T.alabres, les cAtes de la Sicile et de la Sardaigne sont des foyers intenses de l'endémie palustre.
Sur les rivages de la Méditerranée, on Irouve des foyers en( iniques graves à Grosseto dans l'Agro-Pontino, aux «nvironil Salerae et de Piestum.
Les fièvres prennent souvent des formes graves, qui sont dans les régions centrales de l'Europe; les continues palusirea' les accidents pernicieux, dont nous signalerons plus loin la gri fréquence en Afrique et aux Indes, sont déjà communs en et en Grèce.
Sur les cAtes d'Espagne el du Portugal on trouve sur beaucoup de points, notamment fi l'embouchure du Guadalquivir, des marais fébrigènes'.
2° Asie. — En Asie comme en Europe le paludisme, inconnu dans les régions septentrionales et dans les parties élevées (Kamtchatka, Sibérie, plateau central), règne avec intensité dans les régions méridionales; ses principaux foyers se trouvent sur les cfltes basses de la Méditerranée, de la mer Noire et de la mer Caspienne, en Palestine, en Mésopotamie (surtout entre le 'fifjre el l'Euphrate), sur les câtes du golfe Persique, dans l'Afghanistan, aux Indes (côtes, plaine et delta du Gange, régions dos jungles et des riïières), dans l'ile de Ccylan, dans la Cochînchine, l'Annam, le l'onkin et sur les côtes sud de la Chine; au Japon, les fièvres deviennent rares.
D'après la Statistique mé<licale de l'armée russe, la morbidité due aux fièvres palustres a été, en 1895. de 66S p. 1000 dans le Turkestan; elle avait élé de 982 p. 1000 en 1890;
aigne
I, PlTTALfOÀ, klUllPS
RÉPARTITION DE L'ëNDËMIE 47
le poste de Samarkande en particulier est très éprouvé ^
Dans le territoire transcaspien (Russie d'Asie), la morbidité palustre a été, en 1893, de 253 p« 1000 dans Tarmée russe; elle avait atteint 557 p. 1000 en 1890.
A Mer^', le paludisme a pris, en 1896, à la suite de pluies tros abondantes, une grande intensité. A Merv même, tous les habitants furent atteints ; dans la campagne, les malades étaient abandonnés pêle-mêle avec les morts, il.ne restait plus personne pour soigner les malades, personne pour enterrer les morts; la quinine faisait défaut. Dans un district, sur 41 9i7 habitants, il y eut 3 355 décès; dans un autre, sur 30 146 habitants, 2 403 décès ^
A Macri, ville située sur le littoral de TAsie Mineure, en face de Tîle de Rhodes, Tendémie palustre est grave. Mousséos a eu fréquemment Toccasion d'observer des accès pernicieux et des accès bilieux hémoglobinuriques \ Dans 8 échantillons de sang palustre, qui m'ont été envoyés en 1900 de Macri par le D' Mousséos, j'ai trouvé huit fois H. malarias (petites formes et croissants).
A Jérusalem, les fièvres palustres sont communes^.
Les fièvres, qui autrefois étaient très rares à Aden, y sont devenues communes dans ces dernières années ^
Les deltas de l'Indus et du Gange, formés par un sol bas et marécageux souvent inondé, couvert de hautes forêts ou de jungles, sont très insalubres, et tout le littoral de la presqu'île des Indes présente, quoique à un moindre degré, la même cause d'insalubrité; presque partout on rencontre des marais couverts de jungles; la côte occidentale est la plus insalubre. Au pied de l'Himalaya existe une contrée marécageuse et boisée très malsaine, le Teray; au contraire, dès qu'on s'élève sur les pentes de l'Himalaya, on trouve des régions salubres.
Aux Indes, le paludisme fait six fois plus de victimes que le choléra, qui est si redouté.
D'après Morehead, la mortalité par les fièvres palustres compte pour 40,20 p. 100 dans la mortalité générale •. Les formes continues deviennent prédominantes. Parmi les intermittentes,
1. s. Marc, Die Mainria in Turke^ftan, Zeilsehr. f. Hygiène j 29 déc. 1903.
2. VocKov, La malaria à Merv eu 1896, Vœno Med. Joum., août 1897.
3. fi. -M. MoossÉoSy TrAÎtenient des fl erres pernicieuses, Paris, 1900.