‹ Traité du paludismeChapitre 203 sur 291 · ToHBBS UoMBN, Àrch. de méd, nav.^ 1879, t. XXXI, p · texte numérisé non relu

ToHBBS UoMBN, Àrch. de méd, nav.^ 1879, t. XXXI, p

On peul utiliser la réaction de Widal', maïs comme tl est nécessaire de faire le diagnostic au début de la maladie et que la propriété agglutinante tlu sérum ne s'observe qu'au sixième jour de la fièvre typhoïde et souvent plus tard', celte réacti( n'est pas ici d'un très grand secours,

La convalescence de la continue palustre est plus rapide celle de la fièvre typhoïde; mais elle est souvent contrariée des rechutes; la lièvre prend alors un type franchement iutt mittent, ce qui achève de la caractériser.

Dans les cas où la lièvre typhoïde survient chez un palustre, le diagnostic différentiel peut présenter des difficultés insurmontables et, de fait, il n'y a plus lieu à un diagnostic diFTérentiel, puisque les deux maladies coexistent, on peut seulement se demander quelle est, à un moment donné, la maladie dominante; ici encore, l'examen du sang rend les plus grands services; j'ai constaté plusieurs fois que les microbes du paludisme disparaissaient du sang chez les palustres qui étaient atteints de fièvre typhoïde et qu'ils reparaissaient pendant la convalescence de la fièvre typhoïde, lorsqu'il y avait une rechute de lièvre intermittente.

La maladie qui a été décrite sous le nom de /lèvre prolongée de Caracas n'est, d'après Hauseo, qu'une fièvre typhoïde atypique '.

Typhus exanthiimatique. — Le diagnostic difîéreatiel avec la continue palustre présente les mâmes difficultés que pour la fièvre typhoïde. A la vérité, dans le typhus, on est souvent guidé par l'épidémicité de la maladie et par l'éruption exanthémo-pétéchiale qui est plus apparente que l'éruption de taches rosées dans fièvre typhoïde. Mais le typhus peut se montrer à l'état sporadli ou concurremment avec l'endémo-épidémie palustre et, d'aul part, on trouve chez certains palustres des pétéchîes qui rappelh l'éruption des typhiques.

Soulié a cité l'observation <l'un malade atteint de lièvre palu»!

1. Oq sait que Pfejffer a dâcouverl que le sérum des coDvalcsc«nU •!« 0 typhoïde, mélangé h une culture du bacille d'Eberth, produit sur 1«* barilloffl phâoemèoe dit d'agglulinotion. Widal a monlré que le sérum des lyplioïdiques p *ède souvent dès le S* jour de la maladie, la propriété Dgg:luUDanU> qui. par si peut être utilisée pour le diagnostic de la flèvre t.vphoîde. A dix goulles d'une cul rëcealc du bacille d'Ëberlh il suffît d'ajouter I ou 2 gouttes du sérum du snog  malade examiiié, pour obtenir l'aggluti Dation des bacilles s'il s'agit d'une (l«r lyplioide {Soc. méd. des. hâp., 28 juin 1896, et Ànn. de Vlnil. Pastear. juin (SUT».

2. RoUGBT. DiHOVt, Soc. mAJ. dei hâp., 7 mai ISQT. — Gassm, menu i 33 juin 1897.

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