PRONOSTIC
HORTAUTÉ SUH 1000 UUUUES A LA GUVANE
PendaDt la 1'" anaëo de Béjoar
Pour ae rendre compte des elTels désastreux du paludisme dans les pays chauds, il suflit de comparer, au point de vue de la mortalité, les pays où l'endémie règne avec force, comme les ludes, Java, la Guyane, Madagascar, aux pays qui sont soumis aux mômes iniluences météoriques, mais qui sont indemnes de paludisme, comme la Nouvelle-Calédonie ou Taïti.
Aux Indes, d'après Moreliead, les fièvres palustres compteiil pour 40,26 sur 100 dans la mortalité générale. ^
Dans les pays chauds où l'endémie palustre sévit avec force,Jfl mortalité infantile est énorme. ^M
Maurel rapporte les faits suivants : ^
De 1861 à i8T6, 392 enfauts appartenant soit au jiersoiuiel libre, soit à la transporlation, étaient nés dans la colunie péniltitttiaire du Maroni (Guyane); au mois de septembre 1877, 27 de li enfants étaient rentrés en France, 8 s'étaient évadés avec I parents, 24 étaient dans la colonie et 233 étaient morts '.
La Statistique médicale des troupes coloniales françaises permftt de se rendre compte de la grande place que tient l'endémie palustre parmi les causes de décès dans notre empire colonial et il faut tenir compte que des colonies salubres, comme la Nuuvelle- Calédonie figurent dans cette statistique.
En 1903, pour 1000 décès généraux, il y en a 2Si dus au jialudisme parmi les Européens et 208 parmi tes indigènes; le paludisme est de beaucoup la cause la plus importante de mortalité dans notre armée coloniale, pour les indigènes comme pour les Européens.
2' Étal de déchéance des populations en pays palustre. — Pour apprécier toute la gravité du paludisme, on ne doit pas seconteDll de relever, dans les statistiques, tes cbifîrès de décès altribl