‹ Traité du paludismeChapitre 229 sur 291 · H. Vincent, Soc. de Biologie, 16 décembre · texte numérisé non relu

H. Vincent, Soc. de Biologie, 16 décembre

2. Chrvalubr, Acad. des Se, oct. 1850. — Bazin, AfTeclions cutanées artificielles^ 1802, p. 81. — C. David, Ér)thème quinique, DuUet. de la Suisse romande, 1875. — Jeudi deGrissac, Des éruptions quiniques, Th. Paris, 1870. — Floyer, Rizu, Kobner, Op. cit. — llosENBi'SCH, Wien. med. Presse, 13 avril 1890. — Allen, Exanthème quinique, Boston med. a. surg. Journ., 1894, II, p. 65. — Sestini, Arch. de méd. nav., 1895, XII, p. 927. — James C. Johnston, Derroatite huileuse due à la quinine, Journ. of cutan. a. genito-urinary Diseaseè, juillet 1896.

.3. The Southern Practitioner, 1894. Anal, in Méd. moderne, 5 sept. 1894.

«Si TRAITEMENT

nausées, vomissemetitB, urines rares cl colorées. Au bout de quelques jours, (les<)uaiiiation de la peau en larges lambeaux, comme dans la scarlatine; desquamation analogue de la liouclie, du |diarynx et de la langue.

La moindre dose de quinine avait toujours provoqué, chez celle dame, des accidents semblables.

Feulard a cité un cas d'érytbèmc scarlatini forme d'origine quînique ', et James Johnstoo un cas de dermatîlc bulleusc qui su serait développée, d'après lui, sous la même influence.

E. de Pielia Leone a cité un cas d'eczéma consécutif à l'aba^ lion de la quinine '-

Gorbatcbov rapporte les deux faits suivants {op. cil.), Cliei ttn palustre de 65 ans, une dose de 30 centigrammes de quinine provoque une éruption prurigineuse, hémorragique, sur le corps el de l'herpès sur les lèvres et le pharynx. Ces accidents sont moins marqués à la suite des injections hypodermiques qu'après l'ingi'stion de la quinine.

Chez un médecin, le chlorhydrate de quinine, à la dose 'le 60 centigrammes, provoque des vomissements et une éruplio morbilliforme très prurigineuse; des doses de 12 et rniïmd | 6 centigrammes de quinine provoquent encore l'éruption obi moins un prurit intolérable.

G. Thibierge a observé, chez une femme, à la suite de l'aiJi nislration de la quinine, une éruption à forme huileuse et h élrment unique; celle femme avait eu déjà des éruptions semblables après usage de l'antipyrine'.

Les exanthèmes quiniques, comme t'hémoglohinurîe, rel&^ évidemment de prédispositions individuelles: on voitde mèmeg chez certains individus, les doses les plus faibles d'antipyrine provoquent des éruptions; les exanthèmes dus à Tantipyriiie sont d'ailleurs d'une grande fréquence relativement aux exanthème* quiniques.

Les ouvriers qui manipulent la poudre de quinquina ou de la quinine éprouvent souvent aux mains et aux avant-bras du prurit suivi de rougeur de la peau et d'une éruption lichénoïde; od observe quelquefois chez eux du gonflement de la face et des parties génitales. Il est à remarquer que ces accidents n'alleigi

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que certains ouvriers, ce qui montre qu'ici encore une prédisposition est nécessaire.

Comme le fait remarquer Jeudi de Grissac (op. ciL), Texan thème qui se produit à la suite de l'administration de la quinine à l'intérieur est probablement causé, comme celui des ouvriers qui manipulent la quinine, par l'action irritante de cet alcaloïde * ; une petite quantité de quinine est toujours éliminée par la sueur; il est probable que, chez certains individus, l'élimination par cette voie est plus active que chez d'autres.

4° Troubles de route et de la vue. Surdité. Amblyopie. — Les bourdonnements d'oreilles sont, comme on sait, très communs chez les malades qui prennent de la quinine; ils s'accompagnent quelquefois de vertiges.

Pour expliquer que, chez certains malades, une dose faible de quinine suffise pour provoquer des vertiges, il faut tenir compte (le l'état du labyrinthe; d'après Lermoycz, lorscju'il existe une lésion de cet organe, la quinine donne lieu très facilement à des accès vertigineux*.

On observe souvent de la surdité à un degré plus ou moins prononcé; il s'agit presque toujours d'un trouble passager qui se dissipe rapidement après qu'on a cessé l'emploi de la quinine.

L'amblyopie quinique est plus rare; elle est en général légère et bilatérale, contrairement à ce qui arrive pour les troubles oculaires qui relèvent du paludisme'; de plus, des troubles de l'ouïe (bourdonnements, surdité) accompagnent les troubles de la vue d'origine quinique et sont d'ordinaire plus marqués que ces derniers. Plusieurs observateurs ont noté de l'ischémie rétinienne chez les malades atteints d'amblyopie quinique.

D'après Druault, on produit facilement l'amaurose quinique chez les chiens et les chats ; chez les chiens, il faut donner de 16 à 20 centigr. de chlorhydro-sulfate de quinine par kilogr. d'animal.

\. D'après Guyoghin, le suif, de quinine serait éliminé en partie par la sueur sous forme de sulfate de quinidine. Th.^ Paris, 1872.

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