Lrrmoyez Soc. méd. des hôp., 12 février
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La quinine agirait sur les cellules ganglionnaires de la réline'. Aubert a constaté qu'on pouvait imllier les accidents qui se produisenl souvent du côté de l'ouïe : bourdonnements, tinto ments, surdité, et qui chez certains malades ont une intensité gênante, en associant l'atropine à la quinine*, d'après la formule suivante :
Chloihydro-sulfiite de quinine iO cenligrammes.
Sulfate d'atropine 1/2 milliiçramme.
Par cachot.
5* Pfopriélés ocytociqties de la quinine*. — D'après quelques auteurs, il serait dangereux de prescrire de la quinine aux femmes enceintes, surtout dans les (rois premiers mois de la grossesse.
Petitjean, Delioux de Suvifjnac, Uayer, Merz en France, Monleverdi en Italie, John Lewis et Warren aux Ktals-Unis ont appeU l'attention sur celte propriété de la quinine qui a été contestée par bon nombre d'autres observateurs ; Chiara, Bazin. Bertrand, etc.
Le paludisme, par luï-mOme, provoque souvent l'avortement (p. 348); la plupart des auteurs admettent aujourd'hui qu'une femme enceinte, affectée de paludisme, est plus exposée à avorter si on ne lui donne pas de quinine que si on lui en donne ; on doit craindre en outre de voir la fièvre prendre chez elle le caraclire pernicieux.
J.-L. Bérard, qui a eu fréquemment l'occasion d'observer, en Algérie, le paludisme dans le cours de la grossesse, n'a jamais %'u survenir de complications à la suite de l'emploi de la quinine; il résulte des observations qu'il rapporte que la quinine, loin de provoquer l'avortement chez les femmes atteintes de paludisme, ]>eul au contraire l'empôcher.
Dans plusieurs cas où, en présence d'un rétrécissement ilu bassin, il était nécessaire d'interrompre la grossesse, on a donné, écrit Boissard', des doses massives de t^uinine, sans jamais pro-
1. Drl'ai'lt. Recli. sur la patlmgénie de. l'ninnuriise >|uinigue. Th. Piris. ItOOel Arch. (TopMabnologit. janvier tWS.