‹ Traité du paludismeChapitre 37 sur 291 · KonLBRUGtiE, op. cit · texte numérisé non relu

KonLBRUGtiE, op. cit

3. V. nolnminoiil : Pault, Esquisses de climatologie comparée, Paris, 1874.

M ETIULOII

On a prétendu que les veals pouvaient transporter et rliss^miner les germes du paludisme.

Des faits nomlireux démontrent que le transport par les vents de l'affetit patliogène du paludisme est difticile et tjuo ce transport ne peut avoir lieu, en tous cas, que dans tles limites tr^s restreintes.

Dans une même ville il existe souvent, à quelques centaines de mètres de «listance les uns des autres, des quartiers salubres, dans lesquels on ne prend jamais la fièvre, et des quartiers insalubres.

A proximité des ir.arais tes plus dangereux on peut trouver des localités salubres, quand on s'élève un peu, bien que l'air qui a passé sur les marais vienne sans cesse baigner ces localités.

La ville de Bonio, i|ui est entourée de tous côtés par des zones palustres, devrait f tre très insalubre, si les vents qui ont parcouru ces zones transportaient les germes du paludisme; or, tous 1 auteurs sont d'accord pour constater que les personnes qui sortent pas de Itome sont à l'abri du paludisme; les murs francU le danger commence,

Lu (letite ville de Genzniio ipii se trouve balayée s les vents qui viennent de la campagne romaine ou des man Pontins, eslsalubre (Baccenli).

Nous avons cité déjà (p. 84) les exemples de la ville de Coasj lanline salubre, située à 130 m. seulement au-dessus du Banj très insalubre', et de la ville de Bône dont le quartier haut ï salubre et les quartiers bas insaluitres '.

Dans tes régions les plus chaudes et les plus insalubres du gloW les marins sont à l'abri du paludisme dans leurs vaisseaux, : même que ces vaisseaux sont ancrés à une distance assez faible4 la côte.

Aujourd'hui la question relative au transport de l'agent du pal disme par les vents se réduit à celle-ci : à quelle distance de l« résidence habituelle les vents peuvenf-ils entraîner les Anophelea^ Les faits cités plus haut montrent que cette distance doit être assez faible, ce qui s'explique facilement, car les cuticides se^ cachent quand le vent s'élève. Au chapitre V nous recherchen à quelle distance de leur gite d'origine, peuvent voler les /Ino/jA*

1. Lii cnscrnc <1u Uardn esX Ire» inMtulirr, luus liv a y ciiittractrnt iloa Uûvrcs pnludlre»; relti^ CAserno <levri 011 tnmnï iiciidniit \a \>t-Tiodp cnil^mu-Oiiiilémiiitii-.

Page 1