‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 135 sur 283 · COMPLICATIONS ET MALADIES INTERCURRENTES · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS ET MALADIES INTERCURRENTES

Sommaire. — I. Complications. — Périsplénite. — Hypersplénie. — Ectopie, ruptures et abcès de la rate. — Hépatites. — Complications du côté des organes génito-urinaires. Néphrites. Orchite. — Complications du côté des voies digestives. — Complications du côté des voies respiratoires et circulatoires. Pneumonie. Endocai'dite. Dilatation du cœur. Aortite. — Complications du côté du système nerveux. Névralgies, uévrites et polynévrites. Paralysies d'origine médullaire ou cérébrale. Aphasie. Hystérie. Neurasthénie. Psychoses. Asphyxie locale et gangrène symétrique des extrémités. Troubles oculaires et auditifs. — Gangrènes. — Hémorragies. — Complications du côté de l'appareil locomoteur.

II. Maladies intercurrentes. Rapports du paludisme avec la dysenterie, la fièvre typhoïde, la fièvre récurrente, la variole, la tuberculose, le scorbut, le diabète. — Du paludisme au point de vue chirurgical. — Paludisme et grossesse.

Le paludisme est une des maladies les plus répandues à la surface du globe; sans parler des populations qui habitent des contrées palustres, beaucoup de malades qui ont contracté la fièvre dans des localités où ils n'ont séjourné que peu de temps, restent sujets, pendant de longues années, aux accidents du paludisme.

Cette fréquence du paludisme et la longue durée de la maladie expliquent qu'on ait attribué aux fièvres palustres un très grand nombre de complications ; certains auteurs sont tombés à cet égard dans une évidente exagération.

Il ne suffit pas que le paludisme figure dans les antécédents d'un malade pour que toutes les affections survenues par la suite soient qualifiées de palustres.

Toutes les maladies peuvent venir se greffer sur le paludisme, d'autant plus que l'état d'anémie et d'affaiblissement qu'il détermine, crée une véritable prédisposition pour un grand nombre d'entre elles, comme la pneumonie et la dysenterie.

Je m'efforcerai, dans ce chapitre, de tracer les limites du paludisme plus rigoureusement qu'on ne l'a fait jusqu'ici et de bien déterminer la part, qui lui revient, comme cause efficiente ou comme cause adjuvante, dans les complications qui lui sont en général attribuées.

Après avoir passé en revue les complications, j'étudierai les rapports du paludisme avec quelques-unes des maladies qui s'y associent le plus souvent : dysenterie, fièvre typhoïde, etc.

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