BtffiOT et Leghand, Thérapeutique du paludisme, p
4. Note présentée par l'ulain. Académie de midi, 1" oct. 1893. L'acide arsénieux a été administré à la dose de 5 millier, par jour.
5. Atti délia Soc. p. gli St. délia malaria, 1902, t. III, p. 057.
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de l'arrhénal pour le traitement préventif du paludisme'. 11 est démontré aujourd'hui que l'arrhénal n'est pas un spécifique du paludisme et il est fort probable qu'il ne réussit pas mieux à prévenir la fièvre palustre qu'à la guérir.
L'extrait de citron a été employé, en Sicile, pour la prophylaxie et le traitement du paludisme 2.
Les essais d'immunisation avec le sérum d'animaux réfractaires au paludisme ont donné des résultats négatifs3.
Celli et Santori ont injecté à 6 individus n'ayant jamais eu les fièvres, du sérum de Bovidés ou de chevaux élevés dans les marais Pontins ', ces individus reçurent en plusieurs fois 130 gr. environ de sérum, après quoi, ils furent inoculés avec du sang palustre, et ils s'infectèrent. La période d'incubation aurait été plus longue qu'à l'ordinaire3, mais il convient de remarquer que la durée d'incubation du paludisme est variable.
Des essais faits avec le sérum d'individus convalescents du paludisme n'ont pas donné de meilleurs résultats.
Le paludisme ne donnant pas l'immunité, à la suite d'une première atteinte, les essais d'immunisation avaient peu de chances de succès.
IV. Prophylaxie indirecte. Tous les progrès économiques ou hygiéniques se traduisent, en pays palustre, par une diminution dans la gravité de l'endémie. — Nous avons étudié jusqu'ici, ce qu'on pourrait appeler la prophylaxie directe du paludisme; les mesures préconisées sont assurément les plus efficaces, celles qu'il est urgent de prendre en pays palustre, mais elles ne représentent pas toute la prophylaxie du paludisme.
Beaucoup de causes, étrangères en apparence au développement du paludisme, exercent une influence favorable ou défavorable sur cette endémie ; à côté de la prophylaxie directe, il faut donc faire une place à la prophylaxie indirecte.
1. A. Gautier, Acad. de médecine, 9 décembre 1902. — Romary, Traitement préventif du paludisme par l'arrhénal, 1903.
2. K. I)i Mattei, AUi del Congresso nazionale d'igiene di Torino, 1898-1899; analyse in Reuue d'hygiène, 18!)'.), p. 923.
::. Carh \. Th. Rome, 1895.
i. Les Bovidés ci les liquidés n'étant pas sujets nu paludisme, on ne voit pas pourquoi le sérum de ceux de ces animaux qui proviennent de régions palustres aurail des propriétés particulières.
a. Celu cl Santori, Cenlndbl. f. Bakter., t. XXI, p. 49,
PROPHYLAXIE
D'une façon générale, les causes débilitantes favorisent l'invasion du paludisme; par suite, l'endémie s'aggrave toutes les fois que la misère augmente; au contraire, toute cause capable d'accroître la force de résistance de l'individu et le bien-être des populations, agit favorablement.
C'est l'éternelle question de la graine et du terrain.
On s'explique ainsi comment tant de localités, tant de régions de l'Europe, ont pu être assainies à une époque où la prophylaxie directe du paludisme était encore dans l'enfance, l'agent pathogène étant inconnu, ainsi que son mode de propagation.
Au temps de Sydenham, les fièvres palustres étaient communes en Angleterre; depuis longtemps, elles ont disparu presque complètement de ce pays. En France, en Allemagne, en Hollande, les régions en proie au paludisme se sont restreintes de plus en plus; partout on a vu l'endémie reculer devant les progrès économiques et hygiéniques; au contraire, elle a persisté dans les régions où la population est restée misérable; c'est là ce qui a fait échouer jusqu'ici toutes les tentatives d'assainissement de la campagne
romaine 1.
Dans les pays très pauvres, les conditions débilitantes se multiplient et livrent l'individu sans défense au paludisme; d'autre part, la quinine coûte trop cher, on n'appelle guère le médecin, on ne se soigne pas et nous savons aujourd'hui que le traitement rapide et prolongé de tous les cas de fièvre palustre est une des mesures les plus efficaces à prendre pour empêcher la propagation du paludisme.
Dans les pays riches, les individus bien logés, bien nourris, bien soignés quand ils contractent la fièvre, résistent beaucoup mieux à l'endémie palustre.
Pour exposer complètement la question de la prophylaxie indirecte du paludisme, il faudrait énumérer, parmi les causes d'assainissement, toutes les améliorations qui peuvent être apportées à l'hygiène publique ou à l'hygiène privée.
Le percement de routes^ la construction de chemins de fer qui paraissent ne rien avoir à faire avec l'endémie palustre, sont signalés partout comme ayant eu (en dehors de la période des travaux) d'heureux effets dans les pays palustres; en facilitant les
I. Cv.ua, La malaria second., le nuovc ricerche, Ron.a. 1800. - Hf.nk ^«N*^»
décrit l'étal miser. nus I I vivenl d'ordinaire les trava.llcurs nomades .le I,.
.campagne romaine (Les Italiens d'aujourd'hui, Pans, 1804).
PROPHYLAXIE INDIRECTE
échanges, les routes et les chemins de fer augmentent la richesse et, par suite, le bien-être des habitants clans les localités qu'ils desservent.
Sans parler du drainage du sol et du dessèchement des marais dont l'action sur l'endémie palustre est facile à comprendre, toutes les améliorations agricoles exercent, sur cette endémie, une influence favorable; la culture de la vigne a été signalée souvent comme une cause d'assainissement.
Des habitations mieux construites, plus grandes et plus saines, une alimentation plus variée, plus abondante, l'adduction d'eau de bonne qualité ont été mentionnées avec raison, parmi les causes de la disparition de l'endémie palustre '.
L'adduction d'une eau pure, dans une localité palustre qui n'avait qu'une eau de mauvaise qualité, a produit maintes fois d'heureux effets sur l'état sanitaire.
Bettington et Moore, aux Indes, Parkes et de Chaumont, en Angleterre, ont cité de nombreux exemples de localités dans lesquelles la substitution d'une eau de bonne qualité à une eau mauvaise, stagnante, a eu une influence manifeste sur l'endémie palustre (V. p. 98).
A Casabianda (Corse), l'adduction d'une eau potable a contribué pour une part à diminuer la gravité de l'endémie palustre, si grande naguère dans cette localité2.
Il est aujourd'hui démontré que l'hématozoaire du paludisme n'est pas propagé par l'eau, mais on conçoit qu'une eau de mauvaise qualité qui provoque des troubles gastro-intestinaux, mette 1 organisme dans un état de réceptivité favorable à l'invasion du
L'usage d'eau bouillie, d'infusions de thé ou de café, a été souvent conseillé avec raison en pays palustre.
L'infusion de café rend de grands services dans les pays chauds et palustres; c'est en effet une boisson tonique qui, loin d'affaiblir 1 organisme en provoquant des sueurs abondantes, le fortifie tout en calmant la soif; déplus, comme il est nécessaire de faire bouillir eau pour préparer l'infusion de café, l'eau même médiocre ou mauva.se se trouve purifiée de tous les germes en suspension.
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Laveras, TraUë du Paludisme, 1* 6 lilion. 39