‹ Traité du paludisme [electronic resource]Chapitre 279 sur 283 · CIO · texte numérisé non relu

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L'infusion légère de thé a les mômes avantages. Ces infusions sont, avec raison, les boissons préférées des Orientaux.

Les boissons alcooliques dites hygiéniques : vin, bière, sont toniques, et rendent à ce titre d'incontestables services en pays palustre; l'introduction de la vigne en Sologne est citée comme une des causes de l'amélioration des conditions sanitaires des Solognots.

Mais si l'usage du vin et de la bière est recommandable, l'abus des boissons alcooliques constitue, surtout dans les pays chauds, un grand danger; l'alcoolisme est une des causes adjuvantes les plus communes des accidents pernicieux.

D'après le général Wolseley, il y a lieu de supprimer complètement les boissons alcooliques pour les troupes en campagne dans les pays chauds1.

Pendant les expéditions de la Côte de l'Or, d'Abyssinie, d'Égypte, toutes les boissons alcooliques ont été interdites dans l'armée anglaise et l'état sanitaire des troupes a toujours été excellent.

On a vu (p. 96) que toutes les causes débilitantes : fatigues, excès de toute sorte, alimentation insuffisante, etc., favorisent l'invasion du paludisme; on devra donc, en pays palustre, suivre une bonne hygiène générale et éviter avec soin ces causes prédisposantes.

J'ai montré que l'influence des causes débilitantes était considérable chez les soldats en campagne dans les pays chauds ; ce sont les hommes les plus jeunes, les moins aptes à supporter la fatigue, ceux qui doivent fournir la plus grande somme de travail, qui paient au paludisme le plus lourd tribut.

La fatigue donne lieu rapidement chez les jeunes soldats au découragement, à la nostalgie qui prédisposent aux maladies et en aggravent les effets. Il est indispensable de n'envoyer aux colonies que des soldats âgés de 23 ans au moins2.

Les Anglais ont reconnu que, dans les pays chauds et palustres, une des mesures prophylactiques les plus efficaces consistait à diminuer, autant que possible, les fatigues imposées au soldat.

Pendant les dernières expéditions entreprises en Afrique, chaque soldat anglais avait un indigène pour porter son sac et pour l'aider à préparer son campement et ses aliments.

1. The soldier's pocket hook for fleld service, London, 1882. — A. LAVERA N, Traité d'hygiène milit., Paris, 1806, p. 21)7.

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