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CHU

traâlf. Bakter., I, Origin., t, XXVIII. 1000.

][. MALARLK

duisant des anémies graves; dans les piroplasmoses bovines, le pointillé des hématies est souvent remarquable.

Chez les malades atteints de quarte, les corps sphériques sont d'ordinaire plus petits que chez ceux qui sont atteints de tierce; les hémamibes sont animées de mouvements amiboïdes peu prononcés, de sorte qu'elles se présentent dans les préparations sous des formes plus régulières (fig. 28, 29 de la planche), enfin les hématies sont moins altérées par les parasites de la quarte que par ceux de la tierce

Arrivées à l'état adulte (gamètes), les hémamibes se distinguent en deux catégories dans les préparations colorées : corps sphériques dont le noyau est plus dense, plus régulier et dont le protoplasme se colore assez fortement, ce sont les formes femelles ou macrogamètes, et corps sphériques à noyau diffus, rosé, et à protoplasme peu coloré, ce sont les éléments mâles ou microgamélocytes.

Beaucoup d'hémamibes n'arrivent pas à cet état de gamètes; elles se segmentent.

3° Corps segmentés. — Dans le sang frais recueilli au début des accès de fièvre, on distingue souvent des hémamibes qui ont un aspect bien particulier : les corpuscules de pigment tendent à se réunir en une seule masse et la périphérie des éléments parasitaires est dentelée (8, 9, fig. II), d'où les noms de corps en rosace ou en marguerite qui ont été employés pour désigner ces éléments.

On distingue parfois les petites hémamibes devenues libres autour du reliquat de pigment (10, fig. II).

Après coloration, les différentes phases de la segmentation des hémamibes sont faciles à constater : le noyau de l'hémamibe s'allonge (fig. 17 de la planche) puis se divise en 2, 4, 8, 1 G (fig. 18 à 26); j'ai compté jusqu'à 28 éléments provenant de la segmentation d'une hémamibe. La multiplication se fait par division directe des karyosomes.

Le pigment se, rassemble et quand la segmentation est complète, il forme m, ou deux amas irréguliers (fig. 25, 26 de la planche)!

Le protoplasme se divise en dernier lieu, on observe alors des dentelures à la périphérie des hémamibes. Les jeunes éléments

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ÉTIOLOGIE

provenant de la segmentation deviennent indépendants (fîg. 26) et enfin se dissocient (fig. 27).

Au moment où se produit la dissociation, les éléments onl une forme ovalaire ou en poire; ils mesurent en moyenne 1 p. de long. Après coloration, on distingue dans chacun de ces éléments un karyosome arrondi ou ovalaire.

Les premières phases de la segmentation s'accomplissent alors que les hémamibes sont encore endoglobulaires. Les hématies s'allèrent de plus en plus, elles pâlissent et deviennentgranuleuses, enfin elles disparaissent et les petits éléments devenus libres vont parasiter de nouvelles hématies.

D'après Golgi, le mode de segmentation serait différent dans la tierce et dans la quarte; nous reviendrons sur ce point.

Chez les malades qui n'ont que de petites hémamibes, il est rare de trouver, dans le sang de la grande circulation, des formes segmentées; il m'est arrivé cependant d'observer quelques-unes de ces formes dans le sang (obtenu par piqûre d'un doigt) d'un malade d'Algérie atteint de fièvre pernicieuse. Tbiroux (op. cit.) a fait au Sénégal une observation semblable. Terburgh (op. cit.) a vu deux fois, dans le sang de la grande circulation, des formes segmentées des petites hémamibes. Si les formes segmentées sont rares dans le sang delà grande circulation, chez ces malades, on les rencontre au contraire en grand nombre presque toujours dans les capillaires des organes et en particulier dans la rate, le foie, les reins, le cerveau (V. Ch. IX, Anatomie pathologique du paludisme aigu).

La segmentation des hémamibes coïncide en général avec le début des accès de fièvre, on peut voir cependant des formes segmentées dans le sang de certains malades en dehors des accès. Le fait a été signalé pour la quarte par Kunst, Kiewiet de .long»1 et Terburgh.

%° Croissants. — Il s'agit d'éléments cylindriques, plus ou moins effilés à leurs extrémités et d'ordinaire incurvés, d'où leur nom: la substance de ces corps est transparente, incolore, sauf vers la partie moyenne où se trouve un amas de grains de pigment identiques à ceux des corps sphériques (II, 12, fig. II.)

La longueur de ces éléments est en général un peu plus grande que le diamètre des hématies, soit de 8 à 9 ja; il est à noter qu'on ne trouve jamais de croissants libres de petit volume, ni d'un volume supérieur à celui qui vient d'être indiqué; la largeur est de 2 p. environ vers la partie moyenne.

Les extrémités sont tantôt légèrement effilées, tantôt arrondies.

Les contours sont indiqués dans le sang- frais par une seule ligne fine, mais il est facile de constater, sur certaines préparations qui ont subi l'action de l'acide osmique ou de réactifs colorants, qu'il existe un double contour.

Les grains de pigment, dont la présence est constante, sont presque toujours disposés en couronne vers la partie moyenne.

On aperçoit d'ordinaire, du côté de la concavité, une ligne très fine qui relie les deux extrémités du croissant.

En établissant un petit courant dans une préparation de sang, il est facile de s'assurer que les croissants ont bien la forme cylindrique indiquée plus baut, ils tournent en effet sur eux-mêmes en suivant le courant et se présentent sous leurs différentes faces.

Lorsqu'on examine à plusieurs reprises les mêmes croissants dans le sang frais, on constate souvent que ces éléments se Iransforment, au bout de quinze à vingt minutes, en corps ovalaires d'abord (13, fig. 1T), puis en corps spbériques.

D'après Mannaberg, chaque corps en croissant serait formé parla conjugaison ou syzygie de petits éléments amiboïdes qui s'enkysteraient pendant cette phase de leur existence '. A l'appui de cette opinion, Mannaberg invoque l'existence d'une enveloppe kystique, celle d'une cloison transversaleàlapartie moyennedescroissants, la disposition desgranulations pigmentaires en deux groupes, enfin la segmentation des croissants qui, d'après lui, se ferait souvent par le milieu.

Je n'ai réussi à constater, ni la cloison transversale dont parle Mannaberg, ni la disposition spéciale du pigment qu'il décrit, ni la segmentation des corps en croissant par le milieu.

Le fait que les croissants se transforment en corps ovalaires et sphériques, fait facile à constater, est en désaccord avec l'opinion de Mannaberg; si chaque croissant se composait de deux éléments associés, avec une cloison intermédiaire, comment ces corps pourraient-ils se fondre en un seul élément sphérique?

Il résulte des recherches de Bastianelli et Bignami et deMurray, que c'est surtout dans la moelle osseuse que se forment les croissants; on trouve, dans la moelle osseuse de certains malades, des croissanls à tous les stades de développement et surtout des formes jeunes2.

1. MANNAUEnc, //" Congrès de médecine interne, Leipzig, 1892, l-1 Die Malaria Pnrnsiten, Whmi, 1803.

2. G. Bastianelli et A. Bignami, Annali d'I<ii,-m- sperim., 18!)!). i. IX, fosc. :i. — Murhay, Scienhf. mem. by med. Offic. of (lie Army of India, Calcutta, I8t)7.

ÉTI0L0G1E

Outre ces renflements terminaux, on constate quelquefois de petits renflements qui semblent se déplacer le long des flagelles (i4,flg.II.)

Tantôt les flagelles sont disposés d'une façon symétrique, tantôl ils sont groupés sur un même point du corps sphérique.

Lorsqu'on observe un corps sphérique muni de flagelles, on a de la peine à se défendre de cette idée qu'on est en présence d'un animalcule muni de pseudopodes; d'autant plus que les flagelles impriment souvent au corps sphérique des mouvements plus ou moins étendus ; il s'agit d'ordinaire d'un mouvement oscillatoire sur place l, mais parfois, surtout si la couche de sang est un peu épaisse, le corps sphérique subit un mouvement de translation.

A un moment donné, les flagelles se détachent des corps sphériques et circulent au milieu des hématies. Les flagelles devenus libres sont difficiles à suivre; au lieu de se mouvoir sur place, comme lorsqu'ils adhéraient aux corps sphériques, ils se déplacent rapidement dans le champ; on manque aussi du point de repère que fournit le corps sphérique pigmenté.

Après que les flagelles se sont détachés, les corps pigmentés auxquels ils adhéraient se déforment et restent immobiles, les grains de pigment s'accumulent sur un ou plusieurs points (fig. 34 de la planche).

Sur des préparations de sang bien colorées, on constate que les flagelles se composent de deux parties : une partie centrale qui se colore comme la chromatine des autres formes parasitaires et une partie périphérique formée d'une couche mince de protoplasme; la chromatine est parfois ramassée, plus souvent étirée de manière à occuper une grande partie de la longueur du flagelle, (fig. 34, a, a' de la planche.)

Leucocytes mélanifères. — On trouve enfin, dans le sang des malades qui ont ou qui ont eu récemment des accès de fièvre palustre, des accès graves surtout, des leucocytes qui contiennent des grains de pigment noir, de volume variable.

Les éléments 18 et 19 de la figure II sont des leucocytes mononucléaires chargés de crains de pigment, trouvés dans le sang d'un malade atteint d'accès pernicieux. La figure 35 de la planche représente aussi un leucocyte mélanifère.

[. C'est ii cm.se de ce mouvement que j'avais d'abord proposé de donner au parasite le nom d'Oscillaria malaria.

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