L'ombre dérivative sera plus obscure, quand elle
fait avec rien : ce n’est qu’un croquis, le primesaut d’un poète; le second est un poème d’une beauté philosophique. L’un séduit d’un coup et puis lasserait à la longue, ce n’est qu’un effet; l’autre ne s'impose pas d’abord, mais peu à peu la pensée y pénètre, s’y installe et n’en peut plus sortir : c'estun temple que cette nature si sérieuse et magnifique.
Il n’y a pas à choisir entre ces deux aspects du mystère : il faut les comprendre, c’est-à-dire les subordonner l’un à l’autre.
sera voisine du corps ombreux ou de son œuvre primitive : cela vient de ses extrémités plus nettes à leur naissance que dans les parties éloignées.
L'ombre dérivative montrera les extrémités de percussion plus précises, quand le corps ombreux sera distant du corps
lumineux.
839. — La percussion de l'ombre dérivative a deux variétés : droite et oblique; la droite est toujours moindre en quantité que l’oblique, qui, elle, s'étend à l'infini.
L'ombre ou la percussion de l'ombre a ses modes, selon les trois sortes susmentionnées, celle qu’on peut assembler, celle qui est séparable et la respective. Celle qui est séparable a une plus grande percussion que l’ombre primitive, la respective a toujours la percussion égale à l'ombre primitive. Celle qu'on peut assembler fait deux sortes de percussion, une dans celle qu’on peut assembler, et l’autre dans celle qui est séparable, mais celle qu’on peut assembler a toujours moins de percussion que l’ombre primitive, et pour la part séparable, c’est le contraire.