‹ Traité du paysage. Traduit pour la première fois en français, in-extenso sur le Codex VaticanusChapitre 21 sur 46 · Toute la superficie d’un corps'ombreux qui voit la · texte numérisé non relu

Toute la superficie d’un corps'ombreux qui voit la

861. — En disant que le premier volume du Traité de peinture est celui du peintre d’histoire, je ne prétends pas qu'il n’y ait rien à prendre pour lui dans le Traité de Paysage. Partout où se trouve le mot corps, on peut lire, sansse tromper, le mot figure.

Comment ne pas admirer de trouver au xve siècle, cette formule :

« Le corps qui reçoit la couleur de plusieurs objets sera coloré du mélange résultant de toutes les couleurs desdits objets. »

C’est bien cela que tentent les plus égarés de notre temps. Je préférerais que la formule fut clarifiée ainsi :

| Le corps qui reçoit le reflet de diverses couleurs ne se colore d’aucune, mais de la dominante qu’on dégagera des susdites couleurs. Car, à bien réfléchir, l’énonciation du maître offre un problème insoluble : par l’emploi du mot mélange, qui n’évoque rien de précis. Chaque fois qu’il y a pluralité de couleur il faut dégager une dominante. Ce travail d'harmonisation constitue le génie pictural d’un Titien.

couleur de plusieurs objets, sera influencée par le mélange des couleurs susdites ; donc la partie du corps ombreux ABCD sera mêlée de lumière et d’ombre, parce que cet endroit est vu par la lumière OM et l'obscur OP.

862. — La partie de la superficie d’un corps ombreux sera de médiocre clarté et de médiocre ombre, qui sera également vue du clair et de l'obscur. Donc, dans la ligne KH sera une ombre d'autant moins obscure que son ombre simple primi-

tive CSD, selon qu’elleest moins claire,

4 que la simple lumière primitive ARB.

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