La partie du corps éclairé
sera plus lumineuse, selon sa proximité
de l’objet qui l’éclaire. Preuve : soit
4 la partie du corps éclairé UCX et
l'objet qui l’éclaire AB. Je dis que le
point c est plus éclairé qu'aucune autre partie de ce corps,
parce que l’angle lumineux ACB, qui le frappe, est plus gros que tout autre angle qui peut se générer en cette surface.
864. — L'ombre des corps noirs, étant principale, aura moins de différence entre ses lumières principales que dans la superficie des autres couleurs.
L'ombre, faite sur l'ombre des corps opaques, n’a pas à être aussi évidente que celle faite sur les parties lumineuses des mêmes corps, ni à être générées de la lumière primitive, mais de la dérivative.
865. — Le corps le plus vêtu d'ombre sera celui éclairé par le plus petit corps lumineux. Soit À BC Dle corps ombreux, G le petit corps lumineux, qui éclaire de cette ombre la partie A BC, d’où la partie ombreuse A DC reste plus grande que la partie lumineuse A BC.
866. — Le corps prend d’autant plus de lumière qu’il lui en est envoyé. Soit ABC D le
corps éclairé, EI le corps qui éclaire. Je dis que pour que le lumineux soit aussi grand que l'éclairé, la partie éclairée BC D sera plus grande que la partie ombreuse B A D; cela est prouvé par la rectitude des rayons lumineux EG, FG.
867. — Le corps qui prendra ombre de plus grande obscurité, sera le plus dense, encore que ces corps soient de même couleur. Je dis : l'ombre d’un drap vert sera plus obscure que celle d’un arbre en floraison, encore que le vert du drap et celui des feuilles soient de même qualité. Cela vient de ce que le drap est opaque et non transparent comme la feuille; il n’a pas l’air éclairé qui circule entre ses parties, comme dans la verdure de la plante, chez qui les parties ombreuses se confondent.
868. — L'obscurité des ombres dérivatives est très variable, avec des puissances différentes, suivant les distances où se produit la percussion des ombres dérivatives. Cela se prouve ainsi : Soit le soleil A qui génère l'ombre N P HI dans laquelle entre la lumière de l’air qui entoure les rayons solaires, savoir EBRS au-dessus et FC au-dessous qui éclairent cette ombre, qui est très obscure, dans l’espace N PO où elle ne voit ni soleil, ni air, ni ses extrémités BC.
La verdure des prés a peu d'ombre; presque insensible et surtout là où l’herbe est petite et très découpée; et l’ombre ainsi ne peut se former parce que le grand hémisphère entoure en cercle le petit fétu ets’il ne porte pas de larges feuilles, l'ombre de l’herbe est à peine visible.