LEONE LIRE
L'expérience justifie cette proposition, parce que le corps MN E est entouré de plus de lumière que le corps PQ, comme c'est précédemment démontré.
Disons que UCAB DX soit le ciel, qui forme la lumière originale; que ST soit une fenêtre dans l’espace lumineux; ainsi MN PQ sont les corps ombreux opposés à cette lumière. M N sera de moindre ombre dérivée, parce que son ombre originale est petite et la lumière dérivée sera grande quoique C D, la lumière originale, soit grande. P Q aura plus d'ombre dérivative, car son ombre originale est plus grande et sa lumière dérivative sera moindre que celle du corps MN, car la partie de l'hémisphère A B, qui l’éclaire, est moindre que l’hémisphère C D qui éclaire le corps MN.
924. — La raison qui fait que les corps ombreux, qui se trouvent placés plus directement, au milieu d’une fenêtre, ont des ombres plus courtes que celles situées de côté, est qu’on voit la fenêtre en sa vraie forme, tandis que les corps placés de côté la voient en raccourci: vue du milieu, la fenêtre paraît grande, et de côté petite ; du milieu se voit la grande hémisphère, savoir EF et celle des côtés petits, savoir HL voit AB, comme M N voit CD, le corps du milieu, parce qu’il a une plus grande quantité de lumière que les côtés et qu’il est éclairé plus bas que son centre, et l'ombre est plus courte, d'autant que AB entre en EF, et que la pyramide G L entre au point LY.
925. — Tout milieu d'ombre dérivée s'élève avec le milieu de l'ombre originale et avec le centre du corps ombreux et de la lumière dérivée et avec le milieu de la fenêtre et enfin
avec cette partie méridionale de l'hémisphère céleste. TRAITÉ DE L’OMBRE. pi
Y H est le milieu de l’ombre dérivative, I H de l’ombre originale, L est le milieu du corps ombreux, LK le milieu
de la lumière dérivative, V le milieu de la fenêtre, E le dernier milieu de la lumière originale formée, par cette partie de l'hémisphère du ciel, qui éclaire le corps ombreux.