Quand le corps lumineux sera égal ou plus grand
privilégiés auxquels la nature révèle des harmonies imperceptibles aux yeux des autres mortels? Perçoivent-ils des tons comme les hallucinés entendent des voix ? Sont-ce des médiums? Écoutez-les disserter sur leur vision, et puis, regardez leurs œuvres; ils voient, ils l’affirment; mais que nous montrent-ils ? Par quelle admirable sommation, faite impérieusement à la vanité des gens, les force-t-on à manifester contre le témoignage de leurs yeux?
Pour mériter le titre de connaisseur, les visiteurs des salons prennent résolument les vessies pour des lanternes; et l’allégorie de cet état snobique se trouve dans Hamlet, à la scène où Polonius, en parfait courtisan, reconnaît, au gré de son prince, que le nuage qui passe a la forme d’un chameau, puis d’une belette. Au reste, voici comment un grand quotidien parle des paysagistes de la rue Volney :
« M. Damoye évoque le pinceau frais et vaporeux, les indécisions raffinées de Corot; M. Dameron se montre véridique, non sans finesse et non sans largeur; M. Diéterle s’atteste scrutateur sincère des horizons marins; M. Nozal, virtuose et musicien des reflets perdus dans la mélancolie des eaux solitaires. »
À la vérité, ces toiles présentent des intentions imprécises traitées sommairement et d’un moindre intérêt que des maquettes de décor. Ce n’est ni conçu sentimentalement, ni fait au sens pictural. Il n’est pas rare devoir des Rousseau, des Dupré et autres maîtres de la période romantique. Le moins averti leur trouvera un accent poétique, passionné, du moins. A défaut d’un rayonnement panthéistique, une atmosphère de légende ou de romance frappe l'imagination. Dans le paysage romantique, il vient de se passer quel-
que le sphérique ombreux, alors l'œil qui sera, après cette lumière, ne pourra voir aucune partie d'ombre dans le corps ombreux. Soit CE DF sphérique ombreux et A B le corps lumineux égal à l’ombreux et l’ombre de din Z ce corps sphérique CFD. Je dis, que l’œil L, qui se trouve, après la lumière AB, à quelque distance qu’on voudra, ne pourra voir aucune partie d'ombre, selon la 7° de la 9° qui dit : « maïs les parallèles concourent à un point ». Car, AC BD sont posés parallèlement et s'embrassent au point médian du corps sphérique; et les lignes N M, qui concourent au point L, ce point ne pourra voir la moitié du corps sphérique, dans son diamètre CD. Mais quand le corps lumineux sera plus petit que l’ombreux, on trouvera toujours une distance d’où l'œil percevra l'ombre | du corps ombreux. Soit OP EF corps ombreux et la lumière A B en proportion moindre que celle du corps ombreux. Je dis que jamais il ne sera impossible, que l’œil N, qui se trouve à droite, de la lumière ne voie quelque partie ombreuse de l'ombre du corps
que chose, ou il va se passer quelque chose. L'homme le quitte à peine ou va tout de suite y paraître.
Au contraire, le site tel qu’on le peint aujourd’hui, s’abaisse à une notation d’effet, à quelques rapports de ton; c’est du croquis au pinceau, quelque chose comme les deux lignes d’un agenda, et ces deux lignes, intéressantes seulement pour le peintre, se développent en format démesuré. Qu'importe! Nul ne veut passer pour ignare, et le torchis de palette reçoit l’hommage d’un public, qui n'ose pas s’insurger contre la compétence des Durand- Ruel et autres marchands, experts, commissaires-priseurs, spécialistes et juristes patentés de l’art contemporain.
sphérique ombreux, comme le montre la rectitude des lignes.
933. — La partie du sphérique opaque sera plus ombreuse, qui sera vue d’une plus grande force d’obscurité. Soit l'objet obscur, le plan D Cet l'hémisphère lumineux D N C et le corps sphérique interposé entre la lumière de l'hémisphère et l'obs- | curité de la terre BQPO; je dis que la partie OQ P sera plus obscure qu'aucune autre, parce que le soleil voit tout du côté de l’obscurité opposée à la terre DC, et tout son autre côté ne le voit pas.
Cela se prouve par un des éléments qui dit :
« La ligne tracée, du centre du cercle à l'angle de la contingence sera perpendiculaire et passe entre deux angles droits.
Il s'en suit, que la ligne qui vient du centre X de la sphère, finit en SC, entre des angles droits au point O, et voit toute l’obscurité de la terre DE comme telle chose vue de la terre même : et L semblablement par P opposé et par la même raison; et aussi Q et toute partie qui se trouve dans l’espace OP. Mais Q est de plus forte obscurité, parce qu’il est au milieu et au dessus de la terre, qui n’est O ou LP, qui touchent davantage aux extrémités de cette obscurité de la terreet commencent à voir l’horizon de cet hémisphère et à se mêler à sa lumière.
934. — Mais l'ombre de l’opaque sphérique qui se pose en contact avec la terre, sera de plus grande obscurité que le précédent qui la voit seulement, comme son objet. Preuve : soit le sphérique ë opaque NMS placé sur la terre AC, au point S et l’arc ABC notre hémisphère.
Je dis, que l'ombre que fait ce sphérique © S œ sur la terre où que ce soit, sera plus
obscure que le précédent, par la 8° qui dit : « Toute cause est fait participant de sa propre cause » ; il s'ensuit que
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la terre, cause de cette ombre, la fera plus obscure, si elle est plus obscure en elle-même; donc la partie ombreuse sera plus obscure que l’éclairée ; ainsi je conclus.
Certains corps qui participent à la transparence font l’ombre obscure, s’ils ne sont ombrés par l'obscurité de l’ombre de beaucoup d’autres corps semblables, comme les feuilles des arbres qui projettent de l'ombre les unes sur les autres. | . 935. — Note la vraie figure de l'ombre maîtresse qui s'in-
terpose entre la lumière réflexe et la lumière incidente. Cette ombre ne s’ôte pas et n’a pas de fin, sinon celle du membre sur lequel elle s’appuie; et ses côtés sont à des distances variables de son milieu, et de variétés et de divers concours avec cette lumière incidente et réflexe; parfois, on voit leurs limites précises, elles sont parfois aussi insensibles, ou bien elles infléchissent les lignes ou les suit, ou enfin les
935. — L'ombre maîtresse ? il faudrait la chercher et on la supprime.
Que l’amour de la nature s’est donc développé depuis quelques années, et surtout l’amour de la Bretagne! Des centaines de tableautins magnifient la côte, de Dinard à Pont-l’Abbé, et, qualité suréminente, ces paysages sont petits; souvent in-octavo, rarement in-folio. Six tiennent dans un seul cadre; en les séparant, on habille toute une pièce et on passe pour amateur.
Que valent, idéalement, ces notations? Ce que peuvent valoir des pages d'album, bien vues et finement peintes. Les mépriser serait une injustice; en signaler quelques-unes, autre injustice.
C’est un goût tellement drôlatique que celui de contempler un peu de sable sous un peu de ciel et de croire éprouver une sensation d’art! Ce métier de paresseux réjouit des contemplateurs également paresseux. Cela s’est fait en flânant et cela se regarde de même. Innocente occupation qui donne l'illusion à un homme d’être un artiste et à plusieurs d’être des connaisseurs!
Si on veut analyser ce goût puéril, il ne vient pas de l'esprit. La seule physiologie nous en fournit la raison. L’innumérable exode d’été vers la mer représente le mouvement instinctif d'organismes appauvris qui cherchent l’oxygénation salutaire; et la peinture de paysage donne une illusion mentale d’air pur à des gens qui s’étiolent dans des états confinés.
Ne cherchez pas plus haut : le peintre des bois et des grèves respire mal dans son atelier, l'amateur, par une suggestion très simple, respire mieux en face d'un bois ou d’une grève. Le paysage, au reste, ne prend de l’importance que dans la décadence; il ne devient le sujet du tableau que pour des races fatiguées; et l'esthétique n’a rien à voir dans un phénomène exactement morbide.
extrémités se trouvent à des distances inégales du milieu de l'ombre principale.
Et de cette matière se composera un livre.
936. — Les extrémités des corps opaques ne sont pas perceptibles à courte distance.
Cette perte de la connaissance des figures et de la superficie des corps, appelée autrement extrémités des corps denses n'ayant pas de corporité, ne fournit pas une notion explicite et d'autant moins que l'observateur se trouve éloigné.
937. — Les vraies extrémités des corps opaques ne seront jamais vuesavec précision. Cela vient de ce que la vertu visuelle ne se place pas en un point, comme il est prouvé dans la 3° de la 5° des propositions qui dit : « La vertu visuelle est infinie dans toute la pupille. »
Donc, la pupille ABC qui voit l'extrémité du corps N à
l'extrémité M occupant dans la partie
À CD tout l'espace DEF parce que la g P P 4 , Païtie supérieure de la pupille voit l'ex- 4 ‘émité du corps M au point D; et L,
milieu de la pupille B, voit une autre extrémité plus basse dans le point E, qui est plus haut que D; la partie inférieure de la pupille € voit une autre extrémité du corps plus bas, lequel est porté plus haut dans cette partie et ainsi est prouvée la cause de la confusion des extrémités dans les corps ombreux.
938. — Les extrémités des corps opaques, vues d’une même pupille, ne seront pas au même en-
RACTS
droit en ces corps. Preuve : la pu- ?
pille AB voit la partie supérieure du corps opaque N; je dis que la | e partie inférieure B de cette pupille Ep js verra l’extrémités de ce corps au point D terminée dans la partie OR Z ;
au point E.
La partie supérieure A de la pupille verra cette extrémité du corps opaque dans le point C, et se terminer en F, en ladite partie.
Donc, n'étant pas C D en un même endroit de ce corps opaque, nous avons prouvé notre théorème.
940. — Les extrémités des corps opaques seront d’autant plus confuses qu’elles seront plus voisines de l'œil qui les voit. Cette proposition se prouve en montrant la pupille A B voyant les extrémités du corps E en CD, part du bout l’un de l’autre et par conséquent confus et elle voit les extrémités du corps F, qui est plus éloigné, paraître plus voisines, savoir N O; par conséquent, on les voit plus précises que celles du corps E.
941. — Pour connaître quelle partie du corps doit être plus ou moins lumineuse que l’autre, si À est la lumière, la tête sera le corps qu'elle éclairera et la partie de cette tête qui recoit sur elle le rayon entre des angles plus égaux sera la plus éclairée, et la partie qui recevra les rayons entre des angles moins égaux, sera moins éclairée.
Cette lumière fait son office à la manière d’un trait, pour cette raison que le trait qui tombera entre des angles égaux sera en premier degré de puissance et quand il tombera entre des angles inégaux, il sera de moindre puissance, que le point P, selon que les angles seront plus divers.
Exemple : Si tu jettes une balle contre le mur, dont l’extrémité soit équidistante à toi, le coup tombera entre des angles égaux; si tu jettes la balle sur ce mur, en te tenant à une de
941. — Il faut prendre garde que le précepte ici souffre des exceptions, et la principale est que, pour les modelés intensifs l'éclairage est aux trois quarts intentionel même dans les plus parfaits dessins du maître. La question des angles est systématiquement vraie, mais en pratique, on dégrade les passagers de telle façon que la règle se trouve subordonnée à des nuances de goût et
de procédé.
ses extrémités, la balle tombera entre des angles inégaux et le
coup ne se verra pas. | | Quand les angles formés par les lignes incidentes seront plus égaux, en quel-
# que lieu où ily a
plus de lumière etau contraire dans un autre plus obscur, ils deviennent plus inégaux.
Cela prouve, que toute lumière a son extrémité qui naît d’un seul point et dont la partie éclairée aura sa particule plus éclairée là où tombera la ligne radiante entre deux angles égaux, comme cela se voit ci-dessus pour la ligne AG; de même en A H, de même en A L, cette particule de la partie éclairée devient moins lumineuse sur la ligne où incident frappe, entre deux angles plus dissemblables, comme on le voit en BC, DE.
Par cette voie, on peut encore connaître les parties privées de lumière, comme il apparaît en MK.
942. — Les corps accompagnés d'ombre et de lumière changent toujours de couleur et de lumière à leurs extrémités quand la lumière confine à leur superficie.
Si tu vois un corps dont la partie éclairée ressort et se termine sur champ obscur, la partie de cette lumière qui paraîtra de plus grande clarté sera celle qui se terminera avec
942. — C'est ce qu’on appelle « le point de fuite de la couleur »; en plein air, ce point se confond avec l’azuré; dans l’intérieur, avec l'ombre.
l'obscur en D; et si cette partie éclairée confine au champ clair, l’extrémité du corps éclairé paraît moins claire que la première, et sa plus grande clarté se trouvera, entre l’extrémité du côté MF et l’ombre,; et . Ja même chose arrive à l’ombre, parce que les extrémités de cette partie du corps ombré = qui ressort en champ clair en L, paraît debeau- : | coup plus grande obscurité que le reste; ets = f cette ombre finit sur champ obscur, l'extrémité
de l'ombre paraît plus claire que la première, et la plus grande obscurité se trouve entre les extrémités de la lumière, au point D.
Les combles de lumière changent et se modifient, suivant que l'œil qui les voit se déplace.
Mettons que le corps soit un cercle plein, et la lumière soit le point À ; et que la partie du corps éclairé soit BC, et que l’œil se trouve au ‘ point D. Je dis que l'éclat, parce qu'il se trouve entièrement dans la pointe au point D, paraît au point E et d’autant que l’œil passe de D à A, le lustre passera deE à N.
943. — Si l’objet est une montagne et que la lumière soit le point À, je dis que de B à D, et semblablement de G à F, il n’y a pas de lumière, sinon par rayons réflexes, et cela vient de ce que les rayons lumineux ne se meuvent pas en lignes droites, et que les seconds qüi sont réflexes, font de même.
0944. — La partie du corps ombreux sera moins éclairée quiest moins vue et par une moindre partie du corps lumineux.
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Preuve : soit le corps ombreux ASQR et le lumineux l’hémisphère NO EDF, je dis : la partie A et la partie O pour être vues, des arcs égaux BCE D et CEDF ne sont pas vues d’égale quantité de lumière, quoique cependant éclairées par elles. Mais R vue du petit arc EDF, recoit moins de lumière L P que seulement voit DF, en reçoit moins aussi que EDF, et pour cela offre moins de clarté, et il en reste encore moins en ©, qui seul regarde l'extrémité de l'horizon F.
945. — La partie des sphériques qui s’éclaire le plus est celle qui s'accompagne du moindre espace ombreux.
Preuve : soit FN O le corps sphérique ombreux et ABC, l’hémisphère lumineux et le plan AC l'obscurité de la terre. Je dis donc que la partie de la sphère FN sera de clarté plus intense parce qu’elle ne voit aucune partie de la terre AC; elle est de clarté égale par ce qu’elle est éclairée par les arcs égaux de l'hémisphère ABC, savoir : l’arc ARE est égal à l’arc RBS et à l'arc GSC, et par une conséquence de ceci, quand deux choses sont égales à une troisième, elles sont encore entre leurs égales, donc PFN sont égaux en clarté.
946. — La partie la plus obscure de l’opaque sphérique sera celle qui recevra la moindre quantité de rayons lumineux.
Bien que cette proposition ait grande ressemblance avec la première de ci-dessus, j'en ferai la démonstration parce que ses preuves sont diverses.
Soit le corps ombreux FN O, et l'hémisphère A BC et l’obscurité de la terre la ligne C. Je dis d’abord, que la partie supérieure du sphérique FFN sera également éclairée par tout l'hémisphère ABC, et comme on le démontre par les trois parties égales savoir : ARE qu’éclaire le point F, et RBS qu'éclaire P, et GSC qu’éclaire N. Donc, par la septième du 9° on conclut, que FPN partie supérieure du sphérique se trouve d’égale clarté, car la 0° de la G° dit: « que toutes les parties des corps, qui avec égale distance sont éclairés d’égales et semblables lumières, toujours seront forcément d’égale clarté », ainsi qu’il advient en FPN.
Voici la seconde démonstration. Soit ABC corps ombreux sphérique; DFE hémisphère éclairant DE Ia terre, cause de l'ombre.
Je dis que toute la partie de la sphère ANB, est privée d'ombre, parce qu'elle n’est pas touchée par l’obscurité de la terre, et tout le reste de la superficie de cette sphère est ombreuse, avec plus ou moins d’obscurité, selon la plus ou moins grande obscurité de la terre et selon la plus ou moins grande quantité de lumière de l’hémisphère. Donc le point C, qui voit une moindre quantité de cet hémisphère et une plus grande quantité de la terre sera plus obscur qu'aucune autre partie de l’ombre, savoir : il ne voit sinon RD et SE de l’hémisphère, et voit toute la terre | DE; et la partie la plus claire est AB, parce qu’elle ne voit que les extrémités de la terre DE.
a. Autant paraît petite la partie Le d’un sphérique éclairé que sera petite | /\ la partie d’une lumière qui la re- 77, À
e c garde. , Preuve : soit À H le corps ombreux, CIE, notre hémisphère. Il s'ensuit que A, partie du corps
ombreux sera moins éclairé parce qu’il sera vu par une moindre partie du corps lumineux, savoir de moindre partie du jour de notre hémisphère comme le montrent les deux parties BC et DE.
b. Donc, la partie du sphérique, qui s’éclaire, sera de plus grande figure, suivant la somme de lumière qui la frappe. Cela est prouvé par ce qui précède. Si la petite lumière BC, DE de notre hémisphère, éclaire une petite partie du sphérique AH, la même lumière de cet hémisphère éclairera la plus grande partie du corps sphérique, savoir, si BC, DF de Ia figure suivanteéclaireseulementla partie N MR le reste de l’hémisphère avec sa partie BC, DF éclairera le reste de la dite sphère. Parce que, encore que BC, DF éclairera le reste de la dite sphère, encore que BC, DF éclaire N MR, sa lumière va aussi à la partie N, du côté de la sphère et à l’autre L R, du côté opposé.
Au contradicteur qui repousse cette science, à qui il suffit la pratique de reproduire les objets naturels, je répondrai que rien ne nous trompe davantage que la foi dans notre jugement lorsqu'il n’est pas appuyé par de bonnes raisons, comme l'expérience, l’ennemie des alchimistes, nigromants et autres esprits ingénus.
947. — La proportion de la partie éclairée par la lumière incidente sera celle de la lumière réflexe qui a la lumière incidente comme lumière réflexe.
Preuve : soit AB lumière incidente qui éclaire le sphérique CD en CND et passe avec ses rayons à l’objet EF, et de lui se reflète en CM D. Je dis, que si la lumière AB a deux degrés de puissance et EF un 2 seul, qui est au-dessous de deux, la lumière réflexe CMD, sera subordonnée à la lumière CN D.
es
948. — La partie de l'ombre des corps sphériques et colonnaux sera interposée entre sa lumière incidente et sa lumière réflexe.
949. — L'ombre faite par le soleil et les autres lumières particulières est sans grâce pour le corps qu’elle accompagne, elle laisse confusément de toutes parts des extrémités précises d'ombre et de lumière; et les ombres sont aussi puissantes à leur fin qu’à leur commencement.
950. — Pour donner une lumière convenable aux objets éclairés, il faut une grande application; à ce propos, que dans une même fable ne se présentent pas des épisodes qui se passent à la campagne, à la lumière universelle de l'air et d’autres sous des portiques, qui sont d’une lumière mêlée d’éléments atmosphériques et artificiels divers, comme dans les maisons qui ne prennent de la lumière que par une seule fenêtre.
Pour trois sortes de lumière, il faut prendre de grands champs, selon la quatrième du premier, qui dit :
La proportion entre la grandeur des parties des corps éclairés est celle même de la grandeur des objets éclairants. Et encore il y a les reflets d’un corps sur un autre où la lumière arrive par des lieux étroits, parmi les corps éclairés par la lumière universelle, parce que ces lumières qui pénètrent entre les corps voisins l’un de l’autre, arrivent de même que les autres lumières, qui pénètrent par les fe-
949. — Le principe de la grâce est dans la gradation ou dégradation des ombres.
Jamais Léonard n'aurait ébloui un visage, comme on fait pour photographier un endroit obscur au magnésium : et le jour égal mais froid du Nord de nos ateliers qui rend les plus beaux corps terreux détruit l'harmonie du visage et le banalise par la brutalité du modelé.
La photographie a déteint sur le tableau, de telle sorte que les portraits ont l’air d’avoir été posés à la lumière électrique.
La lumière d’en haut et du soir est la plus favorable au visage: c’est à l'heure où le contemporain finit sa séance qu’il commencerait à voir quelque chose d’intéressant.
Les premières ombres du soir composent littéralement un tableau et en font la synthèse : mais quoi, c’est le matin que les ouvriers commencent leur travail, et nos artistes travaillent en ouvriers peu expérimentés.
nêtres et les portes d'une maison et que nous appelons lumières particulières. De tout cela, nous ferons les rappels nécessaires en leur lieu.
051. — Elle le sera la majeure ou la mineure obscurité de l'ombre ou la majeure ou mineure clarté de la lumière, suivant qu’elle frappe sur la face d’un corps latéral dans la majeure ou mineure importance de l’angle, qui se forme entre les lignes centrales du lumineux, qui frappe sur le milieu du côté éclairé et la superficie de ce côté lumineux.
Si le corps éclairé est une colonne octogone, et si la ligne centrale R A laquelle s'étend du centre du lumineux R au centre du côté S C; et si encore la ligne centrale R D s'étend du centre de ce lumineux au centre du côté C F, je dis que telle proportion sera de la qualité de la lumière, que reçoit de ce lumineux le côté SC, duquel même lumineux reçoit le second côté CF, qui est de la grandeur de l'angle BAC à la grandeur de l’angle EDEK.
Pour obtenir la vraie clarté de lumière sur les côtés du corps susdit, marque une couleur semblable à la couleur du corps que tu veux imiter et pour la couleur de la lumière principale avec laquelle tu veux éclairer ce corps.
Ensuite, si tu trouves comme il a été dit : que le plus grand angle soit double de l’angle mineur, alors tu prends une partie de la couleur naturelle du corps que tu veux imiter et donnes deux parties de la lumière que tu veux qu'il recoive et tu auras placé une lumière double à la lumière mineure; ensuite, pour faire la lumière subordonnée, prends une seule partie de la couleur naturelle de ce corps et adjoinslui une partie seulement de la dite lumière, et ainsi tu auras fait sur une même couleur une lumière, qui sera doublée de l’une et l’autre, parce que sur une quantité de cette couleur se trouve une semblable quantité de lumière, et l’autre quan-