‹ Traité du pied considéré dans les animaux domestiquesChapitre 13 sur 29 · MALADIES DÛ PIED · texte numérisé non relu

MALADIES DÛ PIED

CEsaffections, nombreuses et varices, peuvent, être déterminées par la marche continuée suides terrains secs, durs, caillouteux et raboteux; par le choc, le contact des corps extérieurs, et même des pieds entre eux; par la déviation de quelques rayons ou jointures supérieurs; enfin; par la ferrure (r). I/es unes, telles que les oignons et leslileimes, n’attaquent rpie certaines régions du pied; tandis que d’autres, comme la fourbure, peuvent non-seulement occuper tout le pied , mais s’étendre à la couronne et au paturon. Plusieurs se guérissent promptement, et ne sont dangereuses qu’autant qu elles sont négligées ou mal traitées ‘; quelques-unes sont opiniâtres et ne ditpa-

(1) bout b plus grande

fermer Esati

de «es sltîubMi *

paissent qu'avec des.soius bien suivis et longtemps continués; eniiu il en est qui résistent a tous les moyens que l’ou peut mettre en usage, et qui finissent, par détériorer entièrement le pied. Certaines lésions resteut latentes plus ou moins de tem ps, tandis que d’autres se font apercevoir dès le principe de leur développement.

Il est souvent difficile de reconnaître le siège dès maladies dii pied, et dans certaius cas il devient impossible de parvenir à cette découverte. Toutes les fois que le mal réside dans cette région du membre, le cheval, tenu en main et exercé tantôt au pas, tantôt au trot, ne fait pas un appui fripe et. égal sur toute la surface plantaire du sabot; certaines foulées sont subites, ou se font principalement sur la pince, ou bien elles ont lieu sur un quartier plus que sur l’autre. Parfois, l’animal fait un appui plus fort en talons , comme cela arrive daus le cas de lourbure. Cette connaissance première, étant acquise, laisse’ encore à découvrir le point douloureux et la nature de l’ affection. Pour parvenir à ce but, l’on déferre d’abord le cheval, puis on regarde si le fer qu’il portait, ne produisait pas quelque compression ou gene capable -d occasioner la bpiterie; après cet examen, l’on prend une paire de fricoises, avec lesquelles on

; pvièey ou sffitdè tout re-Vpied (i). Si l'on veut fopiüe'r .^us.ÿcVupuluuse/nent, il iauflracpm- "îencei 1 par .abattre de la corne et ‘parer phis ou mping avan(,Vuîvafat'rintenUon qrVon aur. 1 , ôu de mettre’^ découye'rt toute la paVtiê qffenv s«e, ou séulèntenÇ d’amincir là corne, ftisqu a ce . q« .elle $oit souple 'et que l’Qp puisse resonder avcc plus davantage. Top tés ces* recherchés sont’ parfois irtfrtictueuses, et l’on ne trouve ■mile trace de leWn; dans ce cas, if convient <1 abandonner le pied pour deux ou trois jours , et de l’envelopper pendant ce temps â un cdtaplagie émollient, afin d’assouplir l’ongle et dp rendrp plus sûres* les nouvelles recherches*.* y}**»*** toutes lqs altérations dehiendenï-le secours de là mahi ,.l’u Sage dés mstrqmens de •.ferjurc, sur-tout celui du boutoir, dont bp se -

sert non-seulement poiu‘ parer et pbnv disposer.'

lç pied a recevoir le. V;eLÛ snbir uneppér - • bon quelconque,, rirais encore pour abaitrtvïc/

(.|J LYxprassÿm de iànfcr le pfetf, ti^s-nsitée en mai^cliAleric et dans lâ cl.fcurgic vétérinaire, est emplqy^e -a* «gOr4,-^Pfe. signifie strictement p^ri, comprimer lê »ï& par-tons le^oyèns posfe, ef ^pî^îrfîéré&nt ch

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J»ureux-, et^)or.ronsé(|ucn*.^e;^ijje jju mal. * ; ;

Lfcliv. / 9® ) .

trop de corne, qui, dansdes plaies-, suites (Jçs operations, n’établit que trop souvent des compressions partielles, fait lujiti'e des fistules , divers bourgeons cjiacnus, '.et retarde ainsi ou empêche ctimplétemeut la éure. ha majeur? partiç de ces alfections requiert une* ferrure" par ticulière, soit pour assurer autant que possible la marche du cheval^ soit pour faciliter les pansemeris ; quelques-unes, qui ne peuvent guérir sans de grîands, délabreméns, demandent beaucoup de dextérité et des connaissances' anatomiques très^exactes. . * . ' ' .

Les opérations uecessitees par Tes maladifs de pied ne sauraient en général être faites trop tut; les piqûres , les retraites ^leff euçlou mes , les clous de rue, exigent toujours de promptes ouvertures, a l'effet d'éviter l’accumulation du pus, ou 4^ s opposer à ce que. celui qui existe déjà ne cause de plus grands ravages in té'rieurs. Quant aux soins que demandent les entamures ( i}, on .peut les diviser eu Ceux qui

, (0 'Cette expression , Quoique peu nuitée' en littérature, mais fréqiieiuijlèfireiuploVcê en chirurgie, tlésigiiclss çfti-ls (le l’action «VasiitarrK r : son «rreptinn «loir IjViilfipfc’ • ,li, “ s le même sens qui- les mois IvMtirk de briller a »»///-•. de piquer, e^ : * « # ' ■

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pjiéèèden t«l *opé r afi on y ceux que l’on doit ap- '. \

porter -en la pratiquant, eiiGn ceux qui doivent être continués jusqu’au rétablissement complet du piedéLes attentions à avoir,- avant uile -opération quelconque, s’étendent à ranimai, ainsi qu’aux objëts divers dont on doit se prémunir d’avancé. En. général,' les opérations légeres-et peu douloureuses peuvent être prati- ‘ * ,

quées à toute heure de la journée, sans qu’il -, y*

soit besoin d’y disposer le cheval. Quand 1? f

maladie doit entraîner un grand délabrement', ‘ susceptible d’occasionèr , de la fièvre * d’exciter le malade à 3e tourmenter fortement, à se dé- * * • battre et à -scr défendre-, il. est indispensable ; pour opérer, que l’animal soit à jeun /et qu’il ai(s • été préparé, par un'régihie «le quelquçs'jours. . ’

Oertaihs chevaux, lourds et généralement peu * : . v • ’

sensibles, subisscut les opérations même les plus graves, Saus y avoir été pçéparéà et siyis eii ras- . ' / '

sentir ituldérangemeqt notable dans l’exercice ,v . .* * de leurs fonctions.. Il ndn est pas -de mènfe-des • ■ .

jqunes animaux>}.sur-tout dés chevaux vife et tellement irritables qu’ils ne peuvent so^edtir rete- ‘ .

nuspardes liens., et «encore bien moins suppor- ' *,

tprlpfeinstrumeus traitcbaqs. Les grandes pfaiès, * ..

exéçùtfées sau% quelques précobtiogs premières, celles Sur-tout qu’ôn pratique darts’leR païties-'ou

• ■ • •• .C'ôo •)

la sensjjfnlité e9t lrçs - exaltée , leur* août lôUr jpùrs dangereuses, et ne leur deviennent, que trop souvent funestes. On ne saurait donc Jtp- • porter trop d’attention, 'pour disposer les sujets .. d’un tel tempéranjent $u* opérations qu ? ils ont ilisubir. Les bains, pt le^'citaplasnies éinolHens sur la partie malade , combiné avec un régime dèlayaftt,’ q^eiotofait observer M'armai pendant lès deux’ou trois fours qui précèdent celui de ^opération ‘ sont les- moyens efficâfces par lesquels on prévient ordinairement la fièyre lo- ^ calé. Lettç réaction , toujours à. craindre ,-pèut devenir générale , empêcher la suppuration et donner lieu a differens aedideuç funestes. Dans tous les cas ,-U esteàgq.e^’nrie bonne méthode de disposer d’avance, et même’ dès Ja veille v^i cela est poSSiblq, le pied* malade; on doit le parer elle ferrd'r suivant l'opération que Fou se pioposp de pratiquer j après quoi,’ oivl’cnveloppe d’un cataplasme émollient, jusqu'à .

Tinshmt d’’ exécuter cette opératioq. , , .

Lue précaution d’un antre genre, que ne doit pas oublier .-le vétérinaire àvaut de se mettre en . -oeuvre^. c’est itaj-raii^êf- et- de tenir .apprêté tout ce qui doit coipppser l’appareil à appli- \ qiiev, ijM^-umenSjgJt juHs&»6bj#ts

eécessaireai» Tresque truies les plaies dont il

Digiliied

.( ior): -.\y - ; •

s'agit demandent pour pansement, iS. un fiàr approprie; a", des étoupOs-disposées en plumasseaux en teiftes et. bourdonnets de diverses grandeurs; 3 °. les me'dicamens, dont on charge le plus souvéritJes premières étoupes, oif que l’on porte immédiatement sur la plaie; 4“. une longue bande ou ligature, roulée par les deux * bouts et destinée à fixer l’étoupade (v). Dans la dessolure Simple., on contient en place les plumasseaux au moyen du fer dit à dessolure {PI. UljJîg. 21), et de deiix éclisses de bois, maintenues par une traverse, qui passe sur les, branches du fer. Dans les cas d’enlèvement de . la sole et* du quartier en même temps, on fait usage d’éolisses et de ligatures..Poùr compléter lç pansement, il est nécessaire de disposer pu morceau de toile assez grand pour couvrir tout le pied operté, et de se procurer une ficelle ou. une ligature pour assujettir cette enveloppe..

Autantque le& circonstances peuvent le permettre, il est avantageux d’opérer les animatyc debout, en les attachant, simpleitrerit au itmi-,

.* (-0 Pour de plus amples details sur ets objets de panÿe-

-mCTil, voyez V Es f ai shr les- appareils et les ban Ha" es , par Bourgelat, qui se trouve dans la librairie Madame HA-

§- 19. Pied cagneux.

Le cheval cagneux est l’opposé du panard ; la pince de son sabot est tournée en dedans, et les articulations des genoux'ou des jarrets sont t rop ; .écar tées l’une de l’autre . Cette i nterversion d’aplomb èxpose l’auimâl à, se 'couper, tantôt de Ja pièce', tantôt .de la mamelle, et parfois du' quartier.’

La ferrure’diffère de celle des pieds panards, eu ce-qu’il s’agit de ? rérîiplir des indications côirtraires : on laissera donc la branche externe plus forte que l’interne;- et si le cheval s’entretaille, l’on a\>ra soin dé ne pas faire garnir le fer dans les ehdroits où le pied d’un côté blesse -l’autre,

§ 20. Pied de travers.

Une hauteur inégale ou une inclinaison trop forte dans l’un des quartiers détermine le pied de travers. Cette défectuosité, d’autant plus préjudiciable qu’elle est- portée à un plus haut degré, se fait remarquer assez souvent dans les poulains que l’on exerce, trop tôt et que l’on fait travfiller sur des terrains durs, raboteux et parsemés de trous; elle peut aussi être occasionée par les mauvaises ferrures. Cette alté-

ration, grave darts les chevaux d’un certain âge, peut se corriger, ou au moins diminuer considérablement par l’usage continué des bonnes ferrures.

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§ ai. Pieds inégaux. *

Les pieds sont inégaux, toutes les fois qu’il y a disproportion bien sensible de volume ou de forme entre le pied droit et le pied gauche, soit de devant, soit de derrière. La ferrure est alors subordonnée aux difformités ou altérations de chaque sabot, et doit être combinée de manière à rendre l’appui égal dans les quatre pieds.

§ 22. Pied-bot.

Ce pied, qui suppose une torsion du sabot, soit en dedans, soit' eri dehors, ne s’observe que très-rarement, parce que les animaux,, étant incapables de travailler, dès le moment même où le pied^ commence à prendre cette

difformité, sont sacrifiés avant que l’altération

soit complète. La torsion qui produit le piedbot peut être- plus ou moins forte et prolongée, être congéniale op accidentelle. Toutes les fois que la difformité provient dè naissance, le sabot est alongé et contourné comme la corne

d'un bélier. *Le vice de conformation est indubitablement le résultat d’une maladie qu’a

éprouvée le fœtus. Mais quelle est la cause de cette affection? Nous l’ignorons, et nous n’entrerons dans aucune discussion à ce sujet. Les cabinets de l’École royale vétérinaire d’Alfort renferment un pied-bot de cette sorte ; le squelette duquel il fait partie appartenait à un poulain de dix à douze mois, qui n’avait que trois extrémités, et que l’on avait conservé pour l’exposer à la curiosité du public. Le sabot, fort long, ressemble à une corne de bélier, et présente les mêmes rugosités.

Le pied peut devenir bot par suite de fourbure , renouvelée ou entretenue chez les jeunes )K)ulains; mais il n’acquiert jamais ni la longueur <

ni la forme du pied-bot de naissance.

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